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Phénomène ADOS vs PANAFRICANISME

Les propos qui vont suivre n’engagent que l’auteur.

1. Un aperçu rapide

Antonio Moore et Yvette Carnell, deux Afro-Américains qui se disent activistes (les activistes Afro-Américains les plus connus n’avaient jamais entendu parler de ces deux individus) ont créé un groupuscule (que je considère comme des identitaires « noirs ») appelé ADOS (American Descendants of Slaves c’est-à-dire Américains descendants d’esclaves ). ADOS a d’abord été un hashtag sur Twitter avant de devenir un groupe « organisé » qui a émergé (si on se base sur le nombre de followers de leurs réseaux sociaux) entre 2017 et 2019.

Le but de cette note que est juste de démontrer l’inutilité du phénomène ADOS qui n’est présenté ici qu’à titre d’information et de sensibilisation pour comprendre à quel point la confusion d’individus sur leur identité et la haine de soi peuvent entraîner la naissance de groupes xénophobes et sans aucune substance idéologique comme les ADOS. Je ne vais même pas m’attarder sur le fait que ce mouvement soit soutenu par les républicains et autres groupuscules extrémistes, xénophobes, islamophobes et racistes Américains ou encore sur la photo d’Yvette Carnell qui porte fièrement une casquette MAGA (Make America Great Again : slogan de campagne de Trump à peine codé qui en vérité signifie Make America white again). Le mouvement ADOS est un poison, c’est un groupe xénophobe d’extrême droite, isolationniste et anti-africain de personnes qui souffrent de self-hate. Leur accorder du crédit ou vouloir atténuer leur propos selon moi reviendrait à accorder du crédit ou nuancer des propos de membres du KKK. Il n’y a rien qui va avec ce mouvement.

On peut lire sur le site internet que le but des ADOS est « …to reclaim/restore the critical national character of the African American identity and experience, one grounded in our group’s unique lineage, and which is central to our continuing struggle for social and economic justice in the United States. » (de récupérer / restaurer le caractère national et important de l’identité et de l’expérience afro-américaine, ancré dans la lignée unique (?!) de notre groupe, et qui est au cœur de notre lutte continue pour la justice sociale et économique aux États-Unis. »

Les chevaux de bataille des ADOS sont les réparations (qu’ils utilisent plus comme un cheval de troie pour diviser la communauté Afro-Américaine, y semer la confusion et combattre le panafricanisme) et surtout leur volonté d’être reconnu à part comme « descendants d’esclaves » afin de les dissocier des Afro-Caribéens et des Africains venus du continent qui vivent aux états-Unis. Le mouvement ADOS est majoritairement contesté et vivement critiqué par une grande majorité des Afro-Américains heureusement (des panafricanistes Afro-Américains de renom comme Molefi Asante ou Runoko Rashidi ont dénoncé ce mouvement). Ce superbe article du rappeur et activiste Afro-Américain Talib Kweli résume bien le phénomène ADOS,  voir aussi cet article du Final Call sur la question

J’ai remarqué que certains membres du mouvement ADOS pensent que ce qui arrive aux Africains ailleurs qu’aux états-Unis n’est pas important pour les Afro-américains et je voudrais faire un commentaire (avec tout l’amour et le respect que j’ai pour mes frères et soeurs Afro-Américains) sur cette position dangereuse. C’est en partie à cause du même type de considération que je me suis toujours posé la question si le mouvement Black Lives Matter (BLM) ne devrait pas se renommer Black American Lives Matter ? Eh oui, figurez-vous chers amis de BLM qu’il existe des Africains en dehors des États-Unis. Figurez-vous que les Afro-Américains et leurs expériences de ne représentent pas GLOBALEMENT les Africains de cette planète. L’histoire de l’esclavage en Amérique est très différente de l’histoire de l’Ethiopie par exemple. Malcolm X nous avait bien mis en garde à ce sujet (résumé à ma sauce de son discours sur l’esclave de maison »: « L’esclave qui vit dans la maison du propriétaire d’esclaves pense qu’il est une version « esclave » du maître. Il a le même état d’esprit de supériorité que le propriétaire d’esclaves. Les privilèges et les miettes qu’il reçoit du propriétaire d’esclaves lui font croire qu’il est au-dessus du reste des esclaves. Il a droit comme le maître des esclaves». Ainsi puisque l’Amérique est une superpuissance, l’Africain d’Amérique (pas tous heureusement, seulement les ignorants) croit qu’il est aussi une superpuissance au sein de la société occidentale par rapport aux autres Africains.

