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T.I rachète des quartiers d’Afrodescendants à Atlanta

La conscience d’une responsabilite communautaire

Connaissez-vous Yacouba Sawadogo? Vous devriez: il s’agit de l’homme génial qui a arrêtré la progression du desert dans son village natal de gourga au Burkina Faso. Quel rapport avec un rappeur multimillionaire T.I? A priori à part leur couleur de peau pas grand chose.

 

Viacom Summer TCA
CREDIT: Phillip Faraone/Getty Images pour Viacom

T.I n’arrête pas le desert mais il s’est attaqué à un phénomène économique et social qui touche de très nombreux quartiers afro-américains: la gentrification. C’est ce phénomène qui veut que des bobos fils à papa blancs viennent dans ton quartier car il leur évoque la dure vie du ghetto qu’ils ont vu dans les clips des années 90 et qu’ils s’y installent en masse, faisant ainsi grimper le prix du loyer. Qui dit hausse du prix du loyer dit disparition des classes laborieuses qui ont justement donné l’âme au quartier. S’en suit une paupérisation, un nouvel exode des plus démunis vers des zones encore moins bien pourvus d’infrastructures, écoles hopitaux etc. Un grand remplacement à l’envers en somme.Tout comme le sable avait repris ses droit sur la forêt.

Un partenariat entre de grands acteurs, tous Afrodescendants

Ce phénomène n’est pas nouveau mais la plupart des gens le voient comme une conséquence logique et innarrêtable de l’urbanisation des grandes villes. Ce n’est pas le cas de tout le monde. Comme vous le savez aux states les renois sont organisés à des degrés qu’on n’imagine même pas dans nos villes européennes. Tenez vous bien, c’est le genre de collaboration qui envoie du lourd. Donc le gars T.I s’associe avec une société immobilière nigeriane (Dynasty Real Estate) et une organisation dont l’objectif est toute une inspiration pour l’OJAL: « Revitaliser et reconstruire des communautés, un quartier à la fois. »Il s’agit de la Urban Planning Management, qui s’attèle à ce gros problème depuis plus de trente ans.

 

Redonner vie a des quartiers entiers


Ce trio panafricainement éclatant a donc eu pour objectif de racheter des quartiers entiers où vivent des Afrodescendants pour revitaliser et « dégentrifier » ces quartier d’Atlanta, ville d’origine du rappeur. Ce mouvement est connu sous le sloggan « buy back the block ». En clair il vont redonner vie à des quartier en rachetant des immeubles pour en faire des logements accessibles pour la communauté qui avait historiquement donné vie à ces quartiers. C’est tout bonnement revolutionnaire et foutrement inspirant. Ca change des business du genre « je vais créer ma marque de Whisky » ou bien « je vais ouvrir une chaîne de fastfood ». Il s’agit d’une initiative ultra positive, communautaire, qui donne du sens à ce mot et crée de l’unité en même temps qu’un avenir moins sombre pour des milliers de gens. Car ils l’achètent ensemble leur quartier, ce qui est gage d’une preservation de l’habitat. Que demande le peuple? 

Big Up au talentueux T.I pour ce geste qui on l’espère inspirera d’autres personnes de sa stature. SALUTE!

pour en savoir un peu plus sur ce mouvement dont nous devrions nous inspirer asap: 

https://www.buytheblock.com/

source: vibe.com

Ojalezvous!  

Au Rwanda la Blockchain au service de la tracabilité des minerais : vers la fin des conflits miniers en Afrique?

Cointelegraph

Nous apprenons que le Rwanda a fait appel à une societe anglaise, Circulor, afin de développer la toute première blockchain capable d’obtenir une tracabilité des minerais, et en particulier du Tantale qui rentre dans la fabrication de composantes electroniques (smartphones, ordinateurs etc.). Cette technique revolutionne donc le monde de l’extraction minière, monde très violent car ces minerais sont une vraie manne et se paient au prix fort: de très nombreuses vies humaines.

Le ministre Rwandais Francis Gatare, PDG de la societe nationale the Rwandan Mining, Petroleum and Gas Board, a annoncé avoir fait ce partenariat avec la firme anglaise, qui permettra une totale tracabilité et une transparence inédite concernant la provenance des minerais vendu à l’exportation. « Notre plate-forme blockchain permettra aux consommateurs de comprendre d’où proviennent les matériaux des produits qu’ils achètent et compliquera la tâche des matériaux qui ne sont pas issus de sources éthiques et qui traversent la chaîne d’approvisionnement. Cela réduira également considérablement les coûts pour les mineurs qui supportent actuellement une part disproportionnée des coûts de mise en conformité. » a déclaré le PDG de la societé Circulor Douglas Johnson-Poensgen. 

Avant ce partenariat avec le gouvernement Rwandais, la société avait fait un deal avec le constructeur BMW afin d’avoir une traçabilité sur le Cobalt utilisé dans ses véhicules, pour les mêmes raisons d’éthique. 

La blockchain est un système qui permet d’avoir une tracabilité parfaite, elle est de plus en plus utilisée pour autre chose que la monnaie virtuelle. Au Ghana par exemple est utilisée pour le droit foncier, et permet d’émettre des titres de propriété infalsifiables et donc perennise l’activité immobilière. Elle reduit donc drastiquement les conflits sur le foncier. Cet été la societe
De Beers, géant de la production de diamants, a annoncé avoir utilisé la blockchain pour tracer la route des diamants et ainsi couper court aux diamants du sang, de la mine à la vente aux particuliers. 

Ces industries sont très mortifères pour les Africains et Afrodescendants (l’or par exemple en. Guyane fait face aux mêmes probématiques, ou le nickel chez les Kanak) directement en terme de conflits armés, ou bien indirectement car les Etats se font corrompre et hypothèques l’avenir de leur population à cause de ces richesses. Nous nous réjouissons  de ces avancées. 

La prochaine étape serait peut-être d’avoir nos propres systèmes de blockchain, et pourquoi pas nos propres réseaux d’exploitation et d’exportation de nos minerais. Car si cette technique va réduire des coûts de mise en conformité et sûrement de corruption, elle ne nous appartient pas…tout comme une grande partie de notre sous-sol…

source: cointelegraph.com

Traduit par la Team OJAL


Ethiopie. Gouvernement paritaire et reconquete de terres non valorisée: le gouvernement de Abiy Ahmed,on aime!

Le premier ministe Ethiopien Abiy Ahmed

 

Décidément le premir ministre Ethiopien Abiy Ahmed a la carrure pour le job. Nous venons juste d’apprendre qu’il a nommé le tout premier gouvernement paritaire de l’histoire Ethiopienne! C’est sûrement gage de progrès pour le pays et les Ethiopiennes en particulier. Nous ne sommes pas à l’abris de petites revolutions dans ce pays. L’une d’entre elle a été l’abandon de la politique d’adoption dans le pays.

