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Sarah Maldoror, une panafricaniste engagée devenue icône du Cinema Panafricain

Un petit hommage à une très grande cinéaste Africaine.

Africaine des Antilles (Guadeloupe), la cinéaste et militante anticolonialiste Panafricaine Sarah « Maldoror » née Sarah Ducados le 19 juillet 1929 à Condom en France d’une mère Française et d’un père Guadeloupéen a rejoint les ancêtres le 13 avril 2020 à Saint-Denis en France des suites du covid 19. Elle a choisi son pseudonyme après avoir lu « Les Chants de Maldoror » de l’écrivain français Isidore Ducasse. Elle est venue au cinéma par le théâtre. Formée au cinéma à Moscou avec Sembène, elle a réalisé en 1976 le premier documentaire sur Aimé Césaire « Un homme, une terre, portrait du poète et homme politique Aimé Césaire » ainsi qu’un documentaire sur Léon-Gontran Damas. Elle a réalisé des films pour la télévision française dont « Un déssert pour Constance » en 1979-1980 avec l’immense acteur, réalisateur Ivoirien, légende vivante et icône du cinéma Africain Sidiki Bakaba ainsi que le très grand acteur et réalisateur Cheik Doukouré avec qui il avait déjà joué dans « Bako » en 1978.

Ce film comique dépeint le quotidien de balayeurs Africains de Paris avec leurs problèmes, leur mal du pays et met aussi le doigt sur le racisme « bon enfant » de cette époque. Sarah Maldoror était l’épouse du militant anticolonialiste, camarade et ami intime de Cabral, l’intellectuel révolutionnaire et un des leaders du MPLA Mario de Andrade. Elle était l’une des toutes premières femmes cinéastes du continent.

Je vais parler ici de « Sambizanga », son premier long-métrage co-écrit avec son mari Mario de Andrade qui est aussi son film le plus connu et qui est sorti en 1972. Il a été distingué du Tanit d’Or au Festival de Carthage de la même année. « Sambizanga » parle de la lutte quotidienne des Angolais pour libérer leur pays du joug du colonialisme Portugais. Sarah Maldoror disait elle même qu’elle avait voulu montrer l’Afrique en lutte dans ce film. Le titre du film est le nom d’un quartier populaire de l’agglomération de Luanda dans lequel est sensé se dérouler l’essentiel du film même si en réalité le film a été tourné au Congo Mfoa dit « Brazzaville ». Le MPLA, le gouvernement Congolais et l’Agence de coopération culturelle et technique (organisation française) ont produit le film. Sambizanga est un lieu hautement emblématique de la lutte de libération en Angola car des militants du MPLA sont partis de là pour prendre d’assaut les prisons de Luanda afin de libérer les détenus politiques le 4 février 1961 déclenchant ainsi le combat contre les colonialistes Portugais.

Ce film révolutionaire est adapté de la nouvelle « La vraie vie de Domingos Xavier » (inspirée d’une histoire réelle) écrite par le Portugais (dont la famille s’est installée en Angola lorsqu’il avait 1 an) et militant du MPLA, Luandino Vieira (né José Vieira Mateus da Graça) suite aux événements de février. Il terminera la rédaction de cette nouvelle en novembre 1961 quelques jours avant son arrestation (voir quatrième de couverture). Cette nouvelle a été traduite en français par Mario de Andrade (encore lui!) et Chantal Tiberghien et publiée avec une autre nouvelle de Luandino (« Le complet de Mateus ») aux éditions Présence Africaine en 1971 (voir photos).

« Le complet de Mateus », l’autre nouvelle de ce livre a été aussi adaptée par Sarah Maldoror dans sa première oeuvre cinématographique, le court – métrage « Monangambée » réalisé en 1969/1970 qui parle aussi de la lutte anticolonialiste en Angola. Ce livre publié pendant la guerre de libération avait pour but de mobiliser l’opinion publique sur la situation en Angola. L’exemplaire en ma possession est dédicacé par Mario de Andrade (himself!) à Roger Bastide, sociologue et anthropologue français ayant mené plusieurs recherches et études sur les peuples et cultures du Brésil.

Ce film qui reste assez fidèle à la nouvelle décrit la résistance anticolonialiste à Luanda, l’univers carcéral colonial et les débuts de la lutte de libération armée dans les 60s à travers l’histoire de Domingos Xavier, un conducteur de tracteur sur un chantier dans le village de Dondo et qui est aussi un militant de la lutte de libération de son pays. Domingos (de) Oliveira qui joue le rôle de Domingos Xavier est un exilé Angolais recruté comme tractoriste au Congo que Maldoror a rencontré presque par hasard et qu’elle a retenu pour son film.

Un matin, il est arrêté par des hommes du PIDE (police secrète politique portugaise) pour ses activités politiques qu’il menait clandestinement avec certains de ses collègues; arraché à sa femme qui ignorait les activités politiques de son époux et à son enfant. Il est brutalisé et emporté dans un 4×4 vers une destination inconnue.

Dès lors, sa femme Maria va partir à la recherche de son mari dont elle n’a plus de nouvelles, allant de prison en prison, d’un bureau administratif à l’autre d’abord à Dondo puis à Luanda après un long chemin en bus. Ni ses cris, ni ses larmes ainsi que celles de son enfant ne suffiront pour retrouver Domingos encore moins le libérer. Des camarades militants du MPLA mènent aussi leur enquête pour déterminer l’endroit où Domingos a été enfermé. Elle finit par apprendre la mort de son homme à la prison de Luanda sous la torture d’agents colonialistes portugais du PIDE qui voulaient qu’il trahisse ses camarades de lutte en donnant des noms ou en reconnaissant des noms à propos desquels ces agents l’interrogeaient.