Et beaucoup de « kneegrows » comme Candace Owens, les ADOS, Colin Powell, Condoleezza Rice sont des agents du maintien de ce sentiment de supériorité d’un grand nombre Afro-Américains sur les autres Africains. La vie des Noirs en Amérique est donc si importante que les Africains d’ailleurs doivent tout abandonner à leur profit. Cet état d’esprit de supériorité est si profondément ancré que certains Afro-Américains vont combattre les sales guerres Américaines pour le pétrole et opprimer d’autres peuples opprimés sous la bannière du drapeau Américain. Le silence de BLM sur les violences racistes auxquelles font face les Africains en dehors des états-Unis (ce n’est même pas si surprenant puisqu’ils sont tout aussi silencieux sur les problèmes de violence entre les Afro-Américains eux-même) démontre que leur désir est juste de prouver à leur oppresseur que seules les vies « noires » prises par des non Afro-Américains sur le territoire Américain comptent. Ils sont incapables d’étendre ce désir de reconnaissance d’humanité au reste du monde Africain (et c’est peut-être tant mieux car la victimisation n’a jamais résolu aucun problème). Amos Wilson nous avait bien prévenu de toujours garder une lecture globale et internationale de nos expériences d’oppression, de ne pas les circonscrire à un territoire donné.

Les ADOS ont étalé leur xénophobie notamment envers les Africains venus du continent (qu’ils avaient déjà bien affichée sur Twitter) et ignorance au grand jour l’année dernière en critiquant vivement l’actrice Nigériane Cynthia Erivo qui a joué le rôle d’Harriet Tubman (une figure féminine Afro-Américaine majeure de la résistance à la mise en esclavage des Africains par les Européens qui s’est évadée, a aidé d’autres Africains mis en esclavage à s’évader aussi et a organisé un réseau de lutte pour l’abolition de l’esclavage) dans le film « Harriet » sorti l’an dernier et en appelant au boycott du film. Le principal reproche que les ADOS faisaient à Erivo est qu’elle est Nigériane donc moins légitime pour jouer ce rôle qu’une actrice Afro-Américaine. Les ADOS se sont aussi servis du fait qu’Erivo avait écrit il y a plusieurs années des tweets dans lesquelles elle se moquait des Afro-Américains. Je voudrais faire une mise au point à ce sujet.

Le même type de comportement avait déjà surgi chez des Africains lorsque Denzel Washington a joué Steve Biko ou quand l’afro-américaine Jennifer Hudson a joué Winnie Mandela.

Je suis toujours étonné et confus de voir des Africains monter au créneau et dénoncer énergiquement ces phénomènes alors que les film en question sont tous détenus par des Européens. Cela visiblement les dérange beaucoup moins. Ces gens se plaindront que l’actrice qui a joué Harriet n’est pas une ADOS, mais vous ne les entendrez jamais se plaindre que toute la production (financeurs) du film est BLANCHE (puisqu’ils ont apprécié Black Panther, Birth of a nation etc). Seule la main-d’œuvre (réalisateurs, équipes techniques et acteurs) est généralement Africaine. Le pire c’est que si vous montrez à ces ADOS des cinéastes Africains ou Afro-Américains indépendants, jamais ils ne les mettront en avant ni ne soutiendront leur travail. C’est toujours plus facile de critiquer les représentations que les Européens font de nous ou de vouloir faire partie à tout prix de leur monde quitte à s’humilier (suivez mon regard) que de choisir l’auto-détermination. De vrais comportements de « nègres ».

Si les ADOS n’aiment pas Harriet (le film), pourquoi ne cherchent-ils pas l’argent pour produire et réaliser leur propre film ? De quel droit osent-ils vouloir (alors qu’ils ne soutiennent même pas financièrement leurs cinéastes indépendants) dicter aux Européens quelle est l’actrice la mieux adaptée pour un film que les Européens financent? Ont-ils investi de l’argent pour produire ce film ? Ont-ils fait passer une loi qui interdise la falsification historique des Afro-Américains ? Les Chinois n’en ont rien à faire d’Hollywood et de ses falsifications car ils se sont donnés les moyens de produire et de réaliser leurs propres films historiques. Les Indiens n’attendent rien et ne calculent pas Hollywood lorsqu’ils produisent et réalisent leurs propres films car ils savent qu’ils ont un public qui les soutient financièrement (pas avec des likes sur les réseaux sociaux) de l’Inde en Afrique du Sud, du Kenya au Royaume-Uni. Lorsqu’on leur demande de soutenir financièrement des cinéastes Africains indépendants pour produire et réaliser des films qui nous représentent positivement, ils ne le font pas ; mais ils ont le toupet de critiquer, de se précipiter dans tous leurs magazines et télévisions « black » pour dénoncer un film financé par les Européens et qu’ils ont fait pour eux alors que ces médias « noirs » n’ont jamais eu le même engouement pour le travail d’un cinéaste Africain indépendant. Quel culot ! C’est quand même incroyable ! Depuis quand la proie pense qu’il est du devoir du prédateur de raconter honnêtement l’histoire de la chasse ? Il serait vraiment temps d’apprendre comment le monde fonctionne. Nous n’avons que ce que nous méritons. Non ce n’est pas de l’auto-flagellation, juste des faits.

