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Un nouveau rapport se penche sur l’incarcération de masse des femmesaux USA. En tout, 60% des femmes détenues en prison n’ont pas été reconnues coupables d’un crime.

Alors que le Sénat Américain envisage une réforme bipartisane, un nouveau rapport de l’Initiative sur les politiques pénitentiaires (IPP) examine comment les lois actuelles influent sur les femmes dans le système de justice pénale pour découvrir comment elles peuvent être incluses dans les efforts visant à mettre fin à l’incarcération de masse.

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«L’incarcération de masse des femmes: The Whole Pie 2017» décompose les circonstances ayant un impact sur les 219 000 femmes incarcérées aux États-Unis pour ce que PPI appelle la première grande analyse de cette population. L’organisation s’est associée à la Campagne pour une justice intelligente de l’ACLU pour voir où les femmes sont logées et ce qui les a amenées là-bas.

 Principaux points à retenir du rapport, publié hier (19 octobre):

  •      Ces 219 000 personnes ne représentent que 16% de l’ensemble des femmes et des filles qui font partie du système de justice pénale. Les 84% restants sont en probation (75%) et en libération conditionnelle (9%).

     

  •      Il y a 4 600 filles incarcérées.

     

  •      Sur les 96 000 détenus, 58 000 (60%) attendent simplement leur procès. Beaucoup d’entre eux ne peuvent pas se permettre une mise en liberté sous caution. Le revenu médian annuel pour les femmes qui ne peuvent pas être libérées sous caution est de 11 071 $. Ce nombre tombe à 9 083 $ pour les femmes noires. 
  •  80% des femmes en maisons d’arrêts sont des mères


Au total, 3 700 de ces femmes et filles se trouvent dans des centres de rétention pour immigrants.

     Les femmes dans les maisons d’arrêts sont plus susceptibles d’éprouver de la détresse psychologique et souffrent plus de problèmes de santé mentale que les femmes logées dans les prisons et les hommes qui sont incarcérés dans les maisons d’arrêt et les prisons.  

Le rapport ne divise pas les statistiques par race ou origine ethnique, car les chercheurs ont déclaré que les données n’existaient pas. Mais ils notent que «les femmes incarcérées sont 53% Blancs, 28,6% Noirs, 14,2% Hispaniques, 2,5% Indiens d’Amérique et d’Alaska, 0,9% Asiatiques et 0,4% Hawaïens et des Océaniens». Ces chiffres montrent que les personnes noires et latines sont touchées de manière disproportionnée par les politiques actuelles (par rapport à leur proportion sur la population nationale NDLR).

source: https://www.prisonpolicy.org/reports/pie2017women.html

 

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