 

Sarah Maldoror et Mario de Andrade forment un couple iconique de la résistance Africaine

À travers une longue marche et grâce à ses contacts avec les militants du MPLA qui recherchent aussi activement Domingos, Maria découvre un aspect nouveau de la vie qui lui redonne espoir : la lutte pour la liberté. Les camarades militants de Domingos lui rendent hommage à la fin du film après avoir appris sa mort. Pour eux, le combat continue et Domingos vivra éternellement dans la mémoire du peuple Angolais.

Un fait marquant et surprenant dans ce film est le mélange de plusieurs langues Africaines dans certains dialogues : le kikongo, le lingala et le kimbundu.
Un des aspects les plus intéressants de ce film et que Sarah Maldoror aimait souligner est la conscientisation politique progressive au cours du film de Maria, et sa participation active à la lutte de libération du pays à travers sa marche courageuse qu’elle effectue avec son enfant sur le dos depuis Dondo jusqu’à Luanda pour retrouver son mari sans jamais se décourager.

Une image qui rompt avec l’idée très en vogue à cette époque de la femme Africaine qui passe le temps à attendre son mari et à lui faire des enfants. Beaucoup de collectifs féministes se sont intéressés à ce film pour cela et ont même collé l’étiquette « féministe » à Sarah Maldoror. Le film par rapport à la nouvelle a donné une place beaucoup plus importante à Maria interprétée par l’économiste Cap Verdienne Elisa Andrade: économiste et militante du PAIGC (qui avait déjà joué dans « Monangambée « ). Il ne s’agit plus de l’histoire de la résistance de Domingos tout seul comme dans le livre mais de celle du couple formé par Domingos et Maria.

Un autre aspect que j’ai trouvé époustouflant dans le film et le livre est la très bonne organisation des militants en des réseaux stratifiés qui communiquent très prudemment et intelligemment les uns avec les autres créant ainsi une véritable chaîne de solidarité et de générosité. C’est Zito un très jeune garçon a priori banal (mais à qui les militants du parti ont assigné le rôle de guetteur), qui tout en jouant avec les enfants de son âge, surveille l’entrée de la prison de Luanda va repérer Domingos.

Dès qu’il voit Domingos y arriver, il court informer son grand-père Petelo qui est en lien avec d’autres structures clandestines et ainsi de suite jusqu’à ce que Domingos soit identifié et que les militants mettent en place une stratégie pour le soutenir ainsi que ses proches.

Je ferai peut-être plus tard une analyse plus détaillée du film et du livre.
Les gens qui sont proches des gérants de Présence Africaine devraient leur demander de rééditer ce livre parce qu’il est ESSENTIEL…

Le film « Sambizanga » est sur youtube pour ceux que ça intéresse. »

Elimu

 
 
 
Kwabena Ndie

Qui est Kofo Akinkugbe, la Nigériane qui produit des SIM ?

 

Le talent, l’innovation et la détermination résument le parcours de cette jeune dame nigériane qui s’est imposée dans un domaine d’avenir. Il s’agit de Kofo Akinkugbe l’un des leaders d’opinion africains en matière d’entrepreneuriat et d’innovation dans le secteur de la technologie. Aujourd’hui, elle a une compétence inédite lui permettant d’être propriétaire de la première entreprise de fabrication de carte SIM et de carte à puce en Afrique de l’Ouest.

Fondatrice et PDG de SecureID Nigeria Ltd, leader du marché de la technologie des cartes SIM et de la sécurité numérique, Kofo Akinkugbe est reconnue partout dans le monde entier pour sa réussite entrepreneuriale et ses solides compétences en commerce, le second aspect qui la rend performante. Il n’était pas évident de se lancer, et encore moins d’obtenir la souscription du plus grand nombre lorsqu’on est une jeune femme d’Afrique qui souhaite se lancer dans un domaine comme la technologie de pointe. Kofo brise les clichés et redonne l’espoir à la jeunesse africaine, notamment aux femmes entrepreneures.

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Pilotée par Kofo, l’entreprise numérique nigériane, SecureID est une firme à standard mondial. Elle est spécialisée dans la production des cartes à puce en Afrique de l’Ouest et l’une des six du continent. L’entreprise exporte dans 21 pays africains. Par sa qualité de production, elle est complètement certifiée par VISA, Verve et MasterCard. Son travail de qualité a été salué en 2012: elle a remporté le prix Africa Awards for Entrepreneurship Mature Business Award.

Kofo Akinkugbe vient de loin

Diplômée en mathématiques de l’Université de Lagos, celle qui rêvait de révolutionner le monde numérique a débuté sa carrière dans le secteur bancaire. Avec 12 années d’expérience en commençant par International Merchant Bank (filiale locale de la First National Bank de Chicago) avant de rejoindre l’équipe de la banque en tant que membre du personnel pionnier.

Très ambitieuse, elle a créé Interface Technologies, une entreprise de gestion de la sécurité et de technologies biométriques. Titulaire d’un Master de l’Université de Strathclyde, elle a eu le privilège de diriger avec succès Interface Technologies Ltd. (ITL) durant neuf ans, avant de créer SecureID Nigeria Ltd, la première usine certifiée VISA en Afrique subsaharienne, qui fait aujourd’hui la fierté de l’Afrique en générale et la sous-région ouest africaine en particulier.

Elimu

Courtney Adeleye, magnat de la beauté, investit 30 millions de dollars dans un fonds destiné aux femmes entrepreneurs Afrodescendantes

«J’ai toujours été passionnée par la recherche d’opportunités de donner en retour et de répondre aux besoins de ma communauté», a déclaré Courtney Adeleye, fondatrice et directrice générale de The Mane Choice.