Je voudrais terminer cette petite digression sur le film « Harriet » par une petite observation sur le débat (un peu puéril) « qui des Africains de la diaspora ou du continent déteste plus l’autre ? ». La première chose c’est que les Africains du continent se détestent bien plus entrez eux qu’ils ne détestent ceux de la diaspora (Afro-Américains ou autre). Donc, les Afro-Américains qui ont utilisé les commentaires stupides de l’actrice Cynthia Erivo pour dire que les Africains détestent les Afro-Américains sont dans l’erreur. C’est vraiment malhonnête de prétendre cela. C’est toujours le risque de prendre ses expériences personnelles pour des généralités (« les hommes «noirs» , les femmes « noires» sont ça etc).

Deuxièmement, les Afro-Américains et les Africains de la diaspora en général sont considérés comme des héros en Afrique. Tout Africain vivant en Occident ne peut nier ce fait. La plupart des gens veut être comme eux. Même en Afrique du Sud, pendant les violences xénophobes contre les autres Africains, les vandales ne touchent pas aux Afro-Américains. Certes certains Africains n’aiment pas les Afro-Américains mais « certains » ce n’est pas « tous ». Enfin, la vraie haine vient de la diaspora (ignorante et confuse) à l’égard des Africains du continent et le phénomène ADOS en est l’illustration parfaite. Les ADOS vont jusqu’à dire (en parlant des Africains) : « ils ont des caractéristiques physiques différentes de nous (pourtant je suis sûr qu’il y a des Africains qui leur ressemblent comme deux gouttes d’eau sur le continent), ils sont différents, ils étaient des marchands d’esclaves » bref de l’ignorance totale. Il est donc clair que les ADOS sont des ennemis de notre peuple, des ennemis du panafricanisme, peut-être l’un des pires actuellement. Espérons que ce phénomène ADOS disparaisse rapidement.

Revenons maintenant au concept même d’ADOS et déconstruisons le.

Voilà donc des gens a déclaré qui se définissent comme descendants d’esclaves. Certains d’entre eux vont même jusqu’à dire qu’ils sont encore des esclaves. Voilà des propos ignorants, extrêmement graves et qui représentent du mépris pour nos ancêtres qui ont été mis en esclavage ainsi que nos frères et sœurs qui sont vraiment mis en esclavage jusqu’aujourd’hui en Mauritanie, au Maghreb etc. Il faut vraiment faire attention aux mots qu’on emploie. Nous ne vivons pas du tout les mêmes conditions que nos ancêtres. Pensez-vous sérieusement que s’ils nous regardaient d’où ils sont faire du gossip sur Will et Jada sur les réseaux sociaux, faire le CHOIX dépenser votre argent librement dans les magasins tenus par les Européens (H&M, Guerlain etc), ils nous qualifieraient d’esclaves ? Ça n’a aucun sens. Nous sommes en grande majorité aujourd’hui des esclaves mentaux, mais ça c’est un esclavage que nous avons CHOISI. Et puis ne venez pas me raconter que vous êtes des esclaves parce que nous sommes victimes de discrimination à cause de la couleur de notre peau. Je suis désolé mais ce phénomène s’appelle le racisme et pas la mise en esclavage. D’ailleurs, la discrimination touche aussi les Européens de l’Est, les Arabes, les Mexicains, etc et je ne pense pas que cela fasse d’eux des esclaves.

Autre problème dans le nom ADOS, c’est une définition de victimisation. C’est comme si nous les Africains qui sommes nés après la décennie 1960, nous nous appelions les Africains post-coloniaux. C’est complètement stupide. Il suffit d’ouvrir un livre écrit avec un minimum de sérieux sur le sujet de l’esclavage pour pour s’en rendre compte. Nos ancêtres ont été mis en esclavageils n’ont jamais été esclaves. Il peut arriver qu’on le dise par mégarde, par habitude, pour être plus bref ou facilement compris mais cela est fondamentalement FAUX et c’est une erreur grave pour une association de se présenter officiellement en identifiant nos ancêtres capturés comme des esclaves. Cela semble anodin mais voir l’esclavage comme une condition qui nous a été imposée change complètement notre paradigme et notre vision du monde. Esclave n’est pas une identité. Personne ne naît esclave. L’esclavage est une condition imposée à un être humain par un groupe de personnes mais ce n’est jamais la nature d’un être humain. Malgré toutes les tentatives de déshumanisation et de terrorisme sur nos vies que les Européens ont mis en place pour faire de nous (Africains) des bêtes de somme, nous ne l’avons pas été, nous ne le sommes pas et nous ne le serons jamais .

