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L’astronomie en Afrique

Comme la plupart du corpus scientifique des peuples d’Afrique, l’histoire de l’astronomie et de la cosmologie africaine a été soit détruite, reléguant les Africains dans l’imaginaire raciste à des gens sans connaissance du monde qui les entoure ou alors copiée puis falsifiée pour être intégrée dans le corpus occidental, ni vu ni connu! Connaissez vous les noms que les Africains donnaient aux astres? Saviez-vous que les scientifiques de la  NASA s’abreuvent régulièrement des informations issues des savoirs traditionnels de l’arrière pays du continent ? Elimu vous dévoile plusieurs millénaires de savoirs ancestrales cachés!

 

I. Qu’est-ce que l’astronomie ?

L’astronomie est la science de l’observation des astres. Elle est associée depuis son origine à la cosmologie et la cosmogonie. Par définition, la cosmologie est la connaissance de l’Univers, de son origine (cosmogonie), de sa structure et de son devenir. Chez tous les peuples, le mythe, la spéculation philosophique et la science ont permis d’élaborer, au cours des temps, des savoirs relatifs à cette connaissance de l’Univers.

Pour le peuple San (un des plus vieux du monde), le ciel est la demeure de tous les êtres et esprits divins des morts. Les «choses du ciel» n’influencent et ne reflètent généralement pas les affaires de l’homme, ni n’affectent le temps, la croissance de la végétation ou d’autres conditions de la terre; ils sont dans un domaine qui leur est propre. Pour les Tswana d’Afrique australe, l’idée traditionnelle est que les étoiles sont des trous dans la voûte rocheuse qu’est le ciel. Les Ibibio du Nigéria parlait de façon pittoresque des étoiles comme du «sable de la lune». Les Dogon sont réputés pour leur connaissance du ciel, bien avant l’usage du télescope. Beaucoup de peuples parlent également de leurs Ancêtres comme étant des gens venus du ciel pour habiter la Terre (Anciens Egyptiens, Dogons, Peuls, Banyarwanda …etc) … Quoiqu’il en soit, les Africains se sont toujours interrogés sur la nature des phénomènes astronomique et cosmiques, ces sciences étant aussi vieilles que l’Humanité et que celle-ci a pris naissance en Afrique.

Nous ne pourrons pas donner ici une liste exhaustive des noms des astres dans toutes les langues du continent, mais nous essayerons de mettre en lumière la longue tradition astronomique des peuples d’Afrique.

II. L’observation du Soleil et de la Lune à l’origine du calendrier

Vous êtes peut-être sans ignorer que les calendriers que nous utilisons encore aujourd’hui prennent leur origine dans l’observations des cycles lunaires et/ou solaires. Ce n’est pas pour rien que dans la plupart des langues africaines, pour désigner « un mois » on utilise le mot de la lune!

Officiellement, l’astronomie tire son origine des Chaldéens, les ancêtres des Sumériens. Il semblerait pourtant que cela soit une autre tentative de déplacer l’origine de la civilisation en Mésopotamie, supposée être « blanches ». Pourtant, malgré cette tentative, cela n’empêche pas les Chaldéens comme les Sumériens (qui sont d’origine africaine), d’être peuple mélanoderme…

L’année solaire, qui est à la base du calendrier contemporain, vient d’Egypte Antique qui, outre ses indénombrables inventions, offrit au monde son premier calendrier. C’est donc en Afrique que l’humain commença à se repérer dans le temps en observant les deux plus gros astres visibles dans le ciel. N’en déplaise aux révisionnistes de l’Histoire!

L’humain utilisa également les astres pour se repérer dans l’espace et notamment dans les endroits sans indicateurs terrestres visibles comme le désert ou l’océan. C’est de cette manière que les Africains sont sortis de l’Afrique pour peupler tous les autres continents et notamment les îles reculées comme celles de l’océan Indien, celles de Mélanésie ou encore l’île de Pâcques.

 

III. Planètes, étoiles et constellations dans l’imaginaire africain

Les peuples d’Afrique ont par de nombreux aspects démontré leur faculté à observer et à tirer le meilleur de la Nature. Processus qui a débuté aux confins de l’histoire humaine, l’observation des astres demande une méthodologie pointue et surtout s’étend sur la longue durée (rotation des astres, symétrie et relation entre les constellations …etc).

Le « Centaure »

La constellation dîte « du Centaure » dans l’astronomie occidentale et les deux pointeurs lumineux Alpha et Bêta Centuari sont probablement les plus reconnaissables des étoiles du sud, et elles occupent une place de choix dans la tradition des étoiles africaines. C’est la constellation la plus proche de la nôtre.

Dans les traditions Sotho, Tswana et Venda, ces deux étoiles (Alpha et Bêta Centuari) sont Dithutlwa (« Les Girafes »). Les étoiles brillantes sont des girafes mâles et les deux pointeurs sont des femelles. Les Venda appelent les étoiles plus faibles de la Croix du Sud, Thudana, « La Petite Girafe ». Ils disent également que le mois Khubvhumedzi commence lorsque le croissant de lune peut être vu pour la première fois et, en même temps, les deux étoiles de girafe inférieures sont juste en dessous de l’horizon et les deux supérieures sont juste visibles. La tradition de Sotho raconte que lorsque les étoiles de girafe sont vues près de l’horizon sud-ouest juste après le coucher du soleil, elles indiquent le début de la saison de culture.

Les San considéraient les deux pointeurs comme des lions mâles; ils étaient autrefois des hommes, mais une fille magique les a transformés en étoiles. Les trois étoiles les plus brillantes de la Croix du Sud, elles, sont vu comme des lions femelles. Pour les Khoikhoi, les pointeurs étaient connus sous le nom de Mura, «Les yeux», d’une grande bête céleste.

Le long axe de la Croix du Sud pointe vers une étoile brillante appelée Achernar. Cette étoile s’appelle Senakane (Sotho, Tswana) et Tshinanga (Venda), ce qui signifie «La petite corne».

 

Le « Scorpion »

La constellation dîte du Scorpion avec sa mince rangée d’étoiles incurvées est célèbre pour l’étoile rougeâtre brillante Antares. Cette étoile a été appelée par les San, Xu! «L’étoile de finition du feu» car non seulement elle a une couleur rougeâtre, mais (à certaines périodes de l’année) elle se couche très tard dans la nuit, lorsque les incendies de camp sont éteints.

Le long du corps incurvé du scorpion, juste avant la section de la queue, se trouve une paire d’étoiles proches, que les Khoikhoi ont appelé Xami Di Mura, «Les yeux du lion».

 

Le « Grand Chien »

La constellation dite « du Grand Chien » est connue notamment grâce à l’étoile la plus brillante du ciel (après le Soleil évidemment), Sirius. Les Egyptiens de l’Antiquité la nommaient Sopdet, en Ouganda on l’appelle Kyabihembezi et les Banyarwanda l’appellent, Rusiza. Ce sont les Dogon, peuple d’Afrique de l’Ouest qui informèrent les Occidentaux de la particularité du système de Sirius. En effet, elle est composée de

  • Sirius A, nommée Sigi Tolo (l’étoile du « sigi »).
  • Sirius B est nommée Po Tolo. Elle tourne autour de Sirius A et sa durée de révolution est d’environ 50 ans. Elle serait la plus importante de toutes les étoiles, avant même Sirius A, puisqu’ils la considèrent comme le centre du monde stellaire. Po Tolo signifie l’Étoile du commencement. C’est l’œuf du monde pour les Dogons. Ils la considèrent comme le réservoir, la source de toutes choses.
  • Sirius C est nommée Emme ya tolo, (l’étoile du sorgho femelle). Toutefois, si Sirius A et Sirius B sont attestées par l’astronomie moderne, l’existence de Sirius C reste hypothétique.