Un autre mouvement interessant de sa part et hautement salutaire: la reprise par le gouvernement de terres arables non exploitées par les investisseurs. Tous les africains soucieux du sort réservé au terres arables s’inquiétaient de les voir loués pour une bouchée de pain à des prix défiant toute concurrence; ceci sur des durées incroyables de 99 ans par exemple. Ce qui pénalisait évidemment les paysans locaux. Nous avons traduit un article pour vous afin de vous montrer ce qu’il a fait:

« L’Éthiopie a retiré un total de 412,6 hectares de terres détenues par des investisseurs, dont le milliardaire saoudien d’origine éthiopienne Mohammed Hussein al-Amoudi, qui n’avaient pas réussi à créer des emplois et à développer la ville comme promis lorsque les terres leur ont été attribuées, à la tête du pays d’Addis-Abeba. La banque Tesfaye Tilahun a confié à Voice of America.

Les investisseurs avaient promis de créer des emplois pour les jeunes et de développer Addis-Abeba en construisant des industries, des hôtels, un centre des médias et d’autres complexes dans la ville animée de plus de 4 millions d’habitants.

«Ils ont simplement construit une clôture autour de milliers d’hectards et l’ont laissée pendant des années. C’est tout ce qu’ils ont fait. Au lieu de construire la ville, ils ont donné à la ville une mauvaise image, en en faisant un lieu de collecte des déchets », a déclaré Tilahun, tout en expliquant pourquoi 95 personnes et entreprises avaient perdu leur permis.

Sur les 412,6 hectares de terres, 55 étaient associées à Mohammed MIDC, une société privée appartenant au milliardaire saoudien d’origine éthiopienne Mohammed Hussein al-Amoudi. En 2005, MIDROC a loué environ 10 kilomètres carrés de terrain au cœur de la capitale, acceptant de construire un centre-ville mais uniquement des habitants expulsés et une énorme barrière autour du terrain.

Avant la révocation du bail, MIDROC entretenait une relation grossière avec des habitants d’Addis-Abeba qui accusaient l’entreprise de polluer l’environnement et de ne pas embaucher d’habitants, ce qui a provoqué une manifestation dans la région de la capitale, Oromia, par crainte de la population de perdre leurs emplois agricoles en faveur de MIDROC.

Rien que cette semaine, 19 agences gouvernementales éthiopiennes et 18 entreprises liées à des diplomates africains ou à des gouvernements ont également vu leur licence révoquée. »

Certains sont au pouvoir depuis plus de trente ans et n’ont pas réalisé autant pour leur concitoyens. Bravo M. ABIY AHMED

source: thenerveafrica.com
Traduit par la Team OJAL

Ce que l’on pense de la dernière campagne Nike pour Kaepernick

Nike a fait une campagne inédite en faveur de Colin Kaepernick. Il y a du bon et du moins bon dans cette affaire. Le côté positif c’est que la puissante marque prend position fortement en faveur des droits des « minorité ». Ce qui n’est pas tellement étonnant étant donné que les meilleurs sportifs proviennent de ces minorités! 

La dernière campagne Nike qui déchaine les passions

 
« Alors que Kaepernick est désormais un paria en NFL où aucune équipe ne l’a recruté depuis l’expiration de son contrat avec San Francisco en janvier 2017, Nike en a fait l’un de ses ambassadeurs aux côtés de la reine du tennis féminin Serena Williams et de la mégastar de la NBA LeBron James pour célébrer le 30e anniversaire de son emblématique slogan « Just do it ». Peut-on lire sur le site capital.fr, précisant par la suite que l’engagement de la marque va bien plus loin puisqu »il a prolongé son contrat de partenariat avec Kaepernick et s’est engagé à créer une basket à son nom, honneur suprême pour un sportif professionnel, tout en finançant sa fondation d’aide à l’enfance. »

Que des enfants aient accès à des financements par le bais de cette campagne est formidable. Mais là où le bas blesse, c’est que précisément Nike fait des sommes collosalles en faisant travailler des enfants en Asie dans une précarité proche de l’esclavage ! Ils ne devraient pas jouer les progressistes…C’est donc une belle hypocrisie. 

Ce que nous dénonçons aussi c’est que tous ces sportifs fortunés soient là à vouloir avoir une basket de Nike a leur nom alors qu’ils pourraient créer eux-mêmes des marques d’équipement de sport où ils donneraient de l’emploi à qui ils veulent et dans de meilleurs conditions. Avoir un comportement de salarié lorsqu’on s’appelle Lebron James ou Serena Williams c’est déplorable. Ils dominent de très loin leur sport, leur popularité ne sera pas en baisse de sitôt et leurs revenus leur permettent de mettre à l’abris 4 generations….alors pourquoi ce manque d’ambition? Comment peut-on dominer un sport pratiqué par des centaines de millions de gens et ne pas avoir sa propre marque d’équipement pour ce même sport? 

La campagne de soutien de Nike à Serena Williams après le taulé a Rolland Garros



Under Armour a un partenariat avec Stephen Curry, Teddy Rinner etc. et a été fondé par…un ancien joueur de football américain. Blanc. A baltimore!! On marche sur la tête. Personne ne peut dire qui est exactement Kevin Plank, mais ce type a une belle marque qui a grapillé des parts de marché aux plus gros que sont les Adidas, Nike ou Puma. Nous courons, ils encaissent. Kevin Plank a désormais une fortune estimée à plus de deux milliards de dollards! En comparaison Lebron James n’a que 450 millions…Pour ne rien gâcher ce Plank milite également pour Trump, comme Kanye West qui lui est l’égérie d’Adidas (sans faire le moindre sport d’ailleurs). Que ce passe-t-il pour que les Africains américains ne soient pas capables de challenger cette industrie? C’est une sorte de syndrome qu’on pourrait nommer KFC: n’être que des consommateurs, parmi les premiers et les plus fidèles, mais ne jamais développer un business concurrent de ceux des « maîtres ».  Imaginez Bryan, James, Curry et Durant qui montent une marque d’équipement pour le basket. Imaginez qu’ils achètent une ou plusieurs franchises comme Jordan l’a fait à Charlotte, on aurait vraiment de quoi dire « Team Bryan », « Team Lebron », mais ces gens sont toujours des employés…

Kevin Plank, fondateur de Under Armour


Ce que Jay-Z a fait avec TIDAL, Lebron James pourrait le faire dans l’industrie du sport, ou bien Serena Williams…mais nous sommes là, à nous réjouir d’une sortie de basket ou bien du dernier tutu que la reine Serena porte. Les faits sont têtus. 

Ceci est un appel à l’ambition, non seulement pour ces stars qui ont les capacités réelle et les avantages de leur rang, mais aussi pour nous tous qui pouvons changer quelque chose où nous sommes. C’est cela l’initiative communautaire et c’est ce que l’OJAL prône chaque année. Ojalez-vous!