Pour ce qui est de l’aspect « Américain » des ADOS, Cette courte vidéo de Malcolm X extraite d’un discours qu’il avait tenu lors d’un événement de l’OUAA (Organisation de l’Unité Afro-Américaine), qui redémontre (c’est important en ces temps d’extrême confusion) qu’il a été le premier à clarifier l’identité de Afro-Américains et montre que les mots « nègre » ou « negro » ne sont pas pertinents pour nous désigner, devrait suffire pour comprendre que la base identitaire sur laquelle s’appuient les ADOS relève de l’ignorance pure de leur identité. D’ailleurs ce n’est pas une hasard si les ADOS n’évoquent jamais des figures majeures comme Malcolm X ou Marcus Garvey (peut-être parce qu’ils ont des origines Caribéennes et donc ne sont pas des Américains descendants d’esclaves) qu’ils qualifient sans gêne de trop anciennes et dépassées, donc il se pourrait qu’ils n’aient pas connaissance de ce discours de Malcolm X.

 
 

Kwabena NDIE pour Elimu

Kanye West veut se présenter à la présidence Américaine!

Le sulfureux Kanye West, que l’on ne présente plus, a tweeté ce samedi dernier. Jusque-là rien de grave mais voici la simple phrase de ce qui va sûrement être un raz-de-marée médiatique.

 

Nous devons maintenant réaliser la promesse de l’Amérique en faisant confiance à Dieu, en unifiant notre vision et en construisant notre avenir. Je me présente comme président des États-Unis 🇺🇸! # 2020VISION
– ye (@kanyewest) 5 juillet 2020

L’une des choses les plus folle jusqu’à maintenant, et c’est loin d’être fini à notre humble avis, est que l’un des hommes les plus influents de la planète, Elon Musk, n’a pas hésité à lui donner son total soutien pour cette campagne…Un soutien de poids. Un sud africain blanc aux côté d’un afrodescendant américain pour la présidence… Qui l’eût cru?

La question est de savoir si cela est une réelle volonté politique ou bien un coup de bluff pour diviser les soutiens Afrodescendants à Joe Biden…après avoir supporté publiquement Donald Trump. Rappelons tout de même que Kanye West avait auparavant annoncé que « L’esclavage ressemble à un choix »…rien que ça. On attend la suite avec impatience.

 

Kanye West et Elon Musk

 

Quoi qu’il en soit, l’une de ses déclarations ne fait aucun doute à nos yeux:

« Les médias mettent les musiciens, les artistes, les célébrités, les acteurs en position d’être le visage de la course, qui n’ont vraiment aucun pouvoir et qui travaillent vraiment pour les blancs », a ajouté West. « Quand c’est dit comme ça, c’est assez évident, non? Nous nous connectons émotionnellement à quelqu’un de notre couleur à la télévision et sentons que cette personne parle pour nous. Alors laissez-moi dire ceci: je suis le fondateur d’une organisation de 4 milliards de dollars, l’une des marques les plus recherchées par Google sur la planète, et on ne me dira pas sur qui je vais voter à cause de ma couleur. « 

Disons-le, cela ne peut pas être pire que Donald Trump! Comme le disait justement l’acteur et humoriste Chris Rock, si Georges Bush a été assez mauvais pour que les gens votent pour Barack Obama, le successeur de Trump ne peut-être que Jesus! Le créateur des Yeezy n’est pas très loin de se prendre pour ce dernier : rien de moins qu’un messie !

 

Source

Elimu

Black Wall Street : le National Park Service fait un don de 500 000 $ pour la rénovation de bâtiments historiques

Les restes du légendaire Black Wall Street subiront un lifting.

La Chambre de commerce de Greenwood a annoncé qu’une subvention de 500 000 $ du National Park Service sera utilisée pour la rénovation  d’un bloc de bâtiments historiques faisant partie de ce que l’on surnommait le Black Wall Street dans le district de Tulsa, Oklahoma. La subvention fait partie de quelque 14 millions de dollars en récompenses que l’agence fédérale verse à des projets et des sites historiques noirs par le biais de son Fonds de préservation historique des droits civils afro-américains. Les bâtiments Greenwood recevront de nouveaux toits et d’autres réparations à l’extérieur. Ces rénovations seraient les premières depuis le début des années 1980.

«Nous espérons qu’il est évident que nous devons nous engager à préserver l’histoire que nos ancêtres nous ont laissée», a déclaré le président de la Chambre, Freeman Culver, au Tulsa World.