Voici quelques noms d’astres en runyankore :

  • Turumwabashatu (constellation d’Orion)
  • Kakaaga (constellation des Pleiades)
  • Rumaranku (étoile Aldebaran de la constellation du Taureau)

Voici quelques noms d’astres en kinyarwanda :

  • Mboneranyi (la planète Vénus)
  • Nyamuheshera (la planète Mars)

 

Il est évident que nous n’avons pu faire une liste exhaustive des appellations des astres dans les langues africaines, n’hésitez pas à complétez dans les commentaires!

Black Wall Street : le National Park Service fait un don de 500 000 $ pour la rénovation de bâtiments historiques

Les restes du légendaire Black Wall Street subiront un lifting.

La Chambre de commerce de Greenwood a annoncé qu’une subvention de 500 000 $ du National Park Service sera utilisée pour la rénovation  d’un bloc de bâtiments historiques faisant partie de ce que l’on surnommait le Black Wall Street dans le district de Tulsa, Oklahoma. La subvention fait partie de quelque 14 millions de dollars en récompenses que l’agence fédérale verse à des projets et des sites historiques noirs par le biais de son Fonds de préservation historique des droits civils afro-américains. Les bâtiments Greenwood recevront de nouveaux toits et d’autres réparations à l’extérieur. Ces rénovations seraient les premières depuis le début des années 1980.

«Nous espérons qu’il est évident que nous devons nous engager à préserver l’histoire que nos ancêtres nous ont laissée», a déclaré le président de la Chambre, Freeman Culver, au Tulsa World.

Les dix bâtiments comprennent Greenwood Centre et ont été construits au début du 20e siècle. Ils sont situés dans ce qui était connu sous le nom de Black Wall Street, un quartier commercial et résidentiel à prédominance noire de Tulsa. La zone s’étendait sur 40 blocs et abritait plus de 10 000 Noirs. Il y avait des dizaines d’entreprises appartenant à des Noirs, notamment des banques, des restaurants et des théâtres.

 

La prospérité a été interrompue le 31 mai 1921, quand un groupe d’hommes blancs a arraché un jeune Noir de prison avec l’intention de le lyncher. Lorsque d’autres hommes noirs sont intervenus, un conflit a éclaté et un coup de feu a retenti. Ce qui a suivi a été 48 heures de terreur alors que des foules blanches ont tué des Noirs et brûlé plus de 1 200 bâtiments au sol. Lorsque la violence a finalement pris fin, quelque 300 Noirs sont morts et des milliers sont sans abri. Ces deux jours sont connus comme les émeutes raciales de Tulsa.

«Avant la mort de ma grand-mère, je lui ai demandé ce qui s’était passé», a rappelé Vanessa Hall-Harper, conseillère municipale de Tulsa au Washington Post en 2018. «Elle a commencé à chuchoter. Elle a dit: «Ils tuaient des Noirs et les chassaient de la ville.» Je ne savais même pas à propos du massacre jusqu’à ce que je sois adulte. Et j’ai été élevée ici. Ce n’était pas enseigné dans les écoles. C’était tabou d’en parler. »

Au cours des décennies qui ont suivi, il y a eu des tentatives pour ressusciter Black Wall Street, mais le quartier n’a jamais retrouvé sa gloire d’origine.

Aucun échéancier pour les rénovations n’a pour le moment été annoncé.

 

Une traduction de la team Elimu

source

Sarah Maldoror, une panafricaniste engagée devenue icône du Cinema Panafricain

Un petit hommage à une très grande cinéaste Africaine.

Africaine des Antilles (Guadeloupe), la cinéaste et militante anticolonialiste Panafricaine Sarah « Maldoror » née Sarah Ducados le 19 juillet 1929 à Condom en France d’une mère Française et d’un père Guadeloupéen a rejoint les ancêtres le 13 avril 2020 à Saint-Denis en France des suites du covid 19. Elle a choisi son pseudonyme après avoir lu « Les Chants de Maldoror » de l’écrivain français Isidore Ducasse. Elle est venue au cinéma par le théâtre. Formée au cinéma à Moscou avec Sembène, elle a réalisé en 1976 le premier documentaire sur Aimé Césaire « Un homme, une terre, portrait du poète et homme politique Aimé Césaire » ainsi qu’un documentaire sur Léon-Gontran Damas. Elle a réalisé des films pour la télévision française dont « Un déssert pour Constance » en 1979-1980 avec l’immense acteur, réalisateur Ivoirien, légende vivante et icône du cinéma Africain Sidiki Bakaba ainsi que le très grand acteur et réalisateur Cheik Doukouré avec qui il avait déjà joué dans « Bako » en 1978.

Ce film comique dépeint le quotidien de balayeurs Africains de Paris avec leurs problèmes, leur mal du pays et met aussi le doigt sur le racisme « bon enfant » de cette époque. Sarah Maldoror était l’épouse du militant anticolonialiste, camarade et ami intime de Cabral, l’intellectuel révolutionnaire et un des leaders du MPLA Mario de Andrade. Elle était l’une des toutes premières femmes cinéastes du continent.

Je vais parler ici de « Sambizanga », son premier long-métrage co-écrit avec son mari Mario de Andrade qui est aussi son film le plus connu et qui est sorti en 1972. Il a été distingué du Tanit d’Or au Festival de Carthage de la même année. « Sambizanga » parle de la lutte quotidienne des Angolais pour libérer leur pays du joug du colonialisme Portugais. Sarah Maldoror disait elle même qu’elle avait voulu montrer l’Afrique en lutte dans ce film. Le titre du film est le nom d’un quartier populaire de l’agglomération de Luanda dans lequel est sensé se dérouler l’essentiel du film même si en réalité le film a été tourné au Congo Mfoa dit « Brazzaville ». Le MPLA, le gouvernement Congolais et l’Agence de coopération culturelle et technique (organisation française) ont produit le film. Sambizanga est un lieu hautement emblématique de la lutte de libération en Angola car des militants du MPLA sont partis de là pour prendre d’assaut les prisons de Luanda afin de libérer les détenus politiques le 4 février 1961 déclenchant ainsi le combat contre les colonialistes Portugais.

Ce film révolutionaire est adapté de la nouvelle « La vraie vie de Domingos Xavier » (inspirée d’une histoire réelle) écrite par le Portugais (dont la famille s’est installée en Angola lorsqu’il avait 1 an) et militant du MPLA, Luandino Vieira (né José Vieira Mateus da Graça) suite aux événements de février. Il terminera la rédaction de cette nouvelle en novembre 1961 quelques jours avant son arrestation (voir quatrième de couverture). Cette nouvelle a été traduite en français par Mario de Andrade (encore lui!) et Chantal Tiberghien et publiée avec une autre nouvelle de Luandino (« Le complet de Mateus ») aux éditions Présence Africaine en 1971 (voir photos).

