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La rue «Marcus Garvey» vient d’être inaugurée en Namibie

La Namibie a renommé l’une de ses rues après le premier héros national de la Jamaïque, l’Honorable Marcus Garvey.

L’événement a eu lieu lors de la visite du Premier ministre jamaïcain, Andrew Holness, qui était en Namibie pour discuter des relations bilatérales entre les deux pays.

« Nommer une rue de cette ville, Windhoek, en l’honneur de Marcus Garvey, représente une démonstration de la valeur de la contribution de celui qui a joué un rôle de premier plan dans la lutte contre les appellations négatives imposées aux Noirs en Afrique et dans la diaspora », Holness déclare.

Marcus Garvey est connu comme étant le pionnier du panafricanisme. C’est à lui que l’on doit le drapeau panafricain, la déclaration des droits des peuples nègres du monde (1920) et l’indépendance de nombreux pays d’Afrique.

La Namibie avait voté en janvier 2018 pour renommer Babs Street après Garvey.

« Le changement de nom d’une rue de Windhoek en l’honneur de feu Garvey devrait donner un formidable élan aux relations entre la Namibie et la Jamaïque et servir de rappel permanent aux citoyens des deux pays d’où sont venus nos ancêtres et où la prochaine génération doit aller de manière à fusionner les deux nations alors qu’elles se disputent la place qui leur revient dans le nouvel ordre mondial », lit-on dans une déclaration du gouvernement.

La rue a été choisie parce qu’elle abrite le bureau du consulat de la Jamaïque et se connecte à la rue qui porte le nom de la première femme Premier ministre de la Jamaïque, Portia Simpson Miller.

Holness a salué cette décision, affirmant que c’était une façon de rétablir les liens des Noirs à travers le monde.

« C’est un symbole de notre unification géo-culturelle et spirituelle. De plus, il est important que ceux d’entre nous, peuples africains dispersés dans des pays tels que les Caraïbes et les Amériques, aient l’occasion de s’associer à un geste qui rétablit les liens originels de la famille et des destins partagés. C’est vraiment un bon sentiment qui augure bien pour la collaboration en cours et future. »

Les deux pays ont également convenu d’un programme de dispense de visa et se sont engagés à améliorer le commerce, les investissements, le sport et la culture.

 

Source : Face2FaceAfrica.com

La Jamaïque et la Namibie s’engagent à supprimer les visas!

 
Les Jamaïcains se rendant en Namibie pour affaires ou tourisme ne seront plus tenus d’obtenir un visa.


C’est ce que les gouvernements de la Jamaïque et de la Namibie ont convenu le 23 juillet dernier d’un programme d’exemption de visa.

 


C’est le premier de plusieurs accords entre les deux pays, alors que le Premier ministre Andrew Holness entame une journée complète de discussions avec le président namibien, le Dr Hage Geingob.

 


Auparavant, la Jamaïque avait unilatéralement renoncé à l’obligation de visa pour les Namibiens entrant dans le pays en signe de solidarité et de soutien pendant la lutte de libération de la Namibie. La Namibie a fait de même aujourd’hui cette action.


S’exprimant lors d’une conférence de presse conjointe avec le président Geingob à Windhoek, la capitale namibienne, le Premier ministre Holness a déclaré que les deux pays avaient désormais renforcé leurs liens.

 


Il a déclaré que sa visite officielle en Namibie revêt une importance stratégique.

« Vous savez que nous avons deux pays magnifiques, mais nous n’avons guère la chance de profiter de la beauté de nos pays. Nous devons encourager les voyages entre nos deux pays pour le tourisme. J’ai accueilli favorablement l’annonce faite par votre président de la renonciation à l’obligation de visa pour les Jamaïcains. La Jamaïque avait depuis longtemps aboli l’obligation de visa pour les Namibiens « , a déclaré le Premier ministre Holness.

La Jamaïque et la Namibie s’emploient également à renforcer leurs relations dans plusieurs domaines, notamment le commerce, l’investissement, la banque, le sport et la culture.


En outre, le Premier ministre Holness a déclaré qu’il y aurait plus d’opportunités pour les citoyens des deux pays.

