Elle est tuée dans sa propre maison par un policier sans raison - Elimu

Elle est tuée dans sa propre maison par un policier sans raison

Un officier blanc du département de police de Fort Worth au Texas est en congé administratif après avoir tiré sur une femme noire âgée de 28 ans qui a été abattue chez elle, tôt samedi matin, chez elle. Elle aurait entendu du bruit dehors (qui provenait de la police) et aurait dégéné son arme avant de se faire éliminer par l’officier Aaron Dean. Quand un réflexe d’autodéfense finit par vous être mortel. C’est ce que la presse dit, nous n’avons pas encore la moindre preuve qu’elle ai dégéné son arme, en tout cas on sait qu’elle n’est plus parmi nous. Elle avait de bonnes raisons de se sentir en insécurité vu l’actualité récente et passée.

 

La jeune femme tuée et son meurtrier

 

Atatiana Koquice Jefferson, 28 ans, a été tuée dans une chambre à coucher de sa maison vers 2h30 du matin, selon le médecin légiste du comté de Tarrant.

Dans une déclaration, le département de police de Fort Worth a déclaré que des agents de sa division centrale avaient répondu à un appel (envoyé par un voisin Noir inquiet pour elle) à 14 h 25 et avaient fouillé le périmètre de la maison, dans le bloc 1 200 de East Allen Avenue. Le voisin avait vu de la lumière et la porte d’entrée ouverte. Il n’en fallait pas plus pour qu’il appelle la police.

Un officier, après avoir vu quelqu’un à travers la fenêtre de la maison, a dégainé son arme et tiré une balle, tuant la femme.

Donc aujourd’hui aux USA, peut importe votre niveau de dangerosité, peu importe ce que vous faites ou bien où vous êtes: être Noir est une menace en soi!

La suprématie blanche décomplexée s’exerce dans ce dossier comme dans bien d’autres. Il ne s’agit pas de coffrer ce meurtrier, mais de le mettre à pied, comme si sa faute était minime. Comme si la vie d’Afrodescendants ne valaient pas bien plus qu’une simple erreur administrative. Comment est-ce que les Africains Américains pourraient se sentir en sécurité, où que ce soit? Comment leur demander l’intégration, le patriotisme?

Laisser sa porte ouverte est désormais un risque majeur de décès…imaginez seulement dans quel monde psychique ces populations vivent. La violence de l’Amérique est inhumaine depuis le commencement. Le système s’accomode de tout cela puisqu’aucune représaille n’a l’air de pointer son nez. Quelles représailles économiques? Aucune. Quelles représailles politiques? Aucune. Quelles représailles de la rue? Aucune! Nous allons encore pardonner. Esperons seulement que nous ne verrons aucun membre de sa famille enlacer le policier en guise de pardon!!

Ils chantent la violence intracommunautaire tous les jours, mais sont incapables de faire face à la violence étatique. Ce qui aggrave la chose c’est que certaines organisations (dont l’église) leur promettent un avenir radieux s’ils les rejoignent…pour mieux les endormir à traveres ledit pardon. Aucun salut à l’horizon. Aucune échappatoire, ils sont comme piégés dans ce pays dont ils sont les proies faciles, les prisonniers utiles, les gangsters de télévision. C’est déprimant et terriblement inquiétant. La question qui se pose est simple: dans un monde sans justice pour nous autres, ni en occident, ni en Afrique ou dans la caraïbe, comment interpréter l’avenir?

Elimu

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