Les dix bâtiments comprennent Greenwood Centre et ont été construits au début du 20e siècle. Ils sont situés dans ce qui était connu sous le nom de Black Wall Street, un quartier commercial et résidentiel à prédominance noire de Tulsa. La zone s’étendait sur 40 blocs et abritait plus de 10 000 Noirs. Il y avait des dizaines d’entreprises appartenant à des Noirs, notamment des banques, des restaurants et des théâtres.

 

La prospérité a été interrompue le 31 mai 1921, quand un groupe d’hommes blancs a arraché un jeune Noir de prison avec l’intention de le lyncher. Lorsque d’autres hommes noirs sont intervenus, un conflit a éclaté et un coup de feu a retenti. Ce qui a suivi a été 48 heures de terreur alors que des foules blanches ont tué des Noirs et brûlé plus de 1 200 bâtiments au sol. Lorsque la violence a finalement pris fin, quelque 300 Noirs sont morts et des milliers sont sans abri. Ces deux jours sont connus comme les émeutes raciales de Tulsa.

«Avant la mort de ma grand-mère, je lui ai demandé ce qui s’était passé», a rappelé Vanessa Hall-Harper, conseillère municipale de Tulsa au Washington Post en 2018. «Elle a commencé à chuchoter. Elle a dit: «Ils tuaient des Noirs et les chassaient de la ville.» Je ne savais même pas à propos du massacre jusqu’à ce que je sois adulte. Et j’ai été élevée ici. Ce n’était pas enseigné dans les écoles. C’était tabou d’en parler. »

Au cours des décennies qui ont suivi, il y a eu des tentatives pour ressusciter Black Wall Street, mais le quartier n’a jamais retrouvé sa gloire d’origine.

Aucun échéancier pour les rénovations n’a pour le moment été annoncé.

 

Une traduction de la team Elimu

source

Marcus Rashford fait plier le gouvernement britannique à lui seul!

Marcus Rashford c’est ce jeune prodige de 22 ans qui évolue au poste d’attaquant pour le légendaire club de Manchester United ainsi qu’en sélection nationale. Détenteur d’un record qui datait de 50 ans comme le plus jeune buteur de Manchester United en Coupe d’Europe (George Best détenait ce record, rien que cela). Rashford ce n’est pas que cela. Le jeune homme originaire de Saint Christophe (petites antilles) a mis sa notoriété au service des plus démunis.

En effet le joueur a mis une terrible pression au gouvernement britannique qui souhaitait mettre fin au coupons-repas déstinés au enfants des familles les plus modestes pendant le confinement (et donc pendant que les cantines étaient fermées). L’afrodescendant Rashford a été révolté d’entendre cette nouvelle:

« Ce que traversent ces familles actuellement, je l’ai vécu aussi. Maintenant que je suis dans cette position, c’est très important pour moi d’aider ceux qui sont en difficulté. Cette crise se déroule alors que ces enfants devraient pouvoir se concentrer sur leurs études et c’est juste fou que ces problèmes soient encore d’actualité en 2020. Je pense que ces situations ne devraient plus exister… »

Dans les premiers jours du confinement, Marcus Rashford avait lancé sur les réseaux sociaux une campagne de levée de fonds. Une première vague de dons avait permis de collecter 134 000 livres (149 000 euros) et il avait lui-même versé de l’argent pour porter cette somme à 400 000 livres (445 000 euros) en avril. Il s’est ensuite engagé à recolter 20 millions de livres (22,3 millions d’euros) en dons alimentaires. Promesses tenue. Puis a interpellé le gouvernement dans une lettre ouverte qui a ému les britannique. Il faut savoir qu’il a vécu au sein d’une famille de 5 enfants élevés par une mère célibataire (qui doit être franchement fière du travail accompli); c’est donc en connaissance de cause qu’il a mené celle-ci. Boris Johnson a donc consenti a débloque un fonds alimentaire d’un montant d’environ 120 millions de livre sterling (133 millions d’euros). Bravo l’artiste!!

Elimu

JORDAN veut donner 100 millions à des associations de lutte contre les inégalités raciales

Coup de tonnerre!! On avait entendu que Kanye West allait donner 2 millions à la famille de George Floyd et à des institutions éducatives, désormais c’est le légendaire Michael JORDAN qui veut passer à la vitesse supérieure. Alors que durant sa carrière il était complètement aveugle aux inégalités et aux violences racistes, il déclare désormais « en avoir marre »

 

« Black Lives Matter (la vie des Noirs compte). Ce n’est pas une affirmation controversée. Tant que ce racisme enraciné qui cause la faillite des institutions de notre pays ne sera pas totalement éradiqué, nous continuerons de nous engager à protéger et à améliorer les vies des personnes noires »