La capitaine d’indistrie dans la  beauté Courtney Adeleye a connu beaucoup de succès dans le domaine de l’entreprenariat en investissant dans l’avenir des femmes cheffes d’entreprises noires. Selon Black Enterprise, la fondatrice et PDG de The Mane Choice s’est associée à la société MAV Beauty Brands pour la création d’un fonds conçu pour les femmes de couleur à la manière d’une serenea williams.

Le Fonds, surnommé The Generational Advantage Fund, a été créé pour responsabiliser les femmes entrepreneures noires et les aider à jeter les bases de la constitution d’un patrimoine générationnel. L’initiative offrira des programmes et des ressources sur l’obtention d’un financement pour les entreprises commerciales, la littérature financière, le logement et d’autres domaines. Adeleye a contribué à hauteur de 30 millions de dollars au fonds.

«J’ai toujours été passionné par la recherche d’opportunités pour donner en retour et répondre aux besoins de ma communauté. Mes sœurs et moi avons été élevées par une mère célibataire à Detroit, dans le Michigan. Je souhaitais donc avant tout aider les femmes d’une manière qui aurait un impact non seulement aujourd’hui, mais pour les générations à venir. Et même après d’innombrables cadeaux, je savais qu’il restait encore beaucoup à faire », a-t-elle écrit dans un post sur Instagram.

«Je cherchais des moyens d’élargir ma portée pour atteindre encore plus de vies, et c’était très important pour moi de trouver le partenaire idéal pour continuer et élargir le travail que j’avais déjà commencé dans la communauté.

Le Fonds Avantage Générationnel est conçu pour combler le fossé de la richesse des femmes vis-à-vis des hommes, aujourd’hui et pour les générations à venir, non seulement en atténuant un besoin immédiat, mais en fournissant des ressources pour créer un patrimoine générationnel. « 

La nouvelle de ce fonds intervient peu de temps après que Lily Adeleye, sa fille de 5 ans, soit devenue la plus jeune PDG à avoir vendu les produits de sa société chez Target. La marque de jeunesse Lily Frilly, conçue pour inspirer les jeunes filles, vend une variété de produits, notamment des sacs à dos, des robes, des boîtes à lunch et des nœuds papillon.

source

Serena Williams a crée un fonds d’investissement pour la diversité

Serena Williams a des idées plein la tête et une détermination de fer. Comme nous le savons c’est une championne qui survole son sport. Ce que nous savons peut-être un peu moins c’est qu’elle a une réelle volonté de participer à l’élévation communautaire. En effet, cette dernière a indiqué avoir crée un fonds d’investissement il y a cinq ans déjà. 

La sublime Serena Williams



« Serena Ventures investit dans des entreprises qui associent un leadership issu de la diversité, le développement individuel, la créativité et l’opportunité », a expliqué Serena Williams sur Instagram .

On apprend grâce aux Echos (qui avaient utilisé la pire image possible pour illustrer leur article bien sûr) ceci:

« Parmi les sociétés qui ont reçu l’appui de Serena Ventures figurent notamment Coinbase, la Bourse des cryptomonnaies , valorisée 8 milliards de dollars, ou encore la société africaine Andela, qui vient de lever 100 millions de dollars. Le fonds était aussi le principal investisseur d’Olly, qui commercialise des produits diététiques, récemment racheté par Unilever. Une première sortie qui a incité Serena Williams – dont la fortune est évaluée à 180 millions de dollars – à lever le voile sur son fonds, lui-même dirigé par Alison Rapaport (dommage que cela ne soit pas une Afrodescendante ndlr), qui travaillait auparavant dans la gestion d’actifs, chez JP Morgan. »

Une Afrodescendante fière et investie dans l’éducation

Mariée au fondateur de Reddit, avec qui  elle a eu une fille qu’elle souhaite élever comme une réelle Afrodescendante consciente de ses origines, elle vit une histoire familiale qui semble épanouie.Vous pourrez voir que la petite est déjà « en marche vers l’Histoire » comme le dit sa maman en voyant ses aptitudes pour le choix de raquettes de tennis sur son instagram. La jeune maman est investie également dans l’éducation des autres; elle a ouvert des écoles en Afrique et en Jamaïque

L’excellence dans le sport, l’entrepreneuriat, la valorisation du leadership, de l’éducation et la promotion des femmes. Que demande le peuple? Une championne visionnaire et consciente de son rôle, cela force le respect. Force à Serena Williams!

Ojalez-vous

Team OJAL

Le Ghana produit plus de femmes entrepreneures que n’importe quel autre pays!



Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’augmentation du nombre de femmes entrepreneures n’est pas nécessairement liée au rythme de la richesse et du développement économique de leur pays, comme le montre ce dernier Index sur l’entreprenariat féminin. La deuxième édition du Mastercard Index of Women’s Entrepreneurship (MIWE) a révélé que certaines des économies les moins riches et développées affichaient des taux de participation des entreprises plus élevés que ceux de leurs pairs développés plus riches.



Le Ghana est arrivé en tête avec 46,4% des entreprises du pays appartenant à des femmes. L’Ouganda arrive en troisième position, avec 33,8% des entreprises appartenant à des femmes, selon l’indice publié ce mois-ci.

Le MIWE est un indice pondéré qui aide à mieux comprendre et identifier les facteurs et les conditions les plus propices à la réduction de l’écart entre les hommes et les femmes parmi les propriétaires d’entreprise dans une économie donnée. Les facteurs comprennent les résultats de la promotion de la femme, l’accès au savoir et aux services financiers, ainsi que les facteurs favorables à l’entreprenariat.