« Le complet de Mateus », l’autre nouvelle de ce livre a été aussi adaptée par Sarah Maldoror dans sa première oeuvre cinématographique, le court – métrage « Monangambée » réalisé en 1969/1970 qui parle aussi de la lutte anticolonialiste en Angola. Ce livre publié pendant la guerre de libération avait pour but de mobiliser l’opinion publique sur la situation en Angola. L’exemplaire en ma possession est dédicacé par Mario de Andrade (himself!) à Roger Bastide, sociologue et anthropologue français ayant mené plusieurs recherches et études sur les peuples et cultures du Brésil.

Ce film qui reste assez fidèle à la nouvelle décrit la résistance anticolonialiste à Luanda, l’univers carcéral colonial et les débuts de la lutte de libération armée dans les 60s à travers l’histoire de Domingos Xavier, un conducteur de tracteur sur un chantier dans le village de Dondo et qui est aussi un militant de la lutte de libération de son pays. Domingos (de) Oliveira qui joue le rôle de Domingos Xavier est un exilé Angolais recruté comme tractoriste au Congo que Maldoror a rencontré presque par hasard et qu’elle a retenu pour son film.

Un matin, il est arrêté par des hommes du PIDE (police secrète politique portugaise) pour ses activités politiques qu’il menait clandestinement avec certains de ses collègues; arraché à sa femme qui ignorait les activités politiques de son époux et à son enfant. Il est brutalisé et emporté dans un 4×4 vers une destination inconnue.

Dès lors, sa femme Maria va partir à la recherche de son mari dont elle n’a plus de nouvelles, allant de prison en prison, d’un bureau administratif à l’autre d’abord à Dondo puis à Luanda après un long chemin en bus. Ni ses cris, ni ses larmes ainsi que celles de son enfant ne suffiront pour retrouver Domingos encore moins le libérer. Des camarades militants du MPLA mènent aussi leur enquête pour déterminer l’endroit où Domingos a été enfermé. Elle finit par apprendre la mort de son homme à la prison de Luanda sous la torture d’agents colonialistes portugais du PIDE qui voulaient qu’il trahisse ses camarades de lutte en donnant des noms ou en reconnaissant des noms à propos desquels ces agents l’interrogeaient.

 

Sarah Maldoror et Mario de Andrade forment un couple iconique de la résistance Africaine

À travers une longue marche et grâce à ses contacts avec les militants du MPLA qui recherchent aussi activement Domingos, Maria découvre un aspect nouveau de la vie qui lui redonne espoir : la lutte pour la liberté. Les camarades militants de Domingos lui rendent hommage à la fin du film après avoir appris sa mort. Pour eux, le combat continue et Domingos vivra éternellement dans la mémoire du peuple Angolais.

Un fait marquant et surprenant dans ce film est le mélange de plusieurs langues Africaines dans certains dialogues : le kikongo, le lingala et le kimbundu.
Un des aspects les plus intéressants de ce film et que Sarah Maldoror aimait souligner est la conscientisation politique progressive au cours du film de Maria, et sa participation active à la lutte de libération du pays à travers sa marche courageuse qu’elle effectue avec son enfant sur le dos depuis Dondo jusqu’à Luanda pour retrouver son mari sans jamais se décourager.

Une image qui rompt avec l’idée très en vogue à cette époque de la femme Africaine qui passe le temps à attendre son mari et à lui faire des enfants. Beaucoup de collectifs féministes se sont intéressés à ce film pour cela et ont même collé l’étiquette « féministe » à Sarah Maldoror. Le film par rapport à la nouvelle a donné une place beaucoup plus importante à Maria interprétée par l’économiste Cap Verdienne Elisa Andrade: économiste et militante du PAIGC (qui avait déjà joué dans « Monangambée « ). Il ne s’agit plus de l’histoire de la résistance de Domingos tout seul comme dans le livre mais de celle du couple formé par Domingos et Maria.

Un autre aspect que j’ai trouvé époustouflant dans le film et le livre est la très bonne organisation des militants en des réseaux stratifiés qui communiquent très prudemment et intelligemment les uns avec les autres créant ainsi une véritable chaîne de solidarité et de générosité. C’est Zito un très jeune garçon a priori banal (mais à qui les militants du parti ont assigné le rôle de guetteur), qui tout en jouant avec les enfants de son âge, surveille l’entrée de la prison de Luanda va repérer Domingos.

Dès qu’il voit Domingos y arriver, il court informer son grand-père Petelo qui est en lien avec d’autres structures clandestines et ainsi de suite jusqu’à ce que Domingos soit identifié et que les militants mettent en place une stratégie pour le soutenir ainsi que ses proches.

Je ferai peut-être plus tard une analyse plus détaillée du film et du livre.
Les gens qui sont proches des gérants de Présence Africaine devraient leur demander de rééditer ce livre parce qu’il est ESSENTIEL…

Le film « Sambizanga » est sur youtube pour ceux que ça intéresse. »

Elimu

 
 
 
Kwabena Ndie

Haïti, première république noire?

Il existe souvent dans nos vies, des phrases que nous répétons avec certitudes, qui apparaissent comme des évidences et qui ne sont jamais remis en question, bien qu’elle soient entièrement ou partiellement fausses. Il est courant d’entendre, lorsqu’on parle d’Haïti, qu’elle est la « première république noire », mais est-ce vrai? Elimu vous propose de venir interroger l’histoire panafricaine, en parcourant l’Ancien et le Nouveau Monde sur plus de 1000 ans d’histoire, à travers 3 faits historiques.

I. Carthage, la république africaine de l’Antiquité

Non seulement, Carthage est la première république noire, mais elle est aussi tout simplement la première république de l’histoire de l’humanité! Le témoignage de Aristote est éloquent, dans son livre La Politique, il décrit la gestion de l’état carthaginois de la sorte :

« Carthage jouit d’une Constitution plus complète que celle des autres États . Les Carthaginois […] possèdent des institutions excellentes; et ce qui prouve bien toute la sagesse de leur Constitution, c’est que, malgré la part de pouvoir qu’elle accorde au peuple, on n’a jamais vu à Carthage de changement de gouvernement, et qu’elle n’a eu, chose remarquable, ni émeute, ni tyran »

Rappelons, que cette citation date du 6ème siècle av. J.C! A une époque où Rome venait tout juste de découvrir le concept de république (on date la plus ancienne république romaine à 509 av. J.C). Concept qu’elle a d’ailleurs emprunté aux Carthaginois qui le pratique depuis le 9ème siècle, époque de la fondation de Carthage.

République noire évidemment puisque Carthage est une ancienne colonie phénicienne, or les Phéniciens sont tout aussi noirs que les Égyptiens ou les Arabes originaux. Nous vous invitons à relire nos articles sur le sujet, si vous en doutez encore. En disant d’Haïti qu’elle est la PREMIERE république noire, c’est nier l’africanité et la négritude de Carthage.

Vous connaissez sans doute, le général Hannibal, noir qui fit trembler Rome durant le 3ème siècle av. J.C.

