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Éthiopie, Érythrée et Somalie: bientôt une intégration régionale de la Corne de l’Afrique?

le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, le président érythréen, Isaias Afwerki, et le président somalien, Mohamed Abdullahi Mohamed


Les dirigeants de la Corne de l’Afrique se sont engagés à travailler ensemble pour mener à bien l’intégration entre leurs pays.


Les dirigeants éthiopiens, somaliens et érythréens ont tenu une réunion de deux jours à Bahir Dar, dans le nord de l’Éthiopie, afin de renforcer leurs relations.Dans un communiqué de presse, le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, le président érythréen, Isaias Afwerki, et le président somalien, Mohamed Abdullahi Mohamed, ont déclaré qu’ils œuvreraient en faveur d’une transformation historique de la Corne de l’Afrique pour la paix et l’intégration régionale.



« Les trois dirigeants ont examiné l’évolution et les réalisations depuis la signature de la déclaration commune d’Asmara sur l’amitié et la coopération globale en septembre et ont noté avec satisfaction les résultats tangibles et positifs déjà enregistrés et ont convenu de consolider leur solidarité mutuelle et leur soutien pour faire face aux défis auxquels ils se confrontent collectivement « , on-t-il communément déclaré.

L’Érythrée est sous le coup d’un embargo sur les armes imposé par l’ONU depuis 2009, des experts de l’ONU l’ayant accusée de fournir un soutien politique, financier et logistique aux groupes armés qui s’opposent au gouvernement central somalien. L’Érythrée a nié les accusations.



La réunion des trois dirigeants se tient dans un climat d’optimisme généralisé dans la Corne de l’Afrique quant au fait qu’elle passerait d’une région chroniquement instable à une région de coopération politique et d’intégration économique.



« Les trois dirigeants ont également salué la levée imminente de toutes les sanctions contre l’Érythrée et ont souligné leur conviction que la levée des sanctions réaffirmerait leur engagement en faveur d’une paix et d’une coopération régionales inclusives », indique une partie de la déclaration.


Source : africa.cgtn.com
Traduit par la Team OJAL

 

Jay-Z et Diddy créent une application pour localiser les entreprises tenues par des Afrodescendants!

Au cours des dernières années, Diddy et Jay-Z se sont régulièrement retrouvés au sommet du top des artistes les plus riches du monde du hip-hop selon le magazine Forbes. Maintenant, il semblerait que les deux associent leur immense richesse pour aider les Noirs à travers les États-Unis.

Dans un article de couverture de GQ, Diddy révèle que Hov (le surnom de Jay-Z) et lui se sont associés pour créer une nouvelle application conçue pour aider les gens à localiser les entreprises appartenant à des Noirs. L’idée, qui découle d’une vieille idéologie selon laquelle les Noirs peuvent devenir indépendants en construisant une richesse collective (Coopération Economique), est que leur application facilitera en fin de compte les Noirs à s’aider eux-mêmes.
Diddy tient à préciser que cela n’empêchera pas les Noirs de faire des emplettes ailleurs, mais aidera plutôt les entreprises noires à se développer.


«Il ne s’agit pas de rompre avec quelconque autre communauté», a déclaré Diddy  «Nous irons quand même à Chinatown. Nous achèterons toujours Gucci! », continua-t-il avant de rire. «Mais l’application nous permettra d’avoir une communauté économique. Il s’agit de gagner le pouvoir économique des Noirs. « 

On ne sait pas exactement quand, exactement, l’application de Hov et Diddy atteindra nos iPhone et Androïd, mais il semble bien que Diddy et Hov travaillent d’arrache-pied. Espérons que nous aurons plus de détails très bientôt…

Source : XXLMag.com
Traduit par la Team OJAL
 
 

Au Rwanda la Blockchain au service de la tracabilité des minerais : vers la fin des conflits miniers en Afrique?

Cointelegraph

Nous apprenons que le Rwanda a fait appel à une societe anglaise, Circulor, afin de développer la toute première blockchain capable d’obtenir une tracabilité des minerais, et en particulier du Tantale qui rentre dans la fabrication de composantes electroniques (smartphones, ordinateurs etc.). Cette technique revolutionne donc le monde de l’extraction minière, monde très violent car ces minerais sont une vraie manne et se paient au prix fort: de très nombreuses vies humaines.

Le ministre Rwandais Francis Gatare, PDG de la societe nationale the Rwandan Mining, Petroleum and Gas Board, a annoncé avoir fait ce partenariat avec la firme anglaise, qui permettra une totale tracabilité et une transparence inédite concernant la provenance des minerais vendu à l’exportation. « Notre plate-forme blockchain permettra aux consommateurs de comprendre d’où proviennent les matériaux des produits qu’ils achètent et compliquera la tâche des matériaux qui ne sont pas issus de sources éthiques et qui traversent la chaîne d’approvisionnement. Cela réduira également considérablement les coûts pour les mineurs qui supportent actuellement une part disproportionnée des coûts de mise en conformité. » a déclaré le PDG de la societé Circulor Douglas Johnson-Poensgen. 

Avant ce partenariat avec le gouvernement Rwandais, la société avait fait un deal avec le constructeur BMW afin d’avoir une traçabilité sur le Cobalt utilisé dans ses véhicules, pour les mêmes raisons d’éthique. 

La blockchain est un système qui permet d’avoir une tracabilité parfaite, elle est de plus en plus utilisée pour autre chose que la monnaie virtuelle. Au Ghana par exemple est utilisée pour le droit foncier, et permet d’émettre des titres de propriété infalsifiables et donc perennise l’activité immobilière. Elle reduit donc drastiquement les conflits sur le foncier. Cet été la societe
De Beers, géant de la production de diamants, a annoncé avoir utilisé la blockchain pour tracer la route des diamants et ainsi couper court aux diamants du sang, de la mine à la vente aux particuliers. 

Ces industries sont très mortifères pour les Africains et Afrodescendants (l’or par exemple en. Guyane fait face aux mêmes probématiques, ou le nickel chez les Kanak) directement en terme de conflits armés, ou bien indirectement car les Etats se font corrompre et hypothèques l’avenir de leur population à cause de ces richesses. Nous nous réjouissons  de ces avancées. 

La prochaine étape serait peut-être d’avoir nos propres systèmes de blockchain, et pourquoi pas nos propres réseaux d’exploitation et d’exportation de nos minerais. Car si cette technique va réduire des coûts de mise en conformité et sûrement de corruption, elle ne nous appartient pas…tout comme une grande partie de notre sous-sol…

source: cointelegraph.com

Traduit par la Team OJAL