 

Oui, il y avait plus d’une Black Wall Street : Afrodescendants sachez-le

Black Wall Street a été utilisé pour nommer trois endroits différents:

Parrish Street, Durham, Caroline du Nord; Greenwood, Tulsa, Oklahoma; et Jackson Ward, Richmond, Virginie. Vous savez peut-être qu’il y a eu une attaque de black wall street. Voici quelques faits que vous ne connaissez peut-être pas sur les quartiers d’affaires afro-américains.

1. Parrish Street à Durham, Caroline du Nord était connue sous le nom de Black Wall Street à la fin des années 1800 et au début des années 1900. Son nom a été modelé après Wall Street à New York. 

2. Dans les premiers jours avant la construction des chemins de fer dans la région (Durham, Caroline du Nord), l’agriculture était l’industrie prédominante, à l’exception de quelques cas de transport de bétail.

 
3. L’essor du district commercial de Durham, en Caroline du Nord, peut être attribué aux efforts du «Triumvirat» de la communauté noire ou des «capitaines noirs de l’industrie», tels que décrits par Booker T. Washington, à savoir Charles Spaulding , John Merrick et le Dr Aaron M. Moore qui avait été responsable du succès de North Carolina Mutual Life Insurance qui a mené la montée du district financier. Merrick était barbier avant de diriger avec succès North Carolina Mutual. Beaucoup d’aide a été fournie par un ami de longue date, Washington Duke, investisseur, Julian Carr et James Duke, qui a aidé Merrick à obtenir du financement pour l’entreprise en fournissant des fonds et en aidant à obtenir des prêts pour l’entreprise.

4. Le 23 mars 1914, le pire incendie jamais atteint à Durham a détruit une partie substantielle du centre économique. L’ampleur des dommages a coûté des millions de dollars car la source d’eau des pompiers s’est avérée défectueuse au moment de l’incendie, ce qui a entraîné l’installation d’un nouveau système d’eau pour remplacer l’ancien construit en 1887. 

5. Au début du XXe siècle, Greenwood, située au centre de l’avenue Greenwood à Tulsa, en Oklahoma, était connue comme l’une des communautés noires les plus aisées et était appelée encore une autre Black Wall Street.

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6. En 1906, l’avenue Greenwood n’était alors qu’un chemin de terre près des voies ferrées. Le tout premier établissement commercial construit à cet endroit était une pension qui servait de refuge aux migrants afro-américains du Mississipi qui fuyaient l’oppression. Le bâtiment a été parmi les premières entreprises de O.W. Gurley, un propriétaire foncier aisé qui avait déménagé de l’Arkansas. J.B. Stradford, qui a également émigré à Tulsa a bientôt suivi le mouvement. Il a acheté une grande partie du nord-est de Tulsa qu’il a vendu seulement aux Afro-Américains. Plus tard, il a construit le Stradford Hotel à Greenwood. Ensemble, ils ont jeté les bases du quartier économique de Tulsa. 

7. En 1921, le Tulsa Race Riot, où des Blancs ont attaqué des Noirs dans la région, a détruit le quartier prospère des affaires. L’incident a détruit plus de 600 entreprises, dont: 21 restaurants, 30 épiceries, 2 cinémas, un hôpital, une banque, un bureau de poste, des bibliothèques, des écoles, des cabinets d’avocats, 6 avions privés, un système de transport des églises. Plus de300 personnes auraient été tuées (Basé sur des informations fournies par la Croix-Rouge américaine). Et plus de 1 000 maisons ont été incendiées.

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8. En 1995, le Centre culturel Greenwood, qui a coûté près de 3 millions de dollars, a été construit pour rendre hommage aux victimes des événements historiques qui se sont déroulés à Greenwood. Il abrite une galerie d’art afro-américaine, une énorme salle de réception et un musée. Il sert également de centre d’activités qui préservent le patrimoine afro-américain. Cependant, le financement de l’État a été complètement interrompu en 2011. Des campagnes sont en cours pour collecter des fonds afin d’empêcher la fermeture du centre.


9. La rue Black Wall à Jackson Ward, Richmond, Virginie a commencé après la guerre civile américaine. Lorsque les Afro-Américains déjà libérés ont travaillé ensemble avec les esclaves nouvellement libérés pour établir un centre d’affaires. Parmi les pionniers de la création du centre de commerce figuraient John Mitchell, Jr., rédacteur en chef de Richmond Planet (une gazette afro-américaine), et Maggie L. Walker, une Afro-américaine et une personne à mobilité réduite. Elle a été la première femme à affréter et à devenir président d’une banque américaine.
 

10. Jackson Ward était également célèbre pour être un centre de divertissement. Il était également connu comme le « Harlem du Sud ». Parmi ceux qui ont souvent joué il y a Duke Ellington, Ella Fitzgerald, Bill «Bojangles» Robinson, Lena Horne, Cab Calloway, Billie Holiday, Nat King Cole et James Brown. Et à l’intersection de Chamberlayne Parkway et West Leigh Street, se dresse une statue de Robinson dansant sur un escalier, pour laisser encore plus l’impression ou une atmosphère de divertissement dans le voisinage.

Marie Seva pour financialjuneteenth.com 
Traduit par la Team Elimu

  

1er juin 1921: L’attaque de Black Wall Street

1er juin 1921: L’attaque de Black Wall Street se conclut par énorméments de tirs, de coups, d’attaques aériennes, de bombes incendiaires et la destruction complète de Black Wall Street.

 

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Des membres éminents du Black Wall Street


 

Les premières heures du matin, le 1er juin, des groupes de Blancs armés et de Noirs se sont affrontés dans des fusillades. À ce moment-là, les combats étaient concentrés le long des sections des voies de Frisco, une ligne de démarcation entre les quartiers commerciaux noirs et blancs. Une rumeur a circulé que plus de Noirs venaient en train de Muskogee pour aider à une invasion de Tulsa. À un moment donné, les passagers d’un train entrant ont été contraints de se mettre à couvert sur le plancher des wagons, car ils étaient arrivés au milieu d’un feu croisé, le train prenant des coups de chaque côté.
De petits groupes de Blancs ont fait de brèves incursions en voiture à Greenwood, tirant indistinctement dans des entreprises et des résidences. Ils ont souvent reçu le feu de retour. Pendant ce temps, les émeutiers blancs ont jeté des chiffons de pétrole allumés dans plusieurs bâtiments le long de la rue Archer, les enflammant.
Les feux:


Vers 1 h du matin, la foule blanche a commencé à incendier, principalement dans les commerces de la rue commerciale Archer, à la limite sud du district de Greenwood. Alors que les équipes du service d’incendie de Tulsa arrivaient pour éteindre les incendies, la foule blanche les a détournés sous la menace d’une arme.
À 4 heures du matin, plus de 20 entreprises appartenant à des noirs avaient été incendiées.
Alors que les nouvelles circulaient parmi les résidents de Greenwood, beaucoup ont commencé à prendre les armes pour la défense de leur communauté, tandis que d’autres ont commencé un exode massif de la ville. Tout au long de la nuit, les deux parties ont continué à se battre, parfois seulement sporadiquement.