« Je pense qu’il y a une grande opportunité pour continuer notre échange de personnes. Nous pouvons construire une base de capital humain solide dans le domaine de l’éducation. Nous accueillons les Namibiens pour étudier dans nos universités. Nous accueillons les Namibiens à venir s’entraîner avec nous dans les domaines de l’athlétisme et du sport. Nous pensons qu’il peut y avoir des opportunités significatives entre nos deux pays pour le commerce « , a-t-il déclaré.

 


Dans l’intervalle, le Premier ministre Holness et le président namibien Geingob ont réaffirmé leur volonté de maintenir le groupe des pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP).

« Je salue également le soutien public de votre président pour veiller à ce que les arrangements entre les Caraïbes et le Pacifique en Afrique restent intacts », a déclaré le dirigeant jamaïcain.

Notant que certains pays estiment qu’il est préférable de négocier avec l’Europe sur le plan bilatéral, le Premier ministre Holness estime que la Jamaïque et la Namibie peuvent également être efficaces à cet égard.

« Nous sommes plus forts ensemble et la lutte de libération a peut-être pris fin pour beaucoup d’Africains, mais la nouvelle lutte est maintenant pour notre indépendance économique et notre libération économique et cela n’a aucun sens de négliger cette question ».

Le Premier ministre est prévu pour une série d’activités gouvernementales et culturelles en Namibie pour le reste de sa visite de travail.

Holness participe à la première visite officielle d’un chef de gouvernement jamaïcain en Namibie.

Source : Caribbean360.com

Traduit par la Team OJAL

 

Jorge Medina, le premier représentant noir élu de la Bolivie

 

Dans le bureau de Jorge Medina, premier afro-bolivien à occuper des fonctions politiques au Parlement bolivien, quatre tableaux sont accrochés à ses murs; Bob Marley, Kunta Kinte du roman d’Alex Haley « Roots », Malcolm X et Martin Luther King.

Il déclare que les tambours relient les descendants africains de toute l’Amérique latine et des Caraïbes avec nos racines au Sénégal, au Congo, en Guinée et en Angola, comme il le dit souvent dans son émission de radio African Roots.

Chaque vendredi, M. Medina utilise son programme de radio pour parler des problèmes affectant la communauté afro-bolivienne.

« Il y a encore de la discrimination, il y a encore du racisme, il y a encore de la xénophobie ici en Bolivie, mais si Barack Obama peut être président des Etats-Unis, pourquoi un Afro ne pourrait-il pas être au parlement ici en Bolivie? «  il demande. « Mais soyons clairs, nous ne sommes pas ici en Bolivie uniquement pour faire danser les gens sur la musique noire, nous sommes là pour faire réfléchir, avoir confiance et considérer les Noirs. » C’est « notre » éveil! « 

C’est lui Jorge Medina, qui a représenté la Bolivie au sein de l’Alliance mondiale des dirigeants et leaders africains et afro-descendants qui s’est tenu en Colombie, du 16 au 18 novembre 2017.

« C’est un honneur de représenter le pays dans un événement qui rassemble les principaux leaders et voix du mouvement africain et afro-descendant dans le monde », a déclaré Medina.

La réunion permettra de construire un agenda multilatéral public-privé et une coopération internationale pour le développement socio-économique dans les territoires avec une population africaine ou afro-descendante.

 


Grand respect à cet homme qui, tout en s’impliquant dans la vie politique de son pays, n’oublie pas d’où il vient et qui il représente. Nous espérons que son élection permettra aux Boliviens de sortir d’une éducation euro-centrée et basée sur la suprématie blanche, afin que toutes les composantes de la nation bolivienne vivent en paix. Nous avons foi, car nous savons que la politique mené par cet Etat de l’Alliance bolivarienne pour les Amériques est une politique anti-capitaliste et de non-allignement aux intérêts occidentaux. Affaire à suivre …

Sources : jorgemedina.org
              hahorasecreto.blogspot.fr

Traduit par la Team OJAL

Comment comprendre le non lieu des militaires de l’opération Sangaris?