L’indice a examiné 57 économies différentes dans le monde, y compris le Botswana, l’Éthiopie, l’Afrique du Sud et l’Ouganda. Le Ghana, le Nigeria et le Malawi ont été les nouveaux ajouts.

Le Ghana a obtenu de bons résultats en termes d’avancement, de même que le Nigéria. Les scores globaux étaient de 62,4% (Nigéria) et 59,1% (Ghana). Selon l’indice, les pays africains ont également obtenu de bons résultats en matière de participation des femmes au marché du travail, avec 100% de Malawi, 96,1% pour le Ghana et 86,6% pour l’Éthiopie.

L’Afrique du Sud a trèst bien réussi à partager les actifs de connaissances avec les femmes et à fournir un accès financier, avec un score de 84,3%, se classant 6ème sur 57 pays. Le Botswana a suivi de près avec un score de 73%.

En effet, le continent affichait un score élevé en termes d’inclusion financière des femmes avec l’Afrique du Sud, avec 98,7%, le Ghana avec 84,6% et 77,1% en Éthiopie.



Les résultats de l’indice montrent essentiellement que les femmes entrepreneurs sont le pilier de la croissance économique et les instruments de développement et d’inclusion financière en Afrique.

«Le Botswana, le Ghana et l’Ouganda brillent comme des exemples de la détermination des femmes à subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille. L’Afrique excelle à créer des femmes chefs d’entreprise fortes, déterminées à réussir malgré les contraintes financières, réglementaires ou techniques», Beatrice Cornacchia, directrice de Marketing et communications, Moyen-Orient et Afrique, Mastercard a été cité par mastercard.com.



L’Indice a également révélé que les perceptions culturelles des femmes chefs d’entreprise en Afrique étaient principalement positives: 69,1% en Ouganda et 67,2% au Nigéria, par rapport à leurs collègues du Moyen-Orient. Ainsi, il existe des incohérences dans la propriété des entreprises appartenant à des femmes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA).

Selon l’indice, bien que le Ghana et l’Ouganda aient une forte proportion de femmes chefs d’entreprise, l’inverse est observé chez leurs pairs régionaux tels que l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l’Égypte, l’Iran, l’Algérie, l’Éthiopie, le Malawi et la Tunisie (moins de 10% des femmes entrepreneurs). l’Arabie saoudite (1,4%).

L’Indice a en outre indiqué que l’inclination limitée de certaines femmes à la propriété d’entreprises pouvait être sapée par un accès limité à l’éducation et au financement, ainsi que par des perspectives d’entreprise. L’Index a souligné que ces défis ne concernaient pas uniquement les Africains, mais que les femmes entrepreneures des pays développés étaient également victimes de préjugés culturels et sexistes qui les empêchaient d’ouvrir ou de développer leurs propres entreprises.



Source : Face2faceafrica.com
Traduit par la Team OJAL


Un témoignage personnel de Mme Amy Ashwood Garvey

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Amy Ashwood Garvey

Quelques mois après son retour de Grande-Bretagne, [Marcus] Garvey réalisa qu’il risquait, pendant un temps, de courir après des chimères. Se contenter de rêver de grandeur ne l’a que momentanément satisfait. Son esprit vif et sa croyance en des idéaux exigeaient de passer à l’action. Il voulait voir la race à laquelle il appartenait avancer triomphalement dans le concert de l’humanité déjà en marche. Il voulait donc s’entourer d’un comité directeur et de collaborateurs acquis à sa façon de penser, afin de constituer une avant-garde fidèle. Car les plans grandioses n’ont de consistance qu’en devenant réalité. Ainsi, Garvey était convaincu que s’il était « Napoléon », il lui fallait sa « Joséphine ». Garvey était dans une période de sa vie où, à l’instar de tous les grands hommes, les idées et leurs applications concrètes se devaient d’être rudement mises à l’épreuve. C’est alors que la frustration vous guette. Et tout dirigeant s’y trouve un jour confronté (un peu comme le feu purificateur du potier qui sépare l’or des impuretés résiduelles). C’était, pour Garvey, la période où il se rongeait les sangs.

 
C’est précisément à cette période que nos pas se sont croisés. Garvey et moi nous sommes rencontrés pour la première fois par le hasard du destin à la faveur d’un concours de circonstances. Notre rencontre n’était en rien banale car elle eut lieu à un moment très significatif pour nous deux. Elle a même changé beaucoup de choses dans nos vies. 

 

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L’occasion de cette rencontre était toute simple. À l’époque, j’avais pour habitude d’assister à un débat littéraire qui se tenait dans le hall de l’Église baptiste de Kingston en Jamaïque. Ce fameux mardi de juillet 1914, j’avais suggéré le sujet suivant : « La civilisation, un frein au renforcement de la morale ». Après avoir argumenté sur mon thème avec toute la vigueur possible, je suis retournée m’asseoir afin d’écouter mes contradicteurs. 
 
À mesure que le débat progressait, mon esprit était si absorbé par les joutes littéraires que je n’ai porté que très peu d’attention, voire aucune, aux personnes qui prenaient la parole ; ni même au fait que dans mes supporters, se trouvait un jeune homme particulièrement cinglant, au franc-parler. 
 

À la fin de la réunion, je m’en allai comme d’habitude, prendre le tram pour rentrer chez moi. Et à l’arrêt du bus se trouvait un individu trapu et légèrement voûté. Je lui trouvais une apparence familière, c’est alors que je me rendis compte qu’il s’agissait du monsieur qui avait soutenu mes opinions avec tant de pugnacité. L’étranger attira mon attention. Toute la passion du débat ayant disparu, j’ai clairement pu voir l’intensité de la lueur émanant des yeux de mon supporter inconnu. Dans cette lumière du soir, ces yeux semblaient d’un noir si brillant. Tout un monde semblait émaner de ces yeux-là. 