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Au lever du soleil de 5 heures, on aurait entendu un sifflet de train (Hirsch a dit que c’était une sirène). Beaucoup ont cru que c’était un signal pour les émeutiers de lancer un assaut total contre Greenwood. Un homme blanc est sorti de derrière le dépôt de Frisco et a reçu une balle mortelle d’un tireur d’élite à Greenwood. Des foules d’émeutiers ont afflué des lieux de refuge, à pied et en voiture, dans les rues de la communauté noire. Cinq hommes blancs dans une voiture ont mené la charge, mais ont été tués par une fusillade de fusillade avant qu’ils aient fait un bloc.

Accablés par le nombre d’hommes blancs, d’autres Noirs se sont repliés vers le nord sur l’avenue Greenwood jusqu’à la limite de la ville. Le chaos s’ensuivit alors que les résidents terrifiés s’enfuirent pour sauver leur vie. Les émeutiers ont tiré sans discernement et ont tué de nombreux résidents en cours de route. Se divisant en petits groupes, ils ont commencé à pénétrer dans les maisons et les bâtiments, à les piller et à prendre ce qu’ils voulaient. Plusieurs Noirs ont témoigné plus tard que les Blancs avaient pénétré par effraction dans les maisons occupées et avaient ordonné aux résidents de sortir dans la rue, où ils pourraient être conduits ou forcés à marcher vers les centres de détention.
Une rumeur s’est répandue parmi les blancs que la nouvelle église baptiste du mont Zion était utilisée comme forteresse et arsenal. Apparemment, vingt cercueils pleins de fusils avaient été livrés à l’église.
Attaques aériennes


De nombreux témoignages ont décrit des avions transportant des assaillants blancs, qui ont tiré des fusils et lancé des bombes incendiaires sur des bâtiments, des maisons et des familles en fuite. Les avions, six biplaces restants de la Première Guerre mondiale, ont été expédiés à partir de l’actuel défunt Curtiss-Southwest Field à l’extérieur de Tulsa.
Les responsables des forces de l’ordre ont déclaré plus tard que les avions devaient assurer la reconnaissance et protéger les Blancs contre un «soulèvement noir». Des témoins oculaires et des témoignages de survivants ont affirmé que le matin du 1er juin, les avions larguaient des bombes incendiaires et tiraient sur des résidents noirs au sol.
Plusieurs groupes de Noirs ont tenté d’organiser une défense, mais ils ont été submergés par le nombre de Blancs armés. Beaucoup de Noirs se sont rendus. D’autres ont riposté et sont finalement morts. Alors que les feux s’étendaient vers le nord à travers Greenwood, d’innombrables familles noires ont continué à fuir. Beaucoup ont été estimés être morts lorsqu’ils ont été pris au piège par les flammes.

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Les Blancs ont attaqué d’autres Blancs:

Alors que les troubles s’étendaient à d’autres parties de la ville, de nombreuses familles blanches de classe moyenne employant des Noirs dans leurs maisons ont été accostées par des émeutiers blancs. Ils ont exigé que les familles remettent leurs employés à des centres de détention autour de la ville. Beaucoup de familles blanches se sont conformées, et ceux qui ont refusé ont été victimes d’attaques et de vandalisme.
En gros, les Tulsans blancs qui ne participaient pas à l’émeute l’ignorèrent. Seules deux églises blanches du centre-ville, l’église First Presbyterian Church et la cathédrale catholique Holy Family, ont ouvert leurs portes pour abriter les réfugiés noirs qui avaient fui Greenwood.

Troupes d’État et loi martiale

L’adjudant général Charles Barrett de la Garde nationale d’Oklahoma est arrivé avec plus de 100 soldats d’Oklahoma City en train spécial vers 9h15. Il ne pouvait légalement agir avant d’avoir contacté toutes les autorités locales appropriées, y compris le maire, le shérif et la police chef.
Pendant ce temps, ses troupes s’arrêtèrent pour prendre leur petit-déjeuner. Barrett a également convoqué des renforts de plusieurs autres villes de l’Oklahoma. À ce moment-là, la plupart des citoyens noirs survivants avaient fui la ville ou étaient en détention dans les différents centres de détention.
Les troupes ont déclaré la loi martiale à 11h49. A midi, elles ont réussi à supprimer la plupart des violences restantes.

 
Conséquences:

Le nombre de morts rapporté varie considérablement. Le 1er juin 1921, le Tulsa Tribune rapporte que 9 Blancs et 68 Noirs sont morts dans l’émeute, mais peu de temps après, ils sont 176 morts.
Le jour suivant, le même journal a rapporté le compte de 9 Blancs et 21 Noirs.
Le New York Times a déclaré que 77 personnes avaient été tuées, dont 68 Noirs, mais a abaissé le total à 33 personnes.
Le compte de l’Oklahoma Department of Vital Statistics a mis le nombre de morts à 36: 26 noir, 10 blanc.
Maurice Willows, un travailleur social de la Croix-Rouge américaine, a rapporté que jusqu’à 300 Noirs ont été tués. Il a également signalé qu’il y avait une ruée vers l’enterrement des corps et qu’aucun enregistrement de nombreuses sépultures n’avait été fait.
Sur les quelques 800 personnes admises dans les hôpitaux locaux pour des blessures, la majorité aurait été blanche, les deux hôpitaux noirs ayant été brûlés lors des émeutes. De plus, même si les hôpitaux blancs avaient admis des Noirs à cause de l’émeute, contrairement à leur politique habituelle de ségrégation, les Noirs blessés avaient peu de moyens pour se rendre dans ces hôpitaux, qui étaient situés de l’autre côté de la ville.
Plus de 6 000 résidents noirs de Greenwood ont été arrêtés et détenus dans trois établissements locaux: Convention Hall, maintenant connu sous le nom de Brady Theatre; les champs de foire, qui étaient situés à environ un mille au nord-est de Greenwood; et McNulty Park, un stade de baseball à Tenth Street et Elgin Avenue.
 

Plusieurs Noirs étaient morts dans les centres d’internement. Alors que la plupart des décès auraient été enregistrés avec précision, aucun document n’a été trouvé sur le nombre de détenus traités pour blessures et ayant survécu. Ces nombres pourraient raisonnablement avoir été plus de mille, peut-être plusieurs milliers.