II. Dessalines, Henri 1er, Faustin 1er  et les dynasties haïtiennes

Drapeau d’Haïti sous l’Empire (1804-1806)

Héros de la révolution haïtienne, Jean-Jacques Dessalines est pourtant beaucoup moins connu que Toussaint Louverture. Sûrement que son côté bien plus radical que Louverture, lui vaudra les foudres des historiens français et américain … Dans sa déclaration d’indépendance, il déclarera :

« […] Après avoir fait connaître aux généraux assemblés ses véritables intentions d’assurer à jamais aux indigènes d’Haïti un gouvernement stable, objet de sa plus vive sollicitude : ce qu’il a fait à un discours qui tend à faire connaître aux puissances étrangères la résolution de rendre le pays indépendant, et de jouir d’une liberté consacrée par le sang du peuple de cette île ; et, après avoir recueilli les avis, a demandé que chacun des généraux assemblés prononçât le serment de renoncer à jamais à la France, de mourir plutôt que de vivre sous sa domination, et de combattre jusqu’au dernier soupir pour l’indépendance. »

Bien que république, durant les premiers mois de son existence, l’état indépendant d’Haïti deviendra très vite un empire, avec la dynastie des Dessalines, puis un royaume avec le roi Henri 1er. Un second empire verra le jour, avec Faustin 1er en 1849.

Drapeau du royaume d’Haïti (1811-1820)

 

Drapeau d’Haïti sous le Second Empire (1849-1859)

Haïti, durant ses premières années, connu des empereurs et des rois, qui firent bon gré mal gré la gloire de l’histoire haïtienne.

 

III. Palmares, premier état noir indépendant du Nouveau-Monde

Peu de gens le savent, mais un état noir indépendant avait déjà existé en Amérique coloniale, avant la cérémonie du Bois-Caïman et la révolution haïtienne : un siècle auparavant des Africains en fuite avait fondé en 1605, le quilombo dos Palmarès dans le nord-est du Brésil.

Les quilombo sont des regroupement d’anciens esclaves en fuites dans le Brésil colonial. Le plus grand et celui qui a duré le plus longtemps fut celui de Palmarès, dans une partie du Brésil colonisée par la Hollande, le Pernambuco, il réussit pendant plus d’un siècle à tenir en échec les expéditions militaires hollandaises et portugaises, constituant ainsi la révolte d’esclaves la plus longue de l’histoire.

 

 

 

Reconstitution d’un mocambo : 1 – Entrée. 2 – Pièges/Trappes. 3 – Centre des Cultes. 4 – Terres Agricoles. 5 et 7 – Habitations. 6 – Centre Communautaire.

A son apogée, le quilombo comptait plus de 30 000 habitants et était constitué de plusieurs villages (au moins 9 connus), les mocambo sur 600 000 kilomètres carrés en 1630 (la taille de la France!). Palmarès était gouverné par des afrodescendants libres à partir d’une cité-capitale Cerra dos Macacos, ce qui était du domaine de l’impensable en pleine période coloniale et esclavagiste. Le quilombo était organisé sur un modèle de village africain ou indien, c’est à dire avec un chef et un conseil, les habitants participaient aux assemblées et tous les travaux étaient réalisés en communauté (construction, agriculture…). A Palmarès, cette organisation incluait aussi la stratégie de guerre et de défense. Le quilombo était dirigé par des rois dont deux restent célèbres. Leur noms semblent indiquer une origine au Kongo/Angola, Ganga Zumba  mais surtout Zumbi.

Zumbi de Palmarès, le leader des afrodescendants

Entendons-nous bien, il ne s’agit absolument pas de minimiser la révolution haïtienne, bien au contraire! Nous proposons de mettre cette fabuleuse aventure de liberté des Africains de Saint-Domingues en relation aux autres révoltes du Nouveau-Monde et de l’histoire politique des Africains de l’Antiquité. Comme quoi, on en apprend tous les jours …

Un article original Elimu

Découverte : le Musée des civilisations Noires du Sénégal

Les cultures, les civilisations et les mœurs sont à l’image d’un peuple ou une nation et chaque peuple travaille dans une perspective de sauvegarder cette valeur, qui fait son identité authentique. C’est le cas des peuples d’Afrique. Ils œuvrent depuis des siècles à conserver ces objets et ces documents précieux pouvant servir aux générations futures.

Depuis 1966, une telle réflexion a animé le président Léopold Sédar Senghor, homme de culture, qui avait demandé la construction d’un musée de toute l’Afrique basé à Dakar, la capitale sénégalaise. Cette idée a été émise en marge du 1er Festival mondial des arts nègres à Dakar. 52 ans plus tard et 7 ans après le début de ses travaux, le Musée des civilisations noires (MCN) a pu accueillir ses premiers visiteurs lors de son inauguration.

Le musée des civilisations noires de Dakar fut inauguré le 6 décembre 2018 par le Chef de l’Etat du Sénégal, Macky Sall. Il rassemble des œuvres venues de toute l’Afrique et d’ailleurs. Construit pour véhiculer les cultures de toute l’Afrique, son architecture représente la forme des cases à impluvium que l’on retrouve en Casamance. Il s’étend sur une surface de 14 000 mշ. Bâti sur 5 étages, il abrite les salles d’exposition, un auditorium pour des séminaires et des bureaux.

Ce grand musée de Dakar, qui expose l’histoire de toute l’Afrique est disposé sur 3 niveaux notamment le rez-de-chaussée sur 1er et 2ème étage. On retrouve dans les salles d’exposition environ 500 pièces prêtées ou offertes par différents musées du Sénégal, de l’Afrique voire d’autres pays ou continents. Il pourrait accueillir 18 000 œuvres et objets valorisant l’Afrique et ses mœurs.

Le musée des civilisations noires du Dakar est très riche en expositions.  On y trouve des œuvres datant de l’ère préhistorique notamment des vestiges des premiers hominidés apparus en Afrique il y a plusieurs millions d’années au Tchad et en Éthiopie. C’est également un lieu où sont exposés des masques rituels en provenance de l’Afrique et d’ailleurs. Dans les expositions on note aussi les notions de mathématiques, de médecine et d’architecture qui rappellent bien évidemment la contribution de l’Afrique au patrimoine culturel et scientifique mondial.

Ce musée se veut un lieu de rencontre pour toutes les civilisations noires et les mœurs qui s’y réclament. Voilà pourquoi un « don » d’objets d’art du Rwanda composé d’une lance appelée Icumu et de boucliers (Ingaba), de tableaux décoratifs et de paniers traditionnels (Agaseke) y figurent.

Elimu

L’OJAL devient Elimu!

Pour beaucoup, si vous lisez ces lignes c’est parce que de près ou de loin vous connaissez l’OJAL. Que vous nous ayez connus depuis nos débuts en 2014 ou que vous venez de nous découvrir, que vous nous connaissiez à travers nos événements associatifs à Lyon ou à travers nos activités sur internet, vous êtes témoins d’une mutation : en effet comme la chenille devient papillon, nous tournons une page de vies de militants panafricanistes pour embrasser une nouvelle époque pleine d’aventures, l’Organisation de la Jeunesse de Lyon devient Elimu. Nous revenons dans cet article sur notre historique ainsi que les raisons de notre évolution.

 

Elimu est une plate-forme éducative numérique qui propose un nouveau regard sur l’éducation des personnes afrodescendantes. En effet, « elimu » est un mot swahili qui veut dire « éducation ». Le but est de promouvoir une éducation spécialisée pour personne d’ascendance africaine.