Le début de l’année commence très mal pour les militants et tous les gens qui sont épris de justice. Il s’agit d’un (énième) cas d’agresssions sexuelles sur mineurs qui a secoué la Centrafrique, l’Afrique toute entière et les militants de part le monde. Le non-lieu ordonné pour les militaires Français de l’opération Sangaris est trop gros, trop douloureux, révoltant.

 

 

Rappel des faits selon un article du Parisien le 15 janvier dernier:

« En 2015, de graves accusations avaient terni la réputation de l’armée. Des soldats français avaient été accusés de viols par des enfants en Centrafrique. En mars 2017, le parquet de Paris avait requis l’abandon des charges.

 

Les juges d’instruction ont ordonné, ce lundi, un non-lieu pour les militaires de l’opération Sangaris, faute d’avoir pu établir leur implication.

 

L’affaire avait été révélée en avril 2015 quand le quotidien britannique The Guardian avait fait état d’une note interne de l’ONU relatant les auditions de six enfants de 9 à 13 ans.

 

Ils dénonçaient des abus sexuels commis par des militaires dans le camp de déplacés de l’aéroport M’Poko de Bangui en échange de rations de nourritures, entre décembre 2013 et juin 2014.

Saisi par le ministère de la Défense, le parquet de Paris avait ouvert dès juillet 2014 une enquête préliminaire, mais son existence était restée secrète et les autorités françaises ainsi que l’ONU avaient été accusées d’avoir voulu étouffer l’affaire.

 

Dans leurs témoignages, les enfants avaient donné des détails comme des surnoms ou des caractéristiques physiques des militaires, permettant de compter 14 possibles agresseurs. Les juges et les gendarmes enquêteurs s’étaient rendus à Bangui en 2015 et 2016 pour entendre de nouveau les enfants mais certains témoignages étaient alors apparus comme confus. »

Il ne s’agit plus de « ternir la réputation de l’armée ». Sa réputation, ainsi que celle des casques bleus de l’ONU, est faite. Ces gens sont des criminels avec un mandat international. Nos populations, surtout les femmes et enfants, sont les proies de ces vautours en uniformes. Imaginez seulement des soldats du mozambique qui seraient accusés d’agression sexuelle sur des jeunes mineurs Français. Ce ne serait déjà plus la même couverture médiatique et encore moins la même sanction. Les juges auraient fait un cas d’école de ces militaires. Le problème c’est que biens que les actes aient été mis en accusaiton en Centrafrique, impossible pour l’executif de demander l’incarcération préventive sur leur territoire. Ils ont courbé l’échine et ont humilié ces familles qui attendaient d’eux des actes forts, laissant ces militaires être jugés en France.

Ces séries d’humiliations tantôt collectives, tantôt individuelles, ternissent bien sûr les accusés, mais également les responsables politiques, autant le pays en question que l’Union Africaine. Elles nous mettent notre impuissance sous les yeux, nous obligeant à les baisser en attendant la prochaine humiliation, le prochain scandale. Le manque de réactions de part et d’autre est un silence assourdissant. Cela peut avoir des conséquences très néfastes pour l’occident.

Rappelons quand même qu’il y a de nombreux ressortissants de ces pays en France. Malheureusement il y a de nombreux ressortissants de ces pays au sein même de l’armée Française!! Nous passerons sur leur cas…vous imaginez bien que cela doit être déjà trop dur à vivre. Mais la France peut-elle parier sur le pacifisme des Africains subsaharien indéfiniment? Les nombreuses attaques de militaires sur le territoire Français ne sont-ils que des cas isolés de déséquilibrés? Un jour risquent-ils de voir des groupes s’unir contre les symbole de leur Republique mis à mal par tous ces cas de violation du Droit International? Les damnés de la terre feront-ils profil bas indéfiniment? Si les gouvernements de pays africains font les autruches, que les occidentaux mettent sous le tapis tous ces actes, l’importante jeunesse Africaine risque d’être bien plus virulente que ses aînés. L’injustice est une bombe à retardement qu’ils faignent d’ignorer…

 

Pourquoi aucun pays africain n’est vraiment libre ou indépendant?