 

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Puis ce fut la plus grande surprise de ma vie. L’audacieux inconnu s’avança spontanément vers moi et, sans que je ne l’y ai invité, s’adressa à moi de la façon la plus étonnante. « Enfin ! », dit-il, de sa voix grave et généreuse « J’ai trouvé l’étoile de mon destin ! Je l’ai trouvée, Joséphine ! » […]. Marcus ne perdit pas de temps en banalités. Il se mit aussitôt à raconter sa vie, vraisemblablement pressé de le faire. J’étais fascinée par sa façon de s’exprimer. Durant  le temps où il parlait, rien ne laissait paraître qu’il s’adressait à une personne qu’il connaissait à peine, ni même qu’il soit conscient de cet état de fait. On aurait cru que nous nous connaissions depuis des années. L’histoire de sa vie était une effusion de son moi profond (sic). À certains moments il semblait hésiter, cherchant l’expression juste, appropriée, mais en tout état de cause ne cherchant aucunement à dissimuler et étant visiblement sincère. Il racontait agréablement sa vie d’enfant turbulent, la nature et les qualités de ses parents, une prophétie de son père, ses premières batailles pour gagner sa vie, et les raisons qui l’avaient conduit à s’intéresser aux masses noires, de même que ses aspirations et son désir d’apporter une amélioration à la vie des Noirs ployant sous le joug de la pauvreté et de l’ignorance.

 
La suite de son histoire l’amena à parler des hommes qui s’étaient battus pour arriver au sommet : Toussaint Louverture, Napoléon, Antonio Maceo, Booker T. Washington, des hommes qui avaient tous, chacun à leur manière, servi la cause de leur race selon leurs connaissances et les conditions de vie de leur époque. Il était également très fier d’évoquer l’histoire des esclaves marrons de la Jamaïque et des nombreux autres qui ont dû se battre, durant toute leur vie, pour préserver leur liberté d’esprit et leur volonté à résister aux entraves auxquelles toutes les personnes de leur condition étaient confrontées. En l’écoutant parler de tous ces faits, j’ai immédiatement senti que l’amour de la race noire était très fort chez lui. 
 

Le flot de ses propos se déversait tel un courant rapide, gagnant en puissance, en profondeur et en intensité au fur et à mesure qu’il s’écoulait. J’arrivais même à saisir les sentiments profonds et non exprimés de Garvey. Il parlait de cette force intérieure qui l’obligeait à consacrer sa vie à la prise de conscience des gens de sa race. Il désirait profondément les voir acquérir un meilleur niveau de vie sociale, politique, économique et culturelle. La frustration de voir tant d’Antillais mener une existence misérable était très palpable chez lui, et le fait que ceux-ci acceptaient sans rechigner leur condition le mettait profondément en colère. Ne pouvaient-ils protester vigoureusement contre leurs conditions ? Toussaint Louverture, les esclaves marrons, ainsi que d’autres chefs de file afro-américains, avaient-ils gagné la bataille de la liberté pour voir les descendants d’esclaves être détruits par la frustration et l’apathie ?

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Ce « Napoléon » d’un autre genre bouillonnait d’indignation. Il soutenait avec force que les Afro-Américains, bien que « libres », n’en demeuraient pas moins enchaînés sur le plan moral. Le complexe d’infériorité inhibiteur était, chez cette population, l’expression d’une absence de liberté de penser. Et l’on devait, d’une certaine façon, permettre à la lumière d’éclairer les confins de leur esprit, afin qu’ils se sentent réellement Hommes et libres, se maintenant avec assurance au milieu des personnes de races différentes. La logique et la simplicité des assertions de Garvey les rendaient claires et nettes.
 
C’était évident qu’il avait saisi le fond du mal qui frappait les hommes d’origine africaine. Il savait avec précision les causes et les conséquences de l’état d’esprit des gens de sa race, si brisés et désemparés, et voulait s’attacher à trouver le remède, radical et efficace, pour les guérir de ce mal chronique. Tous ceux qui avaient dressé des barrières sur le parcours des Noirs étaient fustigés. Il se demandait pour quelles raisons, humaines ou divines, les gens de sa race étaient freinés pour occuper la place qui était la leur dans les progrès de l’humanité. Il clamait haut et fort une destruction rapide des barrières injustement et artificiellement dressées sur le chemin de leur progrès. J’ai su à cet instant qu’une flamme intérieure brûlait en cet homme ; que son être profond contenait une puissance volcanique.

Serena Williams emmène sa fille en Afrique et lui parle de ses ancêtres afrodescendants

Education Afro: Serena Williams éduque son enfant sur ses origines

Johannesburg – Serena William a confirmé son intention d’enseigner à sa fille Olympia Ohanian ce que cela implique d’être une femme noire.

La fillette de 11 mois est la fille d’Alexis Ohanian, co-fondateur de Reddit et Serena

S’adressant à Essence, la championne de 23 tournois du Grand Chelem a souligné l’importance de donner une identité forte à sa fille.

« Il y a tellement de choses que je veux lui apprendre sur le fait d’être une femme noire, et je suis fier d’avoir cette opportunité », a déclaré Serena. « Je parlais juste avec mon mari, Alexis. Nous parlions de la façon dont nous voulons l’emmener en Afrique et lui montrer d’où elle vient et la force qu’elle obtient de ses ancêtres. Nous voulons qu’elle soit capable de construire et d’épanouir cette force. Et ce n’est que le début de ce que je veux lui apprendre. « 

Serena a également ajouté que même si Olympia peut être née dans l’argent, elle ne lui permettra pas d’être paresseuse.