Perte de propriété


La section commerciale de Greenwood a été détruite. Cela comprenait 191 entreprises, un collège, plusieurs églises et le seul hôpital du district.
La Croix-Rouge a signalé que 1 256 maisons ont été brûlées et que 215 autres ont été pillées mais n’ont pas été brûlées.
Le Tulsa Real Estate Exchange a estimé que les pertes matérielles se chiffraient à 1,5 million de dollars en biens immobiliers et à 750 000 dollars en biens personnels. Les citoyens locaux avaient déposé plus de 1,8 million de dollars en réclamations liées aux émeutes contre la ville au 6 juin 1922.
Une action en justice:Un grand jury à Tulsa a statué que le chef de police John Gustafson était responsable de l’émeute parce qu’il a négligé son devoir; les fonctionnaires ont décidé de le démettre de ses fonctions. Lors d’un procès ultérieur, il a été reconnu coupable d’avoir omis de prendre les précautions nécessaires pour protéger la vie et la propriété, et d’avoir conspiré pour libérer les voleurs d’automobiles et percevoir des récompenses. Cependant, l’ancien chef n’a jamais purgé de temps en prison. Au lieu de cela, il est retourné à sa pratique de détective privé.
Aucun document légal n’indique qu’un autre fonctionnaire blanc ait jamais été accusé d’acte répréhensible ou même de négligence.
Dick Rowland est resté en sécurité dans la prison du comté jusqu’au lendemain matin, quand la police l’a transporté hors de la ville en secret. Toutes les accusations ont été abandonnées. Il n’est jamais revenu à Tulsa.
Aucune accusation n’a été portée contre des émeutiers blancs individuels.
Tentative d’empêcher la reconstruction de Greenwood:La division entre les habitants blancs et noirs de Tulsa était si profonde que la fin de l’émeute n’a pas commencé à apporter la réconciliation. La destruction généralisée de Greenwood n’était pas suffisante pour les Blancs qui voulaient se séparer encore plus des Noirs. Une semaine après l’émeute, l’homme d’affaires pionnier de Tulsa, W. Tate Brady, a été nommé au Tulsa Real Estate Exchange, connu sous le nom de « The Exchange ».
La Chambre de commerce de Tulsa avait créé le groupe pour estimer la valeur des biens endommagés ou détruits à Greenwood. La Bourse a également conçu un plan pour déplacer les Tulsans noirs plus au nord et à l’est du Greenwood original.
En collaboration avec la Commission de la Ville, la Bourse a préparé de nouveaux codes de construction pour le Greenwood original, ce qui rendrait la reconstruction prohibitive pour les propriétaires d’origine. Le terrain pourrait alors être réaménagé en un quartier commercial et industriel, non plus en zone résidentielle.
Le plan n’a jamais été mis en œuvre parce que la Cour suprême de l’Oklahoma a annulé les ordonnances proposées comme inconstitutionnelles.
La Commission des émeutes de la course de Tulsa:En 1996, suite à l’attention accrue portée à l’émeute en raison du 75e anniversaire de l’événement, la législature de l’État a autorisé la Commission Tulsa Race Riot afin d’étudier et de préparer un «compte rendu historique» de l’émeute. Entreprendre l’étude « bénéficié d’un fort soutien des membres des deux partis politiques et toutes les convictions politiques. »
La Commission a présenté son rapport le 21 février 2001.
En plus de documenter de manière approfondie les causes et les dommages de l’émeute, le rapport recommandait des mesures de restitution substantielle à la communauté noire; par ordre de priorité:
Paiement direct des réparations aux survivants de l’émeute de la course de Tulsa en 1921.Paiement direct des réparations aux descendants des survivants de l’émeute raciale de Tulsa.Un fonds de bourses d’études à la disposition des étudiants touchés par l’émeute de la course Tulsa.Établissement d’une zone d’entreprises de développement économique dans la zone historique du district de Greenwood.Un mémorial pour la réinhumation des restes des victimes de l’émeute de la course de Tulsa.La Tulsa Reparations Coalition, parrainée par le Center for Racial Justice, Inc., a été créée le 7 avril 2001 afin d’obtenir la restitution des dommages subis par la communauté noire de Tulsa, comme recommandé par la Commission de l’Oklahoma.
En juin 2001, la législature de l’État de l’Oklahoma a adopté la «Loi sur la réconciliation contre les émeutes raciales de 1921 à Tulsa». Tout en ne respectant pas les recommandations de la Commission, elle prévoyait ce qui suit:
Plus de 300 bourses d’études collégiales pour les descendants des résidents de Greenwood.Création d’un mémorial à ceux qui sont morts dans l’émeute, qui a été consacré le 27 octobre 2010.Développement économique à Greenwood.
Le gouvernement de l’État a fait des tentatives limitées pour trouver des fosses communes suspectes utilisées pour enterrer le nombre inconnu de victimes noires décédées. La Commission a signalé qu’elle n’était pas autorisée à entreprendre les travaux archéologiques nécessaires pour vérifier les revendications.
source: blackthen.com

Traduit par la Team OJAL 

La vraie raison derrière la semaine de travail de 40 heures et pourquoi nous sommes des esclaves économiques

economic-slave Cet article est un article américain, les references sont donc américaines, mais s’appliquent tout autant aux société européennes, a quelques différences près: par exemple en France nous travaillons globalement 35heures. 

L’esclavage économique, ou l’esclavage salarié, fait référence à la dépendance totale et immédiate des salaires pour survivre.
Bien que les gens à travers l’histoire aient dû travailler pour s’en sortir, nous vivons maintenant dans une culture où nous sommes amenés à croire que nous avons la liberté économique, quand à l’insu de la plupart des citoyens, nous sommes en fait liés dans la servitude.
Nous acceptons automatiquement une semaine de travail de 40 heures avec un salaire horaire maigre, même si beaucoup travaillent des heures supplémentaires et luttent toujours pour survivre. Il y a aussi ceux qui en font assez pour vivre confortablement mais qui ne peuvent pas demander moins d’heures de travail: soit vous travaillez 40 heures par semaine, soit vous ne travaillez pas du tout. Nous nous soumettons quand on nous dit quoi porter, quand nous devons arriver et partir, quand nous sommes autorisés à manger, et même quand nous sommes autorisés à utiliser les toilettes. Comment est-ce que nous sommes venus pour permettre cela?
La semaine de travail de 40 heures est survenue pendant la révolution industrielle en Grande-Bretagne quand, à un moment donné, les travailleurs ont passé de 10 à 16 heures par jour et ont commencé à protester. Les situations de travail pour les Américains ont également commencé à empirer, et en 1836, les publications du mouvement ouvrier demandaient aussi une semaine de travail de 40 heures. Les citoyens dans les deux situations étaient tellement surchargés de travail qu’une journée de huit heures était facilement acceptée. Ce système est inutile maintenant, si jamais il l’était, mais nous l’acceptons toujours en raison des effets de notre société capitaliste.