 

Thomas Sankara s’adressant à la journaliste et auteure canadienne Joan Baxter à Ouagadougou, en 1987. Le chef populaire du Burkina Faso a été renversé et tué la même année dans un coup d’État français. Depuis 1960, un total de 68 coups d’État ont été effectués dans 27 pays d’Afrique, principalement pour éliminer les dirigeants qui ne dansaient pas au son des anciennes puissances coloniales / © Joan Baxter

 

Pourquoi aucun pays africain n’est vraiment libre ou indépendant?

 

Aucun pays africain n’est vraiment libre ou indépendant; tous sont encore déstabilisés et manipulés pour que leurs anciens colonisateurs européens puissent encore faire des profits, estime Kalidou Diouf. L’éducation est le seul moyen pour l’Afrique de se libérer de l’oppression du premier monde, pose-t-il.

L’auteur germano-sénégalais né à Heidelberg, Kalidou Diouf, est étudiant en journalisme et nouveaux médias en Californie, aux États-Unis.

L’Afrique est le continent le plus riche du monde. La surface du berceau de l’humanité a été béni avec une beauté infinie et l’abondance de la flore et la faune. L’Afrique produit la récolte la plus exquise de cacao, de café et de légumes. Il abrite une faune incroyablement diversifiée et de vastes ressources marines. La terre qui est littéralement dorée est couverte de montagnes à couper le souffle, des rivières qui coulent dans les océans en face de magnifiques plages s’étendant sur quatre zones climatiques différentes. Outre les trésors évidents du sol africain tels que l’or et les diamants, l’Afrique compte environ 20 minéraux uniques et précieux. C’est un paradis, habité par les plus belles âmes. Néanmoins, la richesse du plus grand continent du monde n’a pas été une bénédiction pour l’Afrique mais une malédiction qui l’a transformé en le continent le plus sous-développé de la planète.

 

Depuis le 19ème siècle, l’Afrique a fait face à l’agression impérialiste européenne, aux pressions diplomatiques, aux invasions militaires et à la conquête et à la colonisation. Dans les années 1870 (environ 200 ans après l’apogée de la traite négrière transatlantique), des empires établis, notamment la Grande-Bretagne, le Portugal et la France, tentent de prendre le contrôle des royaumes, des tribus et des sociétés africaines en revendiquant de vastes étendues africaines. Naturellement, les Africains ont résisté et ont insisté sur le maintien d’un système d’interaction commerciale avec les étrangers qui exprimaient leur souveraineté en tant qu’entités politiques et économiques autonomes, mais après une vingtaine d’années leur résistance a été vaincue avec succès par les technologies militaires supérieures du colonisateur.
 
Les Européens ont pris les produits minéraux et agricoles de ces colonies aux prix les plus bas possibles. Les colonies fournissaient également des marchés pour les biens manufacturés européens. La fabrication par les Africains dans les colonies africaines (et dans les Caraïbes) était interdite et l’entreprise africaine était diminuée ou éliminée de toutes les manières possibles. À l’époque de la colonisation, l’Afrique s’était terriblement appauvrie. Beaucoup de gens des anciens royaumes et des sociétés qui avaient fonctionné parfaitement sans aucune forme de monnaie étaient maintenant forcés de s’adapter aux nouveaux systèmes et ont donc été forcés de travailler dans des emplois dégradants pour un salaire qui était, dans la plupart des cas, à peine suffisant pour survivre. 

 
Cependant, malgré l’oppression constante et la propagande éducative auxquelles les Africains ont dû faire face durant le «siècle» de la colonisation, leur esprit et leur fierté n’ont jamais été brisés. Finalement, les émeutes dans les colonies et la population généralement agitée étaient trop difficiles à gérer pour les administrateurs coloniaux, de sorte que les puissances coloniales ont dû les retirer. Surtout durant les années 60 et 70, une multitude de pays africains s’étaient « libérés » de la colonisation. Mais les empires européens sont intelligents, donc ils ne sont pas partis sans garder le contrôle de l’ensemble de l’économie et des ressources naturelles du continent. 
 