Cette plate-forme lancée en 2019 est le résultat de plusieurs années d’activités militantes et de réflexions personnelles et collectives.

Nous sommes deux frères, d’origine africaine qui depuis l’adolescence se posent des questions quant à leur place dans ce monde dominé par la suprématie blanche et l’hyper-capitalisme mondialisé. Très vite, la question de l’identité s’est fait ressentir car, comme la plupart des jeunes noirs évoluant dans un pays de Blancs, on nous renvoyait continuellement à nos origines et notre apparence. Vous connaissez sûrement tous les questions gênantes que les non-racisés peuvent poser au sujet de nos cheveux, notre peau, notre pays d’origine ou notre culture…

 

Le choix a été rapidement celui d’approfondir nos connaissances sur qui nous sommes en tant que garçons noirs et africains. Cette décision nous a conduites à la création d’une organisation panafricaniste dès 2014 qui se fit connaître dans la sphère afro-francophone sous le nom d’Organisation de la Jeunesse Afrodescendante de Lyon (OJAL).

L’organisation fonctionnait autour de trois pôles : Education, Black Business et Media et avec pour ligne directrice un programme politique que nous avons appelé « Initiative Communautaire » :

 

Les 5 principes fondamentaux :

UNITÉ :

Nous pensons que l’unité des populations afrodescendantes, où qu’elles se trouvent, ainsi que l’émergence d’une conscience communautaire sont des conditions sine qua non à l’élévation politique, économique, sociale et culturelle du continent et de la diaspora.

AUTODÉTERMINATION :

L’OJAL se positionne de manière ferme contre l’impérialisme et le paternalisme de toutes sortes. Nous promouvons de manière inconditionnelle l’indépendance réelle de notre peuple. Nous estimons que notre communauté a assez mendié, et qu’il est grand temps que nous comprenions qu’il est inadmissible que nous attendions que d’autres fassent pour nous ce que nous sommes amplement capable de faire pour nous-même et par nous-même.

SOLIDARITÉ ET RESPONSABILITÉ COMMUNAUTAIRE :

Il est impératif que notre communauté s’organise afin de créer de vrais réseaux de solidarité. Indéniablement les destins des populations afrodescendantes sont liés, il est donc dans notre intérêt de nous entraider et de collectiviser ressources et connaissances.

COOPÉRATION ÉCONOMIQUE :

L’OJAL est consciente que l’amélioration de nos destinés, ne passera que par la maîtrise de notre économie (promotion de l’auto-entrepreneuriat, soutien aux entreprises et institutions afro-descendantes) et la coopération productive. Notre communauté doit comprendre qu’elle s’appauvrit à chaque fois qu’elle dépense chez les autres. 

RAPATRIEMENT:

L’OJAL appel au rapatriement des forces vives de la diaspora vers notre continent (ou des territoires majoritairement noir). L’histoire des Afrodescendants prouve que l’offre d’intégration est hypocrite et mensongère, et affaiblit notre communauté au profit des autres.

 

Le but de l’OJAL était de créer une conscience communautaire dans la ville de Lyon, à travers un certains nombres d’activités de sensibilisation et de conscientisation à l’éducation politique afro diasporique (conférences, projection-débat, promotion du black business, micro-trottoir, programme de soutien scolaire …etc).

La team OJAL lors d’un événement de la promotion du Black Business en 2015

Cette organisation nous a permis de mettre en pratique nos idéaux et de les confronter à la réalité du terrain. Assez rapidement, nous étions connu dans la ville et les acteurs de la communauté (entrepreneurs, élus, présidents d’associations, étudiants …etc) nous sollicitaient régulièrement sur le thème du panafricanisme et de la revalorisation de soi. Nous étions la référence du « radicalisme noir » à Lyon, mais en France plus largement aussi.

L’OJAL faisant la promotion de l’Initative Communautaire à Lyon auprès des étudiants

C’est cependant sur internet que nous avons connu une plus grande exposition grâce à notre page Facebook qui regroupe 30 000 abonnés et notre site internet sur lequel nous publions régulièrement des articles sur l’histoire et l’actualité des Afrodescendants. Nous étions devenu une des organisations panafricanistes les plus influentes en France des 5 dernières années.

Notre réseau de partenaires et notre impact sur les membres actifs dans la communauté afro francophone venait consolider l’idée que nous étions sur la bonne voie.

Les cadres de l’OJAL avec le Dr. Umar Johnson

5 ans plus tard, forts de nos succès (le but de créer un eco-sytème afro communautaire à Lyon ayant été  globalement atteint) mais fatigués de cette vie ingrate de militants (sans salaire, reconnaissance pas à la hauteur des efforts …etc), l’un de nos co-créateur étant partis poursuivre ses activités de journaliste à Paris au sein de la rédaction du média NOFI, ce fût une opportunité pour nous de changer de format.

Nous visons maintenant bien plus large qu’une seule ville, nous visons les communautés afro de toute la planète, et nous nous concentrons sur la base du problème des Afrodescendants: l’éducation. C’est ainsi qu’est né Elimu qui se veut être l’ed-tech afro de référence, l’accélérateur de consciences noires dont le 21ème siècle à tant besoin.

Un an après sa création, Elimu devient internationale puisqu’elle est maintenant présente sur le continent africain, dans la ville de Kigali, au Rwanda précisement. Elle est une Organisation Non-Gouvernementale spécialisée dans l’éducation et la formation des personnes d’ascendance africaine où qu’elles soient. A Kigali par exemple, nous avons ouvert un ciné-club qui propose du contenu audio-visuel sur le thème de l’histoire et la culture des peuples d’Afrique dans un cadre de réflexion et de discussions.

Le logo du ciné club d’Elimu à Kigali

En attendant de nouveaux formats que nous mettrons en place pour diffuser les connaissances présentes dans le monde panafricain (Web TV, radio, maison d’édition …etc), restez connecté sur notre site, et nos réseaux sociaux !!

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Fat Joe : « Tous les Latinos sont des Noirs »

 

Fat Joe est un ancien de le « game« . Figure montante depuis les années 80, et emblème pour les Latino-américains pendant des décennies. Utilisant lui-même un canal entre le Merengue et le boom-bap de la scène émergente du hip-hop. Ce n’était donc pas une surprise quand il s’arrêta à Hot 97 (une chaîne de radio américaine) et balança de sérieuses connaissance au sujet de l’expérience et du patrimoine uniques de l’Afrique, partagés par les Noirs et métis.

« Toute la musique est africaine: musique brésilienne, musique dominicaine, tambours espagnols. Toute la musique c’est la musique africaine. Et ous découvrez l’Afrobeat maintenant… J’ai été en Afrique. Ce sont eux qui font ça. »

« Même à Porto Rico quand vous allez dans les Caraïbes … parlons des Latinos qui ne se disent pas Noirs », a déclaré Joe.