De nombreux facteurs ont contribué à notre système économique actuel et à l’acceptation continue de la semaine de travail de 40 heures, trois facteurs principaux étant la consommation, l’inflation et l’endettement. Premièrement, il est important de comprendre exactement ce qu’est l’inflation, comment elle fonctionne et comment elle conduit à l’endettement.Inflation:
Pour mettre simplement l’inflation, disons que le gouvernement américain a besoin d’argent pour la guerre qu’il a décidé de mener cette année. Ils demandent un prêt à la Réserve fédérale, et la Fed accepte d’acheter des obligations (en quelque sorte comme des reconnaissances de dettes) du gouvernement pour le montant du prêt demandé.

Le gouvernement des États-Unis imprime ensuite un tas de papiers qui s’appellent «Bond du trésor» alors que la Réserve fédérale imprime en même temps un tas de petits papiers que nous connaissons comme de l’argent. Un échange est fait entre le gouvernement et la Réserve Fédérale – les obligations pour l’argent – et le gouvernement américain dépose directement cet argent nouvellement imprimé dans une banque différente, qui à son tour, prend sa part dans les honoraires et les intérêts. Voilà, l’argent a été créé à partir de rien.

Bien que ce processus se déroule électroniquement maintenant (seulement 3% de l’argent est sous forme physique, l’autre 97% existe dans les ordinateurs), le problème en soit est qu’il dévalue le dollar. À un moment donné, la monnaie était indexée à l’or. C’est ce qui a donné à l’argent sa valeur, mais maintenant la valeur de l’argent est confiée à la Réserve fédérale (et autres banques centrales en Europe ou en Afrique) qui n’a aucune objection morale à réduire cette valeur en imprimant plus d’argent (concrètement c’est une forme de contrefaçon juridique). Pour le coût de l’impression, la Réserve fédérale crée de l’argent que le gouvernement américain a promis de rembourser – de l’argent qui n’existait même pas en premier lieu.

Cela fonctionne aussi avec des prêts bancaires privés aux citoyens. Chaque fois qu’une transaction de ce genre se produit, elle réduit la valeur de la monnaie réelle, et nous avons donc de l’inflation. Un dollar en 1913 nécessitait 21,60 $ en 2007 pour égaler sa valeur. C’est une dévaluation de 96% depuis l’entrée en vigueur de la Réserve fédérale. Comment cela mène-t-il à l’esclavage économique? Par la dette que l’inflation a causé.

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DETTE:


Puisque l’argent est créé par des prêts, cela signifie qu’il est créé par la dette. L’argent est égal à la dette et la dette égale l’argent. Donc, plus il y a d’argent, plus il y a de dettes, et vice versa.

Ce que cela signifie, c’est que si le gouvernement et tous les citoyens endettés étaient en mesure de rembourser ces prêts, il n’y aurait pas un seul dollar en circulation.


L’intérêt joue également un rôle important dans cette équation. Lorsque vous contractez un prêt et que la banque vous donne de l’argent qui, techniquement, n’existe pas, elle s’attend également à ce que vous payiez des intérêts supplémentaires avec elle. Si l’argent prêté vient de la Réserve fédérale, où est l’argent pour les intérêts supposés venir? La réponse est nulle part.


Cela veut dire que qu’il arrive, la nation ne pourra jamais sortir de sa dette, et c’est exactement le but de ce système méticuleusement orchestré. Comme une pièce de monnaie, quelqu’un va toujours faire faillite pour compenser l’intérêt qui est payé avec encore plus de dettes. Et ainsi, alors que la nation s’enfonce dans le trou alors que le coût de la vie augmente, survivre dans l’économie devient plus difficile. Ce désespoir de survivre, associé au fait que nous sommes nés dans ce système, est finalement ce qui nous pousse à accepter la semaine de travail de 40 heures sans réfléchir.

Nous comprenons maintenant l’élément qui nous oblige à accepter notre situation difficile, mais comment la semaine de travail de 40 heures profite-t-elle aux banques et aux sociétés? Après tout, les études montrent que le travailleur de bureau moyen réalise en terme de valeur de son travail, moins de trois heures de travail effectifs dans un poste de huit heures, et selon les rapports, les bénéfices des entreprises américaines sont en plein essor tandis que les salaires diminuent.

Les statistiques du Bureau of Labor Statistics montrent que la productivité à augmenté au taux annuel de 2,3% au troisième trimestre (l’article date de decembre 2016 ndlr), tandis que le salaire horaire n’a augmenté que de 1,3% au troisième trimestre, ce qui est la tendance de base depuis un certain temps. Les bénéfices des sociétés sont à leur plus haut niveau depuis au moins 85 ans, alors pourquoi ne pas nous payer plus, travailler moins et fournir des emplois supplémentaires à ceux qui en ont besoin? Cela nous amène au consumérisme.  

 

CONSOMMATION


Le dictionnaire Merriam-Webster définit le consumérisme comme ceci : la croyance qu’il est bon que les gens dépensent beaucoup d’argent en biens et services. À un moment donné, cette croyance a pu sonner vrai, mais avec le système capitaliste actuel et le coût de la vie, le consumérisme a commencé à avoir des effets négatifs sur notre société, surtout quand on prend en considération l’inflation et la dette croissante. Plus nous achetons, plus nous nourrissons les entreprises et les banques qui, à leur tour, nous poussent à l’esclavage économique.


Depuis les années 1800 et la révolution industrielle, les «consommateurs» dépensent de plus en plus d’argent pour des achats frivoles. Cette sur-indulgence a été construite et nourrie par les entreprises utilisant le mercantilisme (l’attitude ou les actions de personnes qui sont trop influencées par le désir de gagner de l’argent ou d’acheter des biens plutôt que par d’autres valeurs – Merriam-Webster). Des insinuations psychologiques ont été plantés dans le subconscient de la société depuis des générations à travers des publicités envers les consommateurs qui ont finalement conduit à certaines habitudes et croyances.

Certains exemples sont: 

«Achetez maintenant payez plus tard» – La General Motors Acceptance Corporation (GMAC) a commencé cet état d’esprit lorsqu’elle a été créée en 1919 et a commencé à promouvoir l’octroi de prêts aux personnes qui ont acheté des voitures. Les Américains ont finalement commencé à utiliser les nouveaux plans de crédit sur à peu près tout. En Europe le même système existe avec les cartes qui permettent à tout moment de payer à crédit ou comptant.

Broke people vs Billionaires 

« Garder le contact avec les Jones » – Généralement considéré comme le début de la culture de la consommation américaine, cet état d’esprit a commencé quand GM a introduit le changement annuel de modèle automobile. Les gens voulaient avoir le dernier modèle chaque année, et bientôt cette idée s’est répandue. La plupart d’entre nous, que nous voulions l’admettre ou non, sont familiers avec cette mentalité. Plutôt que de garder notre vieux grille-pain qui fonctionne parfaitement bien, nous voulons le nouveau modèle en acier inoxydable de style rétro parce qu’il a l’air chic assis sur notre comptoir de cuisine.