La France était particulièrement angoissée de perdre sa source de revenus la plus profitable pour son pays, donc quand le peuple de Guinée a décidé en 1958 de se «libérer» et de sortir de l’empire colonial français, l’élite coloniale française à Paris était si furieuse que dans un acte de furie historique, l’administration française en Guinée détruisit tout ce qui représentait ce qu’ils appelaient les avantages de la colonisation française: écoles, crèches, bâtiments de l’administration publique, voitures, livres, médecine, instruments de l’institut de recherche, tracteurs. En outre, des chevaux, des vaches et des chèvres ont été tués dans les fermes et la nourriture dans les entrepôts a été empoisonnée ou brûlée. Il était évident que la raison de cet immense acte de violence et de destruction avait été commise pour avertir les colonies françaises restantes que si elles décidaient de rejeter la France, cela aurait des conséquences. Mais les autres pays colonisés français n’ont pas été intimidés par cela trop longtemps, et ainsi en 1960 la République du Togo a décidé qu’elle ne ferait plus partie de l’empire français.

Dans ce cas, cependant, le premier président du Togo, Sylvanus Olympio, a joué intelligemment. Conscient de la violence et de la destruction que son pays devrait subir pour vouloir être indépendant, il convient que la République togolaise paiera une dette annuelle à la France pour les prétendus avantages que la colonisation française a apportés au Togo. C’était le seul moyen d’empêcher les Français de détruire le pays avant de partir; le seul problème était que le montant estimé par la France était si énorme que le remboursement annuel de la soi-disant «dette coloniale» était proche de 40% du budget du pays en 1961.

Détruire le mythe mondial autoproducteur d’une Afrique dépendante de l’aide alors que l’Afrique aide le reste du monde. Le rapport de 2014 sur la lutte contre la pauvreté dans le secteur de la santé montre que l’Afrique verse annuellement au reste du monde 58 milliards de dollars américains par an. © Health Poverty Action

En conséquence, le Togo était économiquement trop instable pour survivre en tant que pays indépendant. Le président Olympio a donc décidé qu’il devait sortir de l’argent colonial français, le CFA, pour sauver son économie. Le 13 janvier 1963, trois jours après que le Togo a commencé à imprimer sa propre monnaie, une escouade de soldats analphabètes soutenue par la France a tué le président Olympio, le premier président élu de l’Afrique nouvellement indépendante.

Ce fut le premier des nombreux meurtres et coups d’État lancés par le gouvernement français afin de garder leurs anciennes colonies déstabilisées. David Dacko, Thomas Sankara, Maurice Yaméogo et Hubert Maga sont quelques-uns des présidents les plus notables qui ont été tués ou jetés en prison à la suite de la lutte pour l’indépendance de leur pays. En effet, depuis 1960, 68 coups d’État ont été effectués dans 27 pays de l’Afrique, dont 17 sont d’anciennes colonies françaises.

Ces chiffres montrent clairement que la France est désespérément désespérée de conserver ses anciennes colonies. C’est pourquoi la France n’a jamais donné à ses colonies l’opportunité d’être indépendante. Ce n’est qu’une illusion supposée faire croire aux gens qu’ils sont libres et indépendants et responsables de leur propre sort, alors que la France contrôle encore presque tous les aspects significatifs de leurs «anciennes» colonies. En 2008, l’ancien président français Jacques Chirac a déclaré: «Sans l’Afrique, la France descendra au rang de pays du tiers monde». La France industrielle n’a rien à offrir qui expliquerait pourquoi elle reste l’un des pays les plus riches du monde. La seule raison pour laquelle le pays est encore aussi riche qu’il y a 50 ans, c’est que le système colonial consacre chaque année environ 500 milliards de dollars américains de l’Afrique à son trésor.

Aujourd’hui encore, 14 pays africains sont encore économiquement opprimés par la France à travers un pacte colonial qui les oblige à placer 85% de leurs réserves de change dans la banque centrale française sous le contrôle du ministre des Finances français. Le Togo, le Sénégal et environ 12 autres pays africains doivent encore payer une dette coloniale à la France. Les dirigeants africains qui refusent de payer sont tués ou deviennent des victimes du coup d’État. Ceux qui obéissent sont soutenus et récompensés par la France avec un style de vie somptueux alors que leur peuple doit supporter l’extrême pauvreté et le désespoir. Mais la France n’est pas le seul coupable sur ce continent: ils sont juste les plus évidents. D’autres pays européens comme la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, la Belgique et le Portugal utilisent des stratégies identiques ou similaires pour conserver le contrôle de leurs «anciennes» colonies. La réalité est qu’aucun pays africain n’est vraiment libre ou indépendant; tous sont encore déstabilisés et manipulés pour que leurs anciens colonisateurs européens puissent encore faire des profits. Ce type de colonisation est appelé « néo-colonialisme ».