“Les Latinos sont Noirs. À Cuba, il y avait à une époque huit millions de Cubains. Cinq millions, malheureusement, étaient des esclaves. Trois millions de personnes étaient de véritables Cubains. Ils se sont mélangés et ont eu des bébés. Même chose avec Porto Rico quand vous allez à Loíza. Et quand vous parlez de Santeria, cela vient de l’Afrique, la Terre-Mère. Parfois, les Latinos peuvent même s’identifier à la culture africaine et noire plus que les Noirs américains. Ce n’est pas étonnant. Fat Joe n’est pas fou, il sait de quoi il parle. »

https://www.instagram.com/p/B2ksFUOlTsX/?utm_source=ig_embed&utm_campaign=loading

Source : TheSource

Traduit par la Team Elimu

Comment les bébés noirs ont été utilisés comme appâts d’alligators par des chasseurs blancs [Histoire amère]

Cette histoire est celle d’un appât du gain qui fit rencontrer Alligators et bébés Noirs, et elle est très dérangeante

 

En 418 av. J.-C. Hérodote, le philosophe grec, surnommé le père de l’histoire, a déclaré qu ‘«un homme qui ignore tout des événements survenus avant sa naissance restera pour toujours un enfant».

Nous devons aller plus loin en déclarant que «tout être humain qui refuse de tirer les leçons de son histoire est condamné à en répéter les erreurs et, en tant que tel, partagera le même sort avec les conséquences de telles erreurs».

L’Afrique est un continent riche en histoire. Alors que nous aimons raconter des histoires sur notre passé doré, il est important que nous donnions également un compte rendu complet et non dilué de notre parcours à travers l’esclavage et de l’inhumanité de l’homme envers l’homme.

Parmi toutes les atrocités commises à l’encontre des Africains réduits en esclavage dans les Amériques et en Europe, l’utilisation des bébés comme appât pour alligator en est une qui laisse toute conscience amorphe. Imaginer que l’enfant en question était le vôtre vous enverrait des frissons.

un bebe noir pris par des Alligators

Ces choses ne sont pas faciles à dire, mais nous devons les dire, pour la postérité. Pour le présent et l’avenir.

L’appât d’alligators, également appelé alligator bait, était la pratique diabolique consistant à utiliser de jeunes enfants africains comme appâts pour attirer les alligators de l’eau à la terre. Cette pratique était populaire en Louisiane et en Floride, ainsi que dans d’autres régions du sud des États-Unis.

À cette époque, il y avait une forte demande pour la peau d’alligator, qui était utilisée dans la production de chaussures, de vestons, de ceintures et d’autres articles en cuir. La peau d’alligator était très rentable dans les années 1800-1900. Mais les chasseurs ont souvent des accidents et perdent leurs armes ou leur vies alors qu’ils s’immiscaient dans les eaux marécageuses en tentant d’attirer les alligators à la surface la nuit.

Donc, leur autre option viable était de voler des bébés esclaves et de les utiliser comme appâts. Ils n’ont trouvé ni rongeurs, ni poulets, ni lapins, ni petites chèvres. Celles-ci étaient trop précieuses. Ce devait être un bébé qu’une femme porterait pendant 9 mois sous une douleur intense, une brutalité et un dur labeur.

 

Ce récit a été démenti par beaucoup dans leur tentative de dissimulation de cette atrocité. Mais il existe des comptes rendus oraux, des documentaires et des publications pour justifier notre droit à la cicatrisation, à l’empathie et à la guérison.

Ils prenaient photos et cartes postales de leurs horreurs

 

En 1923, une publication dans «Time Magazine» signalait que «De Chipley, en Floride, il a été signalé que des bébés de couleur étaient utilisés comme appâts alligator. Les nourrissons ont été laissés à jouer dans des eaux peu profondes tandis que des chasseurs expérimentés surveillaient dissimulés à proximité. Lorsqu’un saurien s’approche de sa proie, il était abattu par les chasseurs. La chambre de commerce de Chipley a déclaré que l’histoire était « un mensonge stupide, faux et absurde ». Peut-être, mais cela a été largement rapporté dans la presse américaine, donc c’était au moins crédible parmi les Américains blancs de l’époque. « 

Pour donner une preuve supplémentaire de cette pratique abominable, des photos et des cartes postales trouvées dans le musée Jim Crow éclaircissent cette question. Un homme de Floride avait encadré et collé au mur une photo montrant neuf petits garçons africains nus avec les mots «Alligator Bait» écrits ci-dessous.

Encore cette obsession de tout clôturer, mettre dans des zoo le vivant: alligators et bébés Noirs

 

Pour étayer encore plus ce récit, le 3 décembre 1908, le «Washington Times» rapporta qu’un garde-fou de zoo situé dans les jardins zoologiques de New York appâterait des «Alligators avec des pickaninnies» hors de leur quartier d’hiver. Il a envoyé deux enfants d’esclaves africains dans une enceinte abritant des alligators et plus de 25 crocodiles.Les reptiles ont dû être conduits hors de leurs réservoirs d’hiver dans des réservoirs d’été afin de pouvoir être vus par les gens. Ils n’ont trouvé aucun autre moyen de le faire, mis à part de placer ces enfants dans la citerne pour attirer les alligators et les crocodiles. Comme c’est artistique !!!

L’article se lisait ainsi: Deux jeunes enfants de couleur ont traversé la maison de reptiles parmi la foule de visiteurs »et ont été« mis au travail. […]Les alligators ont été «persuadés» d’entrer dans leurs quartiers d’été par des «petits africains dodus. »

Certaines sources ont affirmé que les mères recevaient 2 dollars (2 dollars) pour que leur bébé soit utilisé comme appât. Ils ont également affirmé que les bébés n’étaient pas blessés. Mais c’étaient juste de fausses déclarations, pour cacher les crimes odieux. Quelle mère sensée permettrait à son enfant d’être attaché avec une corde autour du cou et gardé comme appât au bord de la rivière ou du lac? Aucune mère ne ferait ça. Et à l’époque, les esclaves africains ne savaient ni lire ni écrire, alors comment ont-ils lu les annonces et postulé comme le prétendent certaines sources?

Au contraire, des comptes rendus oraux de cette pratique indiquent que, dans la plupart des cas, les bébés sont mangés par l’alligator, avant que les chasseurs ne lui tirent dessus. Les chasseurs avaient parfois pour objectif de tuer l’alligator seulement après que le bébé fût dans la gueule. La preuve en est trouvée dans les cartes postales, les images et les bibelots fabriqués à l’époque pour commémorer la pratique.

Memoires d’un esclave

La barbarie sans limite, vous n’avez pas encore tout lu…

 

D’autres articles prétendent que les enfants d’esclaves africains ont été non seulement utilisés régulièrement comme appâts alligator, mais également écorchés violemment pour se préparer. Nous pensons que l’odeur du sang et de la chair blessée était destinée à attirer les alligators.

Le petit-fils d’un homme qui avait l’habitude de se livrer à cette affaire racontait ce qu’il avait à dire: quand leurs mères ne regardaient pas… Certains étaient des bébés; certains auraient un an. Il a dit qu’ils prendraient ces enfants et les emmèneraient dans le marais et les laisseraient dans des enclos, comme des petits poulaillers.