« Je veux qu’elle ait également une éthique de travail », a déclaré le joueur de 36 ans. « Je veux qu’elle sache que c’est ce que sa maman a fait, et c’est ce qui me motive. Je suis sûr que les premières mères le comprendront parfaitement. Quand tu as un bébé, tu veux juste faire tout ce que tu peux pour eux. « 

Ayant admis qu’elle avait lutté avec le post-partum en tant que première fois maman, Serena espère que son ouverture d’esprit sur ses luttes peut encourager d’autres femmes. 

Sachez que Serena a également un fonds d’investissement pour la diversité. Elle est donc également très éduquée financièrement. Ce qui en fait une femme d’affaire aussi redoutable que redoudable qu’équilibrée.

«Je me sentais comme si je n’étais pas une bonne maman» – Serena Williams après l’accouchement




« Croyez en vous et vous pouvez faire n’importe quoi », a déclaré Serena. « Je pense que si je peux le faire, n’importe qui peut le faire. C’est vraiment croire en soi. Je ne suis pas différent de quiconque. Vraiment je ne suis pas. Je suis juste déterminé et j’ai cette éthique de travail. « 
 

Pendant ce temps, la star du tennis a révélé qu’elle élève Olympia en tant que bilingue.

Son éthique sa responsabilité communautaire, Serena ne l’applique pas qu’a sa famille mais également aux plus démunis, lorsqu’elle crée des écoles en Afrique et ailleurs dans le monde. 

Dans une vidéo postée sur son Instagram, où elle se présente comme « la mère d’olympia » plutôt que la championne qu’elle est,  Serena Williams a partagé une conversation entre elle et sa fille alors qu’elles conversaient en français.

Dans la vidéo, Serena dit à Olympia de « se laver les mains », ce qu’elle fait de façon hilarante dans le bol d’eau du chien.

Elle continue alors en français, disant à Olympia de ne pas utiliser l’eau de chien et de s’exclamer en plaisantant: « Oh là là! » (en Français bien sûr).

Serena nous te le diront donc en Français: nous t’aimons!! Continue seulement ce que tu es en train d’accomplir!! Ojales toi! 

Traduit par la team OJAL 

Epsy Campbell Barr, première Afrodescendante élue vice-présidente d’Amérique!

Carlos Alvarado Quesada a remporté l’élection présidentielle au Costa Rica, mais c’est sa vice-président Afrodescendante qui a marqué l’histoire.

 


Économiste et femme politique de longue date, Epsy Campbell Barr est la première Afro-Costa-ricaine à être élue à ce poste.

 


« Ce ne serait pas la première fois seulement au Costa Rica mais en Amérique latine. Et finalement, si le président quitte le pays, [je serais] la première femme d’ascendance africaine à assumer la présidence de l’ensemble du continent américain. C’est une grande responsabilité.

Ce sera une responsabilité non seulement de représenter les personnes d’ascendance africaine, mais de représenter toutes les femmes et tous les hommes du pays, un pays qui nous offre toutes les mêmes possibilités. « 

Elle sert dans la faction législative du Parti d’Action Citoyenne, le parti dans lequel elle et Alvarado Quesada ont fait  campagne.

Elle tient son nom de la mère de son père, qui a déménagé de la Jamaïque au Costa Rica, où est né Campbell Barr, selon la chaîne de télévision latino-américaine Telesur.

Pendant les élections, elle a tendu la main aux Afro-Costa-ricains, disant qu’elle était « fièrement » l’un d’entre eux et les exhortant à voter « pour un Costa Rica inclusif, un Costa Rica où nous avons une place ».

Campbell Barr s’est également adressé aux femmes, affirmant qu’elles sont la «force motrice du Costa Rica au XXIe siècle». Elle a promis de réduire l’écart de rémunération entre les sexes, a rapporté Telesur.

 


La première femme vice-présidente de l’histoire du Costa Rica, Victoria Garrón de Doryan, a été élue en 1986.

Thelma Curling Rodríguez a été le premier législateur afro-costaricain, de 1982 à 1986.

Le Costa Rica a élu sa première femme présidente, Laura Chinchilla, en 2010.

Sources : WashingtonPost.com
               HowAfrica.com

Traduit par la Team OJAL

 

La femme qui a créé #MeToo longtemps avant le hashtag

En 1997, Tarana Burke était assise en face d’une jeune fille de 13 ans qui avait été abusée sexuellement. La jeune fille expliquait son expérience et laissait Mme Burke sans voix. Ce moment est l’endroit où la campagne Me Too est née.

Tarana Burke a créé une organisation à but non lucratif pour aider les victimes de harcèlement sexuel et d’agression. Crédit via justbeinc.org

 

« Je n’ai pas eu de réponse ou de moyen de l’aider à ce moment-là, et je ne pouvais même pas dire ‘moi aussi' », a déclaré Mme Burke.

« Cela m’a vraiment dérangé, et cela a longtemps reposé dans mon esprit », a-t-elle ajouté.

Dix ans après cette conversation, Mme Burke a créé Just Be Inc., une organisation à but non lucratif qui aide les victimes de harcèlement sexuel et d’agression. Elle a cherché les ressources qui lui manquaient 10 ans auparavant et s’est engagée à être là pour les personnes qui ont été maltraitées.

Et elle a donné un nom à son mouvement: Moi aussi.