 

Les stratégies des néo-colonisateurs pour maintenir le contrôle comprennent la dette coloniale, la confiscation automatique des réserves nationales, le droit de premier refus sur toute ressource brute ou naturelle, le droit exclusif de fournir du matériel militaire et de former les officiers militaires du pays, le droit de pré déployer des troupes et intervenir militairement dans le pays pour défendre ses intérêts, l’obligation d’utiliser l’argent colonial, l’obligation de faire de la langue coloniale la langue officielle du pays et la langue pour l’éducation et l’argent; et beaucoup plus.
Comme je l’ai mentionné plus tôt, l’Afrique est le continent le plus riche du monde. Le premier monde a désespérément besoin de l’Afrique et de ses ressources naturelles, car les ressources alternatives sont presque inexistantes en dehors de l’Afrique. Ils ont besoin de l’Afrique pour leurs téléphones mobiles, leurs avions, leurs voitures, leurs bijoux, leurs technologies de construction, etc. Et l’Afrique n’en a vraiment pas besoin du tout. L’Afrique a de loin les plus grandes réserves d’or du monde, alors comment est-il possible que 5000 unités de chaque monnaie africaine valent moins d’une unité de n’importe quelle première monnaie mondiale donnée? Si les Africains sont ceux qui possèdent tous les diamants et l’or du monde, pourquoi ne revendiquent-ils pas leurs biens?

Ajouter une légenÉtudiants sur un campus universitaire à Nsukka, Nigéria. Le système éducatif africain a été critiqué comme ayant une âme coloniale. « La plupart des Africains n’ont même pas l’éducation pour comprendre ce qui se passe dans leur pays et pourquoi ils doivent vivre dans ces conditions dégradantes », explique l’auteur / © PNN de

La réponse est l’éducation. L’Afrique est le continent le plus sous-éduqué de la planète. Selon UNECO, seulement environ 50% de tous les Africains ont déjà visité une école. Environ la moitié de tous les Africains ne savent même pas écrire ou lire et la plupart des Africains qui sont allés à l’école n’ont appris que des compétences élémentaires. Alors que le reste du monde présente une image de l’Afrique qui est pauvre et mourante et qui survit simplement à la merci de l’Occident, soutenue par d’énormes sociétés de relations publiques (UNICEF, Croix-Rouge, Life Aid, etc.) des campagnes pour soutenir cette image de l’Afrique à l’échelle mondiale, financée par des millions d’innocents qui pensent pouvoir aider avec leurs dons.

La plupart des Africains n’ont même pas l’éducation nécessaire pour comprendre ce qui se passe dans leur pays et pourquoi ils doivent vivre dans ces conditions dégradantes. L’éducation est le seul moyen pour l’Afrique de se libérer de l’oppression du premier monde. Si les peuples africains comprennent leur situation et la raison pour laquelle rien ne change pour le mieux, ils pourront se battre pour une véritable indépendance.

Au cours des deux derniers millions d’années, il est apparu que chaque fois qu’un prédateur devenait si avare qu’il surchauffait et surexploitait les ressources, la sélection naturelle faisait disparaître le prédateur; et l’homme noir souffre depuis trop longtemps maintenant …

Source : theAfricanCourrier.de

Traduit par la Team ELIMU
 
 

Comment le Nigeria a depensé 61$ Milliards pour soutenir les Noirs d’Afrique du Sud dans la lutte contre l’Apartheid

Dans une rare démonstration d’amour fraternel en Afrique du Sud, les Nigérians ont fait d’énormes sacrifices contribuant à la destruction de l’apartheid en Afrique du Sud.

 

Les étudiants du Nigeria ont jeûné les midis pour faire des dons, et juste en six mois, en juin 1977, la Southern African Relief Fund (SARF) a atteint 10,5 millions de dollars. Les dons au SARF étaient largement connus au Nigeria sous le nom de «taxe Mandela».