Une déclaration qui s’accompagne d’un acte conséquent : Michael JORDAN et la Jordan Brand vont donner 100 millions de dollars sur dix ans pour participer à l’éradication des inégalités raciales! C’est plus que quiconque n’avait jamais donné dans le monde du sport. C’est l’équivalent du budget annuel total d’un club comme Saint Etienne en France…Désormais on ne pourra plus parler sur son manque d’implication et son mutisme, alors que d’autres s’impliquaient toute l’année à l’instar de Lebron James que l’on oppose toujours à Jordan. Respect à l’un des plus grands sportifs de tous les temps. La mort de George FLOYD aura eu des répercussions bien étonnantes pour les observateurs que nous sommes, et ce n’est pas encore fini visiblement.

Elimu

Sarah Maldoror, une panafricaniste engagée devenue icône du Cinema Panafricain

Un petit hommage à une très grande cinéaste Africaine.

Africaine des Antilles (Guadeloupe), la cinéaste et militante anticolonialiste Panafricaine Sarah « Maldoror » née Sarah Ducados le 19 juillet 1929 à Condom en France d’une mère Française et d’un père Guadeloupéen a rejoint les ancêtres le 13 avril 2020 à Saint-Denis en France des suites du covid 19. Elle a choisi son pseudonyme après avoir lu « Les Chants de Maldoror » de l’écrivain français Isidore Ducasse. Elle est venue au cinéma par le théâtre. Formée au cinéma à Moscou avec Sembène, elle a réalisé en 1976 le premier documentaire sur Aimé Césaire « Un homme, une terre, portrait du poète et homme politique Aimé Césaire » ainsi qu’un documentaire sur Léon-Gontran Damas. Elle a réalisé des films pour la télévision française dont « Un déssert pour Constance » en 1979-1980 avec l’immense acteur, réalisateur Ivoirien, légende vivante et icône du cinéma Africain Sidiki Bakaba ainsi que le très grand acteur et réalisateur Cheik Doukouré avec qui il avait déjà joué dans « Bako » en 1978.

Ce film comique dépeint le quotidien de balayeurs Africains de Paris avec leurs problèmes, leur mal du pays et met aussi le doigt sur le racisme « bon enfant » de cette époque. Sarah Maldoror était l’épouse du militant anticolonialiste, camarade et ami intime de Cabral, l’intellectuel révolutionnaire et un des leaders du MPLA Mario de Andrade. Elle était l’une des toutes premières femmes cinéastes du continent.

Je vais parler ici de « Sambizanga », son premier long-métrage co-écrit avec son mari Mario de Andrade qui est aussi son film le plus connu et qui est sorti en 1972. Il a été distingué du Tanit d’Or au Festival de Carthage de la même année. « Sambizanga » parle de la lutte quotidienne des Angolais pour libérer leur pays du joug du colonialisme Portugais. Sarah Maldoror disait elle même qu’elle avait voulu montrer l’Afrique en lutte dans ce film. Le titre du film est le nom d’un quartier populaire de l’agglomération de Luanda dans lequel est sensé se dérouler l’essentiel du film même si en réalité le film a été tourné au Congo Mfoa dit « Brazzaville ». Le MPLA, le gouvernement Congolais et l’Agence de coopération culturelle et technique (organisation française) ont produit le film. Sambizanga est un lieu hautement emblématique de la lutte de libération en Angola car des militants du MPLA sont partis de là pour prendre d’assaut les prisons de Luanda afin de libérer les détenus politiques le 4 février 1961 déclenchant ainsi le combat contre les colonialistes Portugais.

Ce film révolutionaire est adapté de la nouvelle « La vraie vie de Domingos Xavier » (inspirée d’une histoire réelle) écrite par le Portugais (dont la famille s’est installée en Angola lorsqu’il avait 1 an) et militant du MPLA, Luandino Vieira (né José Vieira Mateus da Graça) suite aux événements de février. Il terminera la rédaction de cette nouvelle en novembre 1961 quelques jours avant son arrestation (voir quatrième de couverture). Cette nouvelle a été traduite en français par Mario de Andrade (encore lui!) et Chantal Tiberghien et publiée avec une autre nouvelle de Luandino (« Le complet de Mateus ») aux éditions Présence Africaine en 1971 (voir photos).

« Le complet de Mateus », l’autre nouvelle de ce livre a été aussi adaptée par Sarah Maldoror dans sa première oeuvre cinématographique, le court – métrage « Monangambée » réalisé en 1969/1970 qui parle aussi de la lutte anticolonialiste en Angola. Ce livre publié pendant la guerre de libération avait pour but de mobiliser l’opinion publique sur la situation en Angola. L’exemplaire en ma possession est dédicacé par Mario de Andrade (himself!) à Roger Bastide, sociologue et anthropologue français ayant mené plusieurs recherches et études sur les peuples et cultures du Brésil.