Dimanche, ces deux mots ont fait la une des médias sociaux avec #metoo, un hashtag promu par l’actrice Alyssa Milano. Au milieu de la tempête qui a pris feu, certaines femmes de couleur ont souligné que l’effort de longue date de Mme Burke, qui est noire, n’avait pas reçu le soutien des féministes blanches éminentes au fil des ans.

Mme Milano cherchait à donner une voix aux victimes d’abus sexuels, après que des accusations de harcèlement sexuel et d’agression aient été portées contre le producteur hollywoodien Harvey Weinstein.

Mme Burke a créé la campagne «Me Too» en 2007. Crédit www.justbeinc.org

Après son tweet, les médias sociaux ont rapidement été inondés d’histoires de harcèlement et d’agression, puisque #metoo est devenu un moyen pour les utilisateurs de raconter leur expérience en matière de violence sexuelle et de manifester leur solidarité avec les autres survivants. Le hashtag a été largement utilisé sur Twitter, Facebook, Snapchat et d’autres plateformes; sur Facebook, il a été partagé dans plus de 12 millions de messages et de réactions dans les premières 24 heures, selon l’Associated Press.
 

Ce fut un moment particulièrement combustible pour l’activisme des médias sociaux. Quelques jours plus tôt, au milieu des accusations contre M. Weinstein, l’actrice Rose McGowan, qui est parmi celles qui l’accusent de harcèlement sexuel, a été brièvement exclue de son compte Twitter, où elle s’exprimait ouvertement contre le harcèlement sexuel à Hollywood. 

 Le jour suivant, les femmes en ligne ont participé à un boycott d’une journée sur Twitter, organisé autour du hashtag #WomenBoycottTwitter. Mme Milano a rejoint le boycott.

Demain (vendredi 13) sera le premier jour depuis plus de 10 ans que je ne vais pas tweeter. Rejoins moi. #WomenBoycottTwitter pic.twitter.com/xoEt5Bwj5s
– Alyssa Milano (@Alyssa_Milano) 13 oct. 2017

Mais les femmes noires, latinos et autres ont commencé leur propre campagne. April Reign, une stratège des médias numériques et la femme derrière le hashtag #OscarSoWhite, a commencé à organiser les gens autour de l’affirmation #WOCAffirmation ou Women Of Color Affirmation

Le but était de s’élever les uns les autres car ils voyaient une différence dans la manière dont les femmes de couleur étaient traitées lorsqu’elles signalaient des abus.

Je me méfie de #WomenBoycottTwitter. Les gens ont l’air drôle à la lumière. Choisir quand nous nous levons pour faire taire les femmes. # IStandwithJemele
– Jasmyn Lawson (@JasmynBeKnowing) 13 octobre 2017

Intersectionnalité = quand vous voulez vraiment soutenir #WomenBoycottTwitter mais vous êtes en conflit parce que les femmes noires ne reçoivent jamais le même soutien.
– Kimberly Bryant (@ 6Gems) 13 octobre 2017

« Les femmes blanches n’ont pas été aussi favorables qu’elles auraient pu l’être des femmes de couleur lorsqu’elles subissent des abus et du harcèlement ciblés », a déclaré Mme Reign dans une interview.

« Nous avons vu cela avec Jemele Hill », a-t-elle dit, en référence au journaliste sportif qui a été suspendu par ESPN ce mois-ci pour avoir dénoncé la NFL, et Leslie Jones, « l’humoriste qui a été harcelé sur Twitter l’année dernière lorsqu’elle a été castée pour le remake « Ghostbusters » entièrement féminin.

« Nous l’avons utilisé comme un moment de paix pour dire que le féminisme devrait être intersectionnel », a déclaré Mme Reign. « S’il y a un soutien pour Rose McGowan, ce qui est génial, vous devez être cohérent dans tous les domaines. Toutes les femmes sont avec toutes les femmes. « 

Et donc, quand Mme Milano a tweeté le hashtag #metoo sans créditer Mme Burke, certains ont noté que les femmes noires avaient encore été laissées en dehors de l’histoire.

« Les femmes de couleur sont priées de garder le silence et sont effacées », a déclaré Mme Reign. « Comme avec Tarana. »

Mme Burke, elle aussi, a dit qu’elle était inquiète quand elle a vu le tweet de Mme Milano.

« Au départ, j’ai paniqué », a-t-elle dit. « J’ai ressenti un sentiment d’effroi, parce que quelque chose qui faisait partie du travail de ma vie allait être coopté et pris de moi et utilisé dans un but que je n’avais pas prévu à l’origine. »

Mais Mme Milano, qui a dit qu’elle n’était pas au courant de la campagne de Mme Burke, a fait un mouvement pour corriger le problème.

Elle a tendu la main à Mme Burke deux jours après qu’elle a envoyé le tweet #metoo et espère collaborer.

« Elle a été très reconnaissante et gracieuse », a déclaré Mme Burke.

Jeudi, Mme Milan est allée sur « Good Morning America », où elle a publiquement crédité Mme Burke pour sa campagne Me Too.

« Ce que la campagne Me Too fait vraiment, et ce que Tarana Burke nous a vraiment permis de faire, c’est de mettre l’accent sur les victimes », a déclaré Mme Milano dans une interview avec Robin Roberts.

Amplifier la voix des victimes a toujours été le but de Mme Burke. Malgré «un grand manque d’intersectionnalité entre ces différents mouvements», Mme Burke, dont la campagne est antérieure à l’adoption généralisée des médias sociaux, a dit qu’elle croit aussi que la campagne Me Too est plus grande qu’une seule personne.