Ils allaient là-bas la nuit, prenaient ces bébés et… les attachaient, leur passaient une corde autour du cou et autour du torse, et les attachaient fermement. Ils crieraient… Ce qui fait qu’ils se noyaient. Il a dit que lorsqu’ils allaient jeter les bébés attachés à cette corde, en quelques minutes, a-t-il dit, les alligators étaient sur eux. Il a dit que l’alligator les tiendrait dans sa mâchoire. En fait, une fois qu’il les a serrés, ils sont littérallement avalés. Il a dit que vous ne pouviez rien voir sauf la corde! Certains seraient des nourrissons, certains auraient un an « 

Certaines de ces pratiques perverses et inimaginables des propriétaires d’esclaves en Amérique pouvaient également se retrouver au Musée des souvenirs racistes Jim Crow, dans le Michigan, aux États-Unis.

«Dans le musée, aux côtés de nombreuses représentations stéréotypées de« pickaninnies »(insultes raciales appliquées à des jeunes afro-américains) parlant un anglais fracturé, mangeant des pastèques, prenant des opossums, etc., sont autant de représentations animées d’enfants noirs (et parfois d’adultes noirs). ) comme «appât alligator» sans valeur.

La pratique consistant à utiliser des enfants d’esclaves africains comme «appât alligator» pourrait également être trouvée dans les films et la musique populaire et dans des berceuse «Appât du petit alligator de Mammy», composée par Henry Wise et Sidney Perrin en 1899.

Ceux qui ont pratiqué l’esclavage ont délibérément tenté de cacher ces éléments de l’histoire de l’esclavage. Ils ne font pas grand chose pour s’excuser et réparer ces horribles crimes contre l’humanité. Essayer de nier cela ajoute encore plus de chagrin aux descendants des esclaves africains, étant donné que leurs enfants sont encore tués en Amérique aujourd’hui.

Dans la vidéo ci-dessus (malheureusement en anglais) vous pourrez voir des épisodes de dessin animé qui relatent des attaques d’alligator sur des enfants noirs

Le monde demande aux Africains de la diaspora d’oublier ces choses. Ils disent: «Ceux qui ont commis ces crimes et leurs victimes sont morts depuis longtemps, alors laissez l’histoire mourir avec eux». Mais ils oublient vite que les Juifs se souviennent encore et parlent de l’Holocauste chaque année. Le Japon se souvient encore et commémore le bombardement nucléaire d’Hiroshima. Alors, pourquoi la diaspora africaine devrait-elle se taire à propos des crimes commis contre elle?

Des études ont montré que l’héritage des événements liés à l’esclavage affecte toujours la santé mentale des Afro-Américains. En effet, les traumatismes peuvent être transférés de mère en enfant et personne ne sait combien de générations de traumatismes psychologiques peuvent voyager.

Ces récits d’histoires douloureuses ont pour but d’apporter des connaissances et d’aider la communauté de la diaspora africaine à faire face à ces traumatismes.

Nous pouvons pardonner, mais nous ne devons jamais oublier. !!!

Traduit par la Team Elimu

source

Esclavage: lorsqu’ils ébouillantaient les esclaves dans des cuves à sucre

Chaque jour qui passe, nous découvrons les nombreux maux perpétrés contre les Noirs par les Caucasiens de ce monde. A chaque nouvelle leçon d’histoire, nous sommes choqués au-delà de notre imagination.

L’histoire de l’Afrique va au-delà de l’ère des esclaves et remonte à des milliers d’années. Nous n’ignorons pas que le continent noir était beau, glorieux et noble. Mais alors que nous racontons nos histoires glorieuses, nous devons également appeler et informer nos jeunes et nos jeunes enfants de la méchanceté que nous avons subie en tant que race. Cette connaissance éclairera notre décision sur la manière dont nous interagissons avec nos oppresseurs.

Certaines des pires atrocités commises sur notre peuple à l’époque de l’esclavage se sont produites dans les plantations. Cela allait des fermes d’élevage où des parents hommes et femmes étaient jumelés pour avoir des rapports sexuels et se reproduisent, au viol, au meurtre et au meurtre d’hommes, de femmes et d’enfants. Dans les plantations, les Noirs emmenés en esclavage ont été réduits en-dessous des animaux et ont subi le pire sort connu de l’homme dans l’Histoire. Lorsqu’ils n’étaient pas alcoolisés de force comme le racontait Frederick Douglas, il se trouve qu’ils pouvaient aussi être ébouillantés vivants.

Selon les archives du british museum, les esclaves ont été bouillis dans des cuves à sucre, à titre de sanction dans les Caraïbes (Antilles).

Au 18ème, 19ème et 20ème siècle, les Caraïbes avaient de grandes quantités de plantations de sucre et de champs. Les Africains réduits en esclavage constituaient la principale source de main-d’œuvre dans les plantations et travaillaient toute la journée, plantant, récoltant et moulinant dans les raffineries de sucre.

La plantation de canne à sucre dans les Caraïbes (Barbade) a débuté dans les années 1640 et était essentiellement exploitée par une combinaison d’Africains et de prisonniers des îles Britanniques. Les élites trouveraient plus tard un moyen d’atteindre l’Afrique et de voler les Noirs qu’elles amenaient au travail dans les Plantations.

Memoires d’un esclave

Le processus de plantation et de transformation de la canne à sucre était très fastidieux. Beaucoup d’esclaves africains sont morts de maladie, de malnutrition, d’épuisement ou ont été tués par des esclavagistes qui voulaient donner une leçon aux autres.

Dans ce cas particulier, un Africain réduit en esclavage était malade et ne pouvait pas travailler dans la plantation. Le surveillant de la plantation n’aurait rien eu à faire de cela, car il voulait plus de rendement et de profit pour ses maîtres. Il décida donc de jeter le jeune africain dans une casserole de sucre en ébullition et de le coincer avec un bâton pour que le jeune homme malade puisse se noyer un peu dedans.

Les mots du surveillant étaient: «B-t your Black Eyes! Tu ne peux pas travailler? Tu ne te sense pas bien? Mais je vais vous donner un bain chaud, pour te soigner […].

Après l’avoir ébouillanté dans le jus de sucre, le surveillant l’a fait sortir et l’a fouetté au point qu’il a fallu six mois supplémentaires au jeune Africain réduit en esclavage pour récupérer des plaies et se brûler la peau. Dans un débat de Wilberforce sur l’abolition de l’esclavage le 18 avril 1791, il confirma le châtiment pervers des esclavagistes qui consistait à ébouillanter des esclaves en disant que: «un surveillant. . . a jeté un esclave dans le jus de canne en ébullition. L’esclave mourut en quatre jours; il n’a pas été puni autrement qu’en remplaçant l’esclave et en renvoyant du service. « 

Ceci et beaucoup plus de mal ont été commis sur les Africains qui travaillaient dans les plantations de canne à sucre. Un médecin, James Ramsay, qui travaillait dans les plantations de canne à sucre à Saint-Kitts, a fait des révélations choquantes sur la façon dont les surveillants traitaient les esclaves.

 

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Dans un livre qu’il écrivit, il donna un récit confus, mais détaillé: «Les peines ordinaires infligées aux esclaves pour les délits de négligence, d’absence du travail, de consommation de la canne à sucre, de vol, sont des coups de fouet, des coups quelquefois à la rupture des os, à la chaîne, à un creux de fer autour du cou… à un anneau autour de la cheville et à l’enfermement dans le cachot. Il y a eu des cas de coupure d’oreille, de fracture de membre de manière à rendre l’amputation nécessaire, d’éborgnement et de castration… En bref, à la place de la décence, de la sympathie, de la moralité et de la religion; l’esclavage produit la cruauté et l’oppression. Il est vrai que l’application insouciante des punitions ordinaires ruine la constitution et raccourcit la vie de nombreux misérables. « 

Conclusion:

Ces scénarios diaboliques ont continué à chasser notre peuple jusqu’à cette date. Même si les Noirs qui sont en vie aujourd’hui n’ont pas vécu ces atrocités directement à cette époque, la méchanceté des Caucasiens aujourd’hui est un rappel vivant que rien n’a vraiment changé.