Ce film qui reste assez fidèle à la nouvelle décrit la résistance anticolonialiste à Luanda, l’univers carcéral colonial et les débuts de la lutte de libération armée dans les 60s à travers l’histoire de Domingos Xavier, un conducteur de tracteur sur un chantier dans le village de Dondo et qui est aussi un militant de la lutte de libération de son pays. Domingos (de) Oliveira qui joue le rôle de Domingos Xavier est un exilé Angolais recruté comme tractoriste au Congo que Maldoror a rencontré presque par hasard et qu’elle a retenu pour son film.

Un matin, il est arrêté par des hommes du PIDE (police secrète politique portugaise) pour ses activités politiques qu’il menait clandestinement avec certains de ses collègues; arraché à sa femme qui ignorait les activités politiques de son époux et à son enfant. Il est brutalisé et emporté dans un 4×4 vers une destination inconnue.

Dès lors, sa femme Maria va partir à la recherche de son mari dont elle n’a plus de nouvelles, allant de prison en prison, d’un bureau administratif à l’autre d’abord à Dondo puis à Luanda après un long chemin en bus. Ni ses cris, ni ses larmes ainsi que celles de son enfant ne suffiront pour retrouver Domingos encore moins le libérer. Des camarades militants du MPLA mènent aussi leur enquête pour déterminer l’endroit où Domingos a été enfermé. Elle finit par apprendre la mort de son homme à la prison de Luanda sous la torture d’agents colonialistes portugais du PIDE qui voulaient qu’il trahisse ses camarades de lutte en donnant des noms ou en reconnaissant des noms à propos desquels ces agents l’interrogeaient.

 

Sarah Maldoror et Mario de Andrade forment un couple iconique de la résistance Africaine

À travers une longue marche et grâce à ses contacts avec les militants du MPLA qui recherchent aussi activement Domingos, Maria découvre un aspect nouveau de la vie qui lui redonne espoir : la lutte pour la liberté. Les camarades militants de Domingos lui rendent hommage à la fin du film après avoir appris sa mort. Pour eux, le combat continue et Domingos vivra éternellement dans la mémoire du peuple Angolais.

Un fait marquant et surprenant dans ce film est le mélange de plusieurs langues Africaines dans certains dialogues : le kikongo, le lingala et le kimbundu.
Un des aspects les plus intéressants de ce film et que Sarah Maldoror aimait souligner est la conscientisation politique progressive au cours du film de Maria, et sa participation active à la lutte de libération du pays à travers sa marche courageuse qu’elle effectue avec son enfant sur le dos depuis Dondo jusqu’à Luanda pour retrouver son mari sans jamais se décourager.

Une image qui rompt avec l’idée très en vogue à cette époque de la femme Africaine qui passe le temps à attendre son mari et à lui faire des enfants. Beaucoup de collectifs féministes se sont intéressés à ce film pour cela et ont même collé l’étiquette « féministe » à Sarah Maldoror. Le film par rapport à la nouvelle a donné une place beaucoup plus importante à Maria interprétée par l’économiste Cap Verdienne Elisa Andrade: économiste et militante du PAIGC (qui avait déjà joué dans « Monangambée « ). Il ne s’agit plus de l’histoire de la résistance de Domingos tout seul comme dans le livre mais de celle du couple formé par Domingos et Maria.

Un autre aspect que j’ai trouvé époustouflant dans le film et le livre est la très bonne organisation des militants en des réseaux stratifiés qui communiquent très prudemment et intelligemment les uns avec les autres créant ainsi une véritable chaîne de solidarité et de générosité. C’est Zito un très jeune garçon a priori banal (mais à qui les militants du parti ont assigné le rôle de guetteur), qui tout en jouant avec les enfants de son âge, surveille l’entrée de la prison de Luanda va repérer Domingos.

Dès qu’il voit Domingos y arriver, il court informer son grand-père Petelo qui est en lien avec d’autres structures clandestines et ainsi de suite jusqu’à ce que Domingos soit identifié et que les militants mettent en place une stratégie pour le soutenir ainsi que ses proches.

Je ferai peut-être plus tard une analyse plus détaillée du film et du livre.
Les gens qui sont proches des gérants de Présence Africaine devraient leur demander de rééditer ce livre parce qu’il est ESSENTIEL…

Le film « Sambizanga » est sur youtube pour ceux que ça intéresse. »

Elimu

 
 
 
Kwabena Ndie

Meek Mill envoie 100 000 masques dans les prisons, y compris Rikers Island, au milieu d’une épidémie de coronavirus

Près de 100 000 masques chirurgicaux ont été envoyés dans les prisons pour protéger les détenus du coronavirus, gracieuseté du rappeur de Philadelphie Meek Mill, du partenaire des Sixers Michael Rubin et de leur organisation de réforme de la justice pénale.