« 1929-1945 Dépression et guerre » – Peu de temps après la crise, la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle les annonceurs ont promis des produits disponibles quand il y aurait la paix. En conséquence, les clients (consommateurs) étaient désireux de prendre des dépenses immédiatement après la fin de la guerre.
« Paix » – A la fin de la guerre, l’optimisme des consommateurs et la croissance économique accompagnaient la victoire.
 

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 La semaine de travail de 40 heures est l’outil ultime pour les entreprises afin de soutenir cette culture de dépenses excessives. Dans nos conditions de travail actuelles, les gens sont obligés de se construire une vie le soir et leurs jours de congé. Nous nous trouvons plus enclins à dépenser beaucoup pour le divertissement et les commodités, car nous avons rarement du temps libre.

Quand nous avons du temps pour nous-mêmes, c’est généralement éphémère et nous finissons par négliger les activités qui sont la marche libre, l’exercice, la lecture, la méditation, les sports, les passe-temps, etc.
Alors que le fait d’avoir de l’argent supplémentaire se fait au détriment du temps personnel pour certains, pour d’autres non seulement ils sont privés de leur liberté personnelle, mais ils ont du mal à joindre les deux bouts. Le consommateur «parfait» travaille à plein temps, gagne beaucoup d’argent, s’adonne à son temps libre et, d’une manière ou d’une autre, gagne chaque mois.

Cependant, même ceux qui ne gagnent pas un salaire équitable se retrouvent parfois à gaspiller de petites quantités d’argent pour des raisons inutiles – une tasse de Starbucks ici, un cheeseburger McDonald’s là-bas, et ces dés flous vraiment cool suspendus à la vue arrière de votre Honda Civic 1993

De quelque manière que vous le regardez, nous sommes devenus une société malheureuse, stupide, surmenée. Nous achetons des articles stupides pour quelques moments de bonheur avant de s’ennuyer et de passer à autre chose. Nous ressentons le besoin de suivre les modes, ou de réaliser notre vision d’enfance de ce à quoi ressemblerait l’âge adulte. Nous dissimulons nos insécurités, évitons les problèmes et remplaçons les besoins psychologiques par des objets matériels. En laissant le temps libre de la société se raréfier, les gens paieront plus pour la commodité, la gratification, et tout autre soulagement qu’ils peuvent acheter.

Garder l’Amérique malsaine est devenu extrêmement rentable pour les grandes entreprises, et jusqu’ici leurs efforts ont porté leurs fruits. Notre société a été transformée en une industrie alimentée par l’esclavage économique, et le consumérisme est un facteur clé dans ce système corrompu, sur lequel le peuple a une influence directe. Les consommateurs sont les seuls à pouvoir arrêter de consommer.

source: countercurrentnews

Traduit et mis en image par la Team Elimu

Responsabilite Communautaire: Diddy appelle les Noirs à s’approprier la culture hip-hop

Sean « Diddy » « Brother Love » Combs repond présent pour les questions entourant la capacité des Noirs à s’approprier leur culture. Le rappeur / mogul l’a dit clairement lorsqu’il a répondu à un article du Billboard qui se demandait pourquoi le hip hop n’avait pas produit plus de cadres noirs de haut rang.




« CONNAIS TA VALEUR!!! SI CHACUN D’ENTRE VOUS, ROIS ET REINE VOULEZ VOUS REUNIR ET AGIR laissez-moi savoir !!! « Diddy a posté le lundi 16 avril. » SI NOUS NE POSSEDONS  PAS NOTRE CULTURE ALORS NOUS N’AVONS RIEN !!! Vous pensez que nous n’avons rien maintenant. Nous devons posséder notre culture! Ce n’est pas négociable !!! LA CULTURE QUE NOUS AVONS CRÉÉE SERA NOTRE PREMIÈRE OCCASION RÉELLE DE GAGNER DE LA RICHESSE ÉCONOMIQUE COMME UN PEUPLE. NOUS DEVONS TRAVAILLER ENSEMBLE PARCE QUE NOUS TOUS NOUS L’AVONS OBTENU !! #BlackExcellence. « 

Le fondateur de Bad Boy Records veut essentiellement que les Noirs prennent le contrôle de leur culture en étant en charge de la musique hip-hop et R & B – musique noire – qui se trouve actuellement au sommet du classement Billboard Hot 100.

« Il y a certainement un défi dans l’industrie de la musique en ce qui concerne le pipeline pour les cadres noirs, ce qui est intéressant quand on pense à l’impact de la musique qui est vendue, parce qu’il s’agit beaucoup de la musique urbaine et la culture noire  » a déclaré l’avocat Julian Petty  à la publication au sujet de l’écart entre les artistes noirs dominant les ondes par rapport au manque de cadres noirs en charge de leurs étiquettes. « Vous ne pouvez pas avoir quelques personnes là-bas. Nous devons comprendre cela. « 

L’article soulignait que des progrès récents avaient été faits pour pousser les gestionnaires noirs vers le sommet, y compris Tunji Balogun étant promu de vice-président senior à VP exécutif A & R chez RCA Records. Il a également un label de joint-venture appelé Keep Cool. L’avocate en musique Nicole Wyskoarko a été nommée vice-présidente des opérations urbaines chez Interscope Geffen A & M, au sein d’un groupe d’autres promotions de cadres noirs réalisées par des grands labels comme Warner Bros. et Columbia Records.

Nicole Wyskoarko


Une responsabilité Communautaire

Et alors que le début des années 2000 a vu le démantèlement des départements de musique noire chez les grands labels – BMG laissant tomber tout son secteur urbain en 2001 et Motown fusionnant avec Universal Music Group en 2005 – les entrepreneurs noirs ont eux aussi tracé leur voie.

Roc Nation de Jay-Z, Kendrick Lamar avec Top Dawg Entertainment, Cash Money de Birdman et son frère Ronald « Slim » Williams tous les labels de hip-hop mettant en vedette des cadres noirs au sommet.

Il semble que Diddy veut en voir plus de la part des Noirs. Et si ses commentaires sont une indication, beaucoup de gens l’ont soutenu à ce sujet.

« Je suis d’accord, nous devons posséder ce que nous sommes responsables de cultiver », a remarqué quelqu’un.

« BIG FACTS! » Un autre a commenté.

« Merci de garder cet élan », commenta quelqu’un. « Cela signifie beaucoup de choses venant de vous @Diddy nous devons garder le message de #blackexcellence toute la journée tous les jours. »

Un effort de responsabilité communautaire, comme de leadership et de clairvoyance économique que nous saluons. Même si d’aucuns diront qu’il a attisé les haines dans le hip-hop auparavant, cela est une autre histoire, il y a prescription. Concentrons-nous sur le positif: il est milliardaire et il veut partager le gateau, que demande le peuple? 