« Je pense qu’il est égoïste pour moi d’essayer de me faire passer le ME TOO pour quelque chose que je possède », a-t-elle dit. « Il est plus grand que moi et plus grand que Alyssa Milano. Ni l’un ni l’autre ne devrait être centré dans ce travail. C’est à propos des survivants. «   

source: https://www.nytimes.com

Traduit pas la Team OJAL 

 
 

 » Les femmes comme leaders  » – Amy Jacques Garvey

« Les femmes comme leaders »
Par Amy Jacques Garvey
 
 
 
Amy Euphemia Jacques Garvey (1896 – 1973) fut l’une des principales leaders politiques, archivistes et interprètes du mouvement Garvey. Second épouse de Garvey, elle représentait souvent son mari lors de réunions et d’événements publics. Elle fut chroniqueuse régulière dans le journal de l’UNIA, « The Negro World ». Garvey était une ardente défenseure des droits des femmes et participa au fameux Cinquième Congrès panafricain tenu à Manchester, en Angleterre, en 1945. Son livre de 1963 Garvey and Garveyismfut en grande parti responsable du regain d’intérêt pour l’UNIA et le mouvement de Garvey.
 
 
 
 » Les exigences de l’époque présente exigent que les femmes prennent place aux côtés de leurs hommes. Les femmes blanches rassemblent toutes leurs forces et s’unissent indépendamment des frontières nationales pour sauver leur race de la destruction et afin préserver leurs idéaux pour la postérité… Les hommes blancs commencent à se rendre compte que, comme les femmes sont l’épine dorsale de leur foyer, elles peuvent aussi, grâce à leur expérience économique et leur aptitude pour les détails, participer efficacement à guider le destin de la nation et de la race.
Aucune ligne d’effort ne reste longtemps fermée à la femme moderne. Elle fait campagne pour l’égalité des chances et l’obtient. Elle travail bien et gagne le respect des hommes qui jusqu’à présent s’opposaient à elle. Elle préfère gagner elle-même sa croute plutôt qu’une femme au foyer à demi-affamée. Elle n’a pas peur du travail acharné, et en étant indépendante elle obtient plus du mari actuel que sa grand-mère à l’époque.
Les femmes d’Orient, jaunes et noires, imitent lentement mais sûrement les femmes du monde occidental, et comme les femmes blanches renforcent la civilisation blanche en décomposition, les femmes des races les plus sombres font de même pour aider leurs hommes à établir une civilisation basées sur leurs propres normes, et s’efforcent de bâtir un leadership mondial.
Les femmes de tous les climats et de toutes les races ont un rôle tout aussi important à jouer dans le développement de leur groupe particulier que les hommes. Certains lecteurs peuvent ne pas être d’accord avec nous sur cette question, mais ne façonnent-ils pas l’esprit de leurs enfants les futurs hommes et femmes? Même avant la naissance, une mère peut ainsi diriger ses pensées et sa conduite pour mettre au monde un génie ou un idiot. Imaginez les premières années de contact entre la mère et l’enfant, lorsqu’elle oriente son langage et est responsable de sa conduite et de son comportement. Beaucoup d’hommes sont sortis des profondeurs de la pauvreté et de l’obscurité et ont marqué la vie aux avis et aux conseils d’une bonne mère dont l’influence a guidé ses pas tout au long de sa vie.
Les femmes étendent donc cette sainte influence hors du royaume de la maison, adoucissant les maux du monde par leur contact gracieux et bienveillant.
Certains hommes peuvent argumenter que le foyer sera brisée et que les femmes deviendront grossières et perdront leur douceur. Nous ne le pensons pas, parce que tout peut être fait avec modération… La « baby-doll » est une chose du passé, et la femme éveillée se prépare à toutes les urgences et est prête à répondre à n’importe quel appel, même si elle doit faire face aux canons sur le champ de bataille.
New York a une femme Secrétaire d’État. Deux États ont des femmes gouverneures, et nous ne serions pas surpris si dans les dix prochaines années une femme honore la Maison Blanche à Washington. Les femmes occupent aussi des postes diplomatiques et, depuis des temps immémoriaux elles ont été utilisé comme espionnes afin d’obtenir des informations pour leur pays.
Les femmes blanches ont plus de possibilités d’afficher leur capacité en raison de la position des deux races, et en raison du fait que les hommes noirs sont moins reconnaissants envers leurs femmes que les hommes blancs. Les premiers chanteront plus facilement les louanges des femmes blanches que des leurs; Mais qui mérite plus d’admiration que la femme noire, celle qui a supporté les rigueurs de l’esclavage, les privations conséquences d’une race paupérisée, et les indignités accumulé sur un peuple faible et sans défense? Pourtant elle a souffert avec force, et est toujours prête à aider dans la marche vers la liberté et le pouvoir.
Ne vous découragez pas femmes noires du monde, mais aller de l’avant, indépendamment du manque de reconnaissance que l’on vous montre (…)
Nous sommes fatigués d’entendre les hommes noirs dire: « les jours meilleurs arrivent », alors qu’ils ne font rien pour que ces jours arrivent. Nous devenons tellement impatientes que nous arrivons aux premiers rangs et avisons le monde que nous brosserons le flanc des hommes nègres lâches et boiteux et que la prière sur nos lèvres et nos armes seront prêtes pour toutes, jusqu’à la victoire.
L’Afrique doit être aux Africains, et les Noirs partout doivent être indépendants, Dieu étant notre guide. Monsieur l’homme noir, regardez votre pas! Les reines d’Éthiopie régneront de nouveau, et ses Amazones protègeront ses rivages et ses habitants. Raffermissez vos genoux tremblant, et avancez, ou nous vous remplacerons et nous mènerons à la victoire et vers la gloire.

 

Source: « Women as Leaders » from The Negro World (October 25, 1925)