Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’augmentation du nombre de femmes entrepreneures n’est pas nécessairement liée au rythme de la richesse et du développement économique de leur pays, comme le montre ce dernier Index sur l’entreprenariat féminin. La deuxième édition du Mastercard Index of Women’s Entrepreneurship (MIWE) a révélé que certaines des économies les moins riches et développées affichaient des taux de participation des entreprises plus élevés que ceux de leurs pairs développés plus riches.



Le Ghana est arrivé en tête avec 46,4% des entreprises du pays appartenant à des femmes. L’Ouganda arrive en troisième position, avec 33,8% des entreprises appartenant à des femmes, selon l’indice publié ce mois-ci.

Le MIWE est un indice pondéré qui aide à mieux comprendre et identifier les facteurs et les conditions les plus propices à la réduction de l’écart entre les hommes et les femmes parmi les propriétaires d’entreprise dans une économie donnée. Les facteurs comprennent les résultats de la promotion de la femme, l’accès au savoir et aux services financiers, ainsi que les facteurs favorables à l’entreprenariat.


L’indice a examiné 57 économies différentes dans le monde, y compris le Botswana, l’Éthiopie, l’Afrique du Sud et l’Ouganda. Le Ghana, le Nigeria et le Malawi ont été les nouveaux ajouts.

Le Ghana a obtenu de bons résultats en termes d’avancement, de même que le Nigéria. Les scores globaux étaient de 62,4% (Nigéria) et 59,1% (Ghana). Selon l’indice, les pays africains ont également obtenu de bons résultats en matière de participation des femmes au marché du travail, avec 100% de Malawi, 96,1% pour le Ghana et 86,6% pour l’Éthiopie.

L’Afrique du Sud a trèst bien réussi à partager les actifs de connaissances avec les femmes et à fournir un accès financier, avec un score de 84,3%, se classant 6ème sur 57 pays. Le Botswana a suivi de près avec un score de 73%.

En effet, le continent affichait un score élevé en termes d’inclusion financière des femmes avec l’Afrique du Sud, avec 98,7%, le Ghana avec 84,6% et 77,1% en Éthiopie.



Les résultats de l’indice montrent essentiellement que les femmes entrepreneurs sont le pilier de la croissance économique et les instruments de développement et d’inclusion financière en Afrique.

«Le Botswana, le Ghana et l’Ouganda brillent comme des exemples de la détermination des femmes à subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille. L’Afrique excelle à créer des femmes chefs d’entreprise fortes, déterminées à réussir malgré les contraintes financières, réglementaires ou techniques», Beatrice Cornacchia, directrice de Marketing et communications, Moyen-Orient et Afrique, Mastercard a été cité par mastercard.com.



L’Indice a également révélé que les perceptions culturelles des femmes chefs d’entreprise en Afrique étaient principalement positives: 69,1% en Ouganda et 67,2% au Nigéria, par rapport à leurs collègues du Moyen-Orient. Ainsi, il existe des incohérences dans la propriété des entreprises appartenant à des femmes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA).

Selon l’indice, bien que le Ghana et l’Ouganda aient une forte proportion de femmes chefs d’entreprise, l’inverse est observé chez leurs pairs régionaux tels que l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l’Égypte, l’Iran, l’Algérie, l’Éthiopie, le Malawi et la Tunisie (moins de 10% des femmes entrepreneurs). l’Arabie saoudite (1,4%).

L’Indice a en outre indiqué que l’inclination limitée de certaines femmes à la propriété d’entreprises pouvait être sapée par un accès limité à l’éducation et au financement, ainsi que par des perspectives d’entreprise. L’Index a souligné que ces défis ne concernaient pas uniquement les Africains, mais que les femmes entrepreneures des pays développés étaient également victimes de préjugés culturels et sexistes qui les empêchaient d’ouvrir ou de développer leurs propres entreprises.



Source : Face2faceafrica.com
Traduit par la Team OJAL


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