 

 


Grâce à la levée de fonds, un premier groupe de 86 étudiants sud-africains est arrivé au Nigéria en 1976, suite à la perturbation du système éducatif en Afrique du Sud. Cela s’est produit après le massacre de 700 étudiants par la police blanche alors que les premiers protestaient contre la décision du régime d’apartheid de changer leur langue d’éducation en afrikaans (dialecte néerlandais des colons). Des centaines d’étudiants sud-africains ont profité de l’activité du fonds pour étudier au Nigeria gratuitement.

 

Au-delà de l’accueil des étudiants et des exilés, le Nigeria a également accueilli de nombreux Sud-Africains de renom tels que Thabo Mbeki (ancien président sud-africain de 1999 à 2008). Il a passé 7 ans au Nigeria, de 1977 à 1984, avant de déménager pour le siège de l’ANC à Lusaka, en Zambie.

Le Nigeria, en compagnie d‘autres nations africaines, a exercé des pressions pour la création du United Nations Special Committee against Apartheid (Comité spécial des Nations Unies contre l’apartheid) et l’a présidé pendant 30 ans, plus longtemps que tout autre pays.

Entre 1973 et 1978, le Nigéria a versé une somme financière énorme au United Nations Educational and Training Programme for Southern Africa, un fonds d’affectation spéciale volontaire qui promeut l’éducation de l’élite noire sud-africaine.

Quant au commerce, le Nigeria avait refusé de vendre du pétrole à l’Afrique du Sud pendant des décennies pour protester contre la règle de la minorité blanche. Le Nigeria a perdu environ 41 milliards de dollars au cours de cette période.

Surtout, le Nigéria était la seule nation à avoir créé le Comité national contre l’apartheid (NACAP, National Committee Against Apartheid) dès 1960. La mission du comité était d’informer tous les Nigérians des maux du régime d’apartheid, des écoles primaires aux universités, aux médias publics et aux marchés, à travers des affiches et des messages publicitaires. Le NACAP était également chargé de coordonner les actions conjointes du gouvernement du Nigéria et de la société civile contre l’apartheid et de conseiller les décideurs sur les décisions anti-apartheid. Pendant plus de trois décennies, le NACAP a réussi à établir des alliances avec des mouvements syndicaux, des groupes d’étudiants, des éléments progressistes et d’autres organisations internationales de base au Nigeria pour des activités anti-apartheid efficaces.

Nacap contre l'apartheid

En fait, jusqu’en 1960, la lutte de l’ANC contre le régime d’apartheid en Afrique du Sud donnait de très petits résultats. Le monde entier était tout à fait indifférent quant à la souffrance des Noirs Sud-Africains. En outre, les pays occidentaux ont fortement appuyé le régime d’apartheid qui lui a fourni des technologies, des renseignements et des accords commerciaux favorables. Les choses ont commencé à changer radicalement seulement après que les pays africains soient devenus indépendants dans les années 1960. Le Nigeria a pris sans équivoque le leadership du mouvement anti-apartheid dans le monde entier.

Malgré la nature volatile de la politique nigériane et le passage de nombreux chefs militaires et civils, le Nigéria n’a jamais abandonné son engagement inébranlable envers la liberté de nos frères et sœurs en Afrique du Sud. De 1960 à 1995, le Nigeria a dépensé plus de 61 milliards de dollars pour appuyer la fin de l’apartheid, plus que tout autre pays dans le monde, selon l’Institut sud-africain des affaires internationales. Le pays n’a jamais laissé tomber aucune occasion de dénoncer l’apartheid, du boycott des Jeux Olympiques et des Jeux du Commonwealth à la nationalisation des actifs de British Petroleum en 1979.

Discours a l'ONU contre l'apartheid

Malheureusement, nos frères et sœurs en Afrique du Sud n’ont pas été reconnaissants du Nigéria. Lorsque Mandela est décédé en 2013, le président nigérian n’a même pas eu l’occasion de s’exprimer. Dans le même temps, les représentants des États-Unis. (U S) et le Royaume-Uni (U K), deux pays soutenant le régime de l’apartheid, étaient à l’honneur…

 
 

Traduit par la team OJAL