Jusqu’à ce jour, les Africains sont toujours pris en esclavage et traités comme des animaux. Les Noirs sont toujours tués et il n’y a pas ou peu de système judiciaire qui se bat pour les droits de l’homme Noir dans le monde entier.

Par conséquent, les Noirs doivent se rassembler comme les Juifs pour reconquérir leur destin, se protéger et débarquer de toute forme d’agression. C’est un devoir pour nous tous de rester unis, sinon nous serons à jamais méprisés.

source

Une traduction Team Elimu

 

 

40% des propriétaires d’esclaves étaient des femmes blanches!

Une recherche effectuée par une professeure noire révèle la vérité surprenante selon laquelle 40% des propriétaires d’esclaves étaient des femmes blanches

 

Quand on pense à l’esclavage, on s’imagine souvent une société patriarcale dominés par des hommes blancs sanguinaires propriétaires terriens et d’esclaves, or bien que cela soit en partie vrai, l’image que nous avons des femmes de manière générale et des femmes blanche en particulier, nous empêche de les considérer comme pouvant avoir participer à ces atrocités. Nous connaissions par exemple leur jalousie maladive envers les femmes Afrodescendantes, particulièrement leur chevelure, mais pas bien plus.

Un ensemble de données révélées par un professeur de l’Université de Californie à Berkeley révèle que les femmes blanches du Sud ont joué un rôle plus important dans l’esclavage des Africains qu’on ne le pensait auparavant.

Stephanie E. Jones-Rogers, professeure agrégée d’histoire à l’université, a passé au peigne fin les données des recensements de 1850 et 1860 et a révélé que les femmes blanches constituaient environ 40% des propriétaires d’esclaves.

Stephanie E. Jones-Rogers

Les résultats ont aidé Jones-Rogers à compiler son livre, “They Were Her Property: White Women as Slave Owners in the American South.” 

Sur sa page universitaire, Jones-Rogers décrit la publication de février 2019 comme « une étude régionale basée sur le témoignage de personnes autrefois asservies qui ont radicalement transformé la compréhension actuelle des relations économiques des femmes blanches avec l’esclavage ».

Les Routes de l’esclavage

Dans le livre, Jones-Rogers explique que la participation des femmes blanches à l’esclavage venait de la famille, leurs parents propriétaires d’esclaves «donnant généralement à leurs filles plus d’esclaves que de terres».

« Ce que cela signifie, c’est que leur identité même en tant que femmes blanches du Sud est liée à la propriété réelle ou éventuelle d’autres personnes », a-t-elle déclaré à History.com.

Son livre note également que le fait de posséder des Africains asservis était la principale source de richesse des femmes blanches.De plus, posséder un grand nombre de personnes asservies aurait apparemment amélioré le rapport matériel au mariage des femmes.

Une fois mariés, les femmes blanches se seraient battues et auraient souvent obtenu le droit de continuer à être propriétaires de leurs Africains réduits en esclavage, sans en céder la propriété à leur mari.

«Pour eux, l’esclavage était leur liberté», déclare Jones-Rogers dans son livre.

Après que Martha Washington ait épousé le président George Washington en Virginie en 1759, George aurait possédé environ 18 personnes. Mais son épouse, l’une des femmes les plus riches de l’État, en possède 84 et augmente considérablement la population d’esclaves locale.

 

Faisant valoir que les femmes blanches sont formées très jeunes au secteur de l’esclavage, Jones-Rogers a déclaré: «Leur exposition au marché de l’esclavage n’est pas quelque chose qui commence à l’âge adulte, mais chez elles quand elles sont petites, parfois des bébés, quand on leur donne des esclaves»

Jones-Rogers le démontre dans son livre en incluant des entretiens avec des personnes anciennement asservis, menés dans les années 1930 par l’intermédiaire de l’agence New Deal, Works Progress Administration. Une femme anciennement asservie a déclaré que les enfants battaient impitoyablement les personnes asservies.

«Peu importait que l’enfant soit grand ou petit. Ils te battent toujours jusqu’à ce que le sang s’écoule », dit-elle.

 

À leur majorité, les femmes blanches auraient également été impliquées dans le marché des esclaves. En plus de battre les esclaves une fois qu’elles les possédaient, les femmes blanches achetaient, vendaient et demandaient leur retour. La notion fait basculer la croyance antérieure des érudits selon laquelle les femmes blanches s’étaient abstenues de se livrer à de telles activités qui aurait était jugées inappropriées.

Lorsque les femmes tombaient enceintes et avaient leur propre famille, elles auraient orchestré des agressions sexuelles entre personnes asservies afin que des femmes noires asservies puissent être disponibles pour soigner les enfants de femmes blanches. Ceci en plus d’arracher les bébés aux femmes esclaves afin qu’elles puissent allaiter les enfants de femmes blanches et éviter de devenir, comme le dit Jones-Rogers, une femme blanche propriétaire, «esclave» de ses enfants. Des publicités pour des «infirmières de soins» ont été placardées dans les journaux, créant ainsi un marché massif pour les femmes noires esclaves qui ont récemment accouché.

«Il y a eu des cas dans lesquels d’anciens esclaves ont effectivement affirmé que leurs maîtresses sanctionnaient des actes de violence sexuelle à leur encontre commis par des hommes blancs; ou qu’ils ont orchestré des actes de violence sexuelle entre deux personnes asservies qu’ils possédaient, dans l’espoir de produire des enfants de ces actes de violence sexuelle », a déclaré Jones-Rogers.

Les femmes blanches auraient également déployé beaucoup d’efforts pour conserver la propriété de leurs esclaves au cours de la guerre civile. History.com rapporte qu’une femme, Martha Gibbs, a forcé des Africains esclaves au Texas et les a menacés d’une arme à feu afin qu’elle continue à travailler pour elle jusqu’en 1866, un an après l’abolition officielle de l’esclavage.

Même après la mise hors-la-loi de l’institution, des femmes blanches du sud auraient passé des contrats de travail dans lesquels les Noirs seraient exploités pour travailler dans des conditions analogues à l’esclavage. Certains l’ont décrite comme une industrie bénigne – comme Margaret Mitchell dans «Gone With the Wind». Cette même idée a été menée à bien dans des manuels traitant de l’esclavage aujourd’hui. Pas plus tard qu’en avril 2018, il a été révélé que des étudiants du Texas utilisaient un manuel dans lequel ils déclaraient que tous les Africains réduits en esclavage n’étaient pas mécontents.

Pourtant, Jones-Rogers affirme dans son livre que les « liens idéologiques et sentimentaux » des femmes blanches avec l’esclavage ne sont pas la seule chose qui les a incitées à défendre ces pratiques. Elle a fait remarquer que les femmes présentes pendant l’esclavage auraient fait de même.

 

Source : AtlantaBlackStar.com