Une traduction OJAL
   

Responsabilité Communautaire: Jay-Z dépose une marque pour le personnage ‘Jaybo’ de la vidéo musicale ‘Story of O.J.’

Jay-Z aurait déposé la marque du protagoniste animé dans son clip « Story of O.J. ».S. Carter 

jay-z jaybo trademark

Enterprises, la société du rappeur, a déposé des documents pour détenir les droits du personnage, Jaybo, selon ce que le magazine TMZ a rapporté lundi, le 15 janvier. Le personnage sera placé sur une variété d’articles allant des t-shirts aux couvertures et aux tasses à café.

Un acte de responsabilité communautaire

L’action devrait mettre un terme à la possibilité pour les utilisateurs d’Etsy de fabriquer et de vendre leurs propres marchandises avec le personnage dans leurs magasin. Jaybo est présenté dans un clip de style Tex Avery déplorant le racisme vécu par les Noirs, quel que soit leur statut social. Et c’est ce que dont parle en définitive « 4:44 » . 

Le nom du personnage est un mash-up de Jay et « Sambo », le terme offensant pour une personne Afrodescendante. Il est montré dans le clip aux côtés d’autres caricatures racistes comme les mammifères et les pickaninnies.

Après que Sean Diddy Combs ai proposé un million de dollars à une mère indigne, on préfère ce genre de « business moove » de la part de Jay-Z. Esperons qu’il sera inspiré pour ses produits. 

traduit en partie de Atlantablackstar.com par la Team OJAL

La culture centrée sur l’Afrique nous montre comment construire une coopération économique.

Afin de construire des institutions africaines réussies basées sur un modèle économique coopératif, nous devrions commencer par développer de petites unités de partenariats africains non seulement en Afrique mais dans le monde entier. Ces petits groupes peuvent être initiés dans l’enfance et poursuivis tout au long de la vie afin que, lorsque les enfants atteignent la maturité, ils aient été socialisés dans le but d’une économie centrée sur l’Afrique et la nécessité de garder la richesse dans notre propre communauté. À titre d’exemple, le pouvoir d’achat des Noirs d’un trillion de dollars aux États-Unis pourrait être réorienté afin de jeter les bases d’une infrastructure économique mondiale et d’institutions africaines permettant à nos peuples de devenir producteurs et non seulement consommateurs.

Memphis historique signale que c’est peut-être la seule photo du Peoples Grocery, qui se trouvait à l’intersection de Mississippi Boulevard et Walker Avenue connu comme « la courbe. » (Memphis historique)

L’économie est basée sur les relations sociales qu’un groupe ou un peuple a développé les uns avec les autres au fil du temps. Par conséquent, l’éducation de la petite enfance est nécessaire pour développer la sensibilisation au développement coopératif afin que les jeunes Africains puissent être socialisés pour coopérer les uns avec les autres, maintenir des relations de confiance et, par conséquent, ils pourront acheter / vendre les uns aux autres. des coentreprises et des entreprises communes.

L’économie coopérative est le meilleur modèle pour répondre aux besoins des populations africaines. Un exemple de modèle économique coopératif est «Us Lifting Us» (ULU), qui, en utilisant la participation collective de ses membres, développe de petites entreprises appartenant à ses membres qui serviront de base à la construction d’une infrastructure économique pour les Africains. descente en Amérique et dans le monde. De plus, ULU encourage le soutien d’autres entreprises noires fondées sur une philosophie économique coopérative / collective.

Les Africains ne sont pas pauvres, cependant, nous nous percevons pauvres parce que nous avons été mal instruits. Nos talents et notre productivité économique n’ont pas été utilisés pour favoriser notre propre développement. Une socialisation et une éducation appropriées des jeunes Africaines et Africains à travers le monde est essentielle pour le développement de la confiance, qui est la base pour établir une base économique coopérative pour nous en tant que peuple africain. Il est important de noter que, en effet, l’éducation africaine est à l’origine coopérative et collective.

C’est la culture européenne dans laquelle nous sommes élevés comme des enfants qui tend à nous rendre individualistes, égocentrés et capitalistes. Nous voyons habituellement des banques et des compagnies d’assurance envoyer des lettres aux nouveau-nés dans le but de les remercier d’être nés et, en même temps, d’inviter leurs parents à ouvrir des comptes d’épargne qui profiteront à ces institutions.

En ce qui concerne l’économie, en tant que peuple africain, nous devons renouer avec notre façon de penser originale et nous devons commencer à le faire dès l’enfance. Tous les bébés noirs devraient être connectés avec d’autres bébés africains dans le monde entier afin de construire une coopération précoce et une sensibilisation permanente. Les Africains peuvent avoir les meilleures intentions du monde, cependant, si nous ne mettons pas ces intentions à exécution, nous ne remédirons jamais à notre situation et la façon de la résoudre est d’être liés les uns aux autres dès l’enfance. De cette façon, nous jetterons les bases de l’avenir d’une structure économique panafricaine mondiale. C’est ce que ULU est en train de développer, ULU est une structure économique coopérative visant à établir des entreprises détenues et exploitées par des Noirs dans le monde entier.

Les écoles devraient être notre cible principale, car c’est là que la conscience est construite. Les écoles européennes ne sont là que pour construire des mentalités européennes dans le but ultime d’amener de nouveaux consommateurs sur le marché. L’éducation est donc le médicament de l’inconscience africaine.

Notre histoire avec la domination européenne a toujours été de nous éduquer à rester divisés entre nous afin de mieux servir leurs intérêts:
L’esclavage du XVe au XIXe siècle (division et mauvaise éducation des Africains)
Colonisation du XIXe siècle aux années 1950 (Frontières des nouveaux pays créées par les Européens en Afrique)
Immigration de la fin des années 1950 à nos jours (Méséducation et guerres civiles en cours parmi les Africains).
En accumulant des richesses et des capitaux pour construire de grands projets, la domination européenne est le résultat d’unions géographiques et culturelles – EU-UK-USA, etc. – qui ont toutes copié les modèles coopératifs africains, que les Africains devront réintégrer afin de renforcer leur autonomie. communautés. En d’autres termes, nous n’avons pas d’autre choix que de travailler les uns avec les autres, car c’est une question de vie ou de mort. Pour nous, les Africains noirs, notre avenir est la coopération ou l’extermination.

Madicke Mboup est un citoyen sénégalais vivant actuellement en Irlande, il est titulaire d’un diplôme en droit de l’Université de Montréal au Canada et parle plusieurs
langues. Madicke est engagé dans des partenariats centrés sur l’Afrique, il a rejoint le réseau ULU en 2016. Son site web est blackdiaspovoice.com et il peut être joignable à son adresse e-mail bo365online@gmail.com. Les points de vue et opinions exprimés dans cet article sont ceux des auteurs et ne reflètent pas nécessairement les points de vue, les politiques ou la position d’Atlanta Black Star ou de ses employés .