Vendredi, avec l’aide de l’auteur et défenseur de la réforme des prisons, Shaka Senghor, la Reform Alliance a précipité 50 000 masques sur la Rikers Island de New York, où des centaines de détenus et de membres du personnel ont été infectés par le virus.

Les livraisons interviennent alors que les prisons à travers le pays commencent à voir des cas de coronavirus et des militants, y compris l’ACLU de Pennsylvanie, appellent les autorités à réduire les populations carcérales en libérant des délinquants de bas niveau et des personnes souffrant de problèmes de santé qui les rendent plus vulnérables. Les responsables des services correctionnels disent qu’ils peuvent gérer la crise et ne veulent pas menacer la sécurité publique.

Le procureur du district de Philadelphie, Larry Krasner, a déclaré qu’il souhaitait réduire la population carcérale de la ville – qui est d’environ 4 400 – en raison de la pandémie. Des cas ont été signalés dans les prisons de la ville, ainsi que dans les établissements correctionnels des comtés de Montgomery, Delaware et Chester.

« Je ne peux pas dormir. Je ne peux pas respirer et j’ai l’impression que je vais mourir », a écrit un détenu de la prison du comté de York le mois dernier. «Personne ici ne peut même me procurer un inhalateur. Comment peuvent-ils nous sauver de ce virus? « 

En plus d’envoyer des masques et de fabriquer des masques pour les travailleurs de la santé, l’Alliance réformiste plaide également pour une réduction de la population carcérale.

 

source

Traduit par Elimu

[VIDEO]Le don’t rush challenge nous enjaille

#dontrushchallenge

Vous l’avez peut-être râté? Il y a en ce moment un challenge féminin qui ne manque ni de piquant, ni de revalorisation de soi et de sa culture est en train d’inonder la toile. Il y a les Nappy et tissages, les fines, les fortes…elles sont toutes très agréable à regarder.

Un don’t rush « généraliste » en compilation

Le spécial Nappy

Les camerounaises sont présentes

Le don't rush des pilotes de ligne

Celui des congolaises

Les angolaises ne sont pas en reste

Le don't rush blacks doctors américaines

Le challenge vient juste de commencer donc nous n’avons pas toutes les vidéos bien entendu, n’hésitez pas à commenter pour nous dire laquelle est la meilleure selon vous! En ces temps de confinement, pas sûr que cela incite tout le monde à rester chez soi mais on apprécie la démarche…

 

Elimu

Covid19: est-ce qu’il y a les mêmes enjeux que pour le paludisme et l’artemisia en Afrique?

En ce qui concerne le paludisme, il est de notoriété publique que les entreprises pharmaceutiques ont délibérément bloqué l’accès aux malades des bienfaits de la plante Artemisia.

Pour des raisons financières, ces grandes organisations ont fait bloquer des recherches, mis au silence les scientifiques qui s’intéressaient aux bienfaits de cette plante pour les très nombreux malades de la malaria (autre nom du paludisme). Vous pouvez voir ci-dessous les témoignages de personnes qui ont tenté de mettre au point un traitement de grande ampleur sur la question


Aujourd’hui, il est question de la Chloroquine qui serait efficace contre le virus Covid-19 selon le professeur Didier Raoult. Or, ce médicament est très peu cher, ce qui pose de sérieux doutes sur la volonté des Big Pharma, comme on les appelle, à en faire l’usage. Alors que quelques personnes contaminées, dont le maire de Nice Christian Estrosi, vantent les mérites de ce traitement, l’Etat et de nombreux médecins montent au créneau pour tempérer l’enthousiasme collectif. Quoi qu’il en soit les marseillais font la queue par dizaines pour bénéficier de ce soin.

La question qui se pose, et qui inquiète, est de savoir si le Continent Africain pourra exploiter la plante, la quinine, à la base de ce médicament. En effet, cette plante pousse abondamment sur le continent. Si elle pouvait être exploitée, l’Afrique deviendrait le territoire qui sauverait l’Humanité d’une immense tragédie…qui est déjà en cours en ces temps de confinements un peu partout sur le globe. Encore faut-il qu’il y ai une volonté de la part des politiques et des professionnels de santé.

Le silence de nos scientifiques est glaçant, et cela peut être compréhensible dans la mesure où ils connaissent le sort qui a été réservé à l’artemisia…voyons ce que l’avenir nous réserve.

Elimu



Covid19: Jack Ma solidaire des Africains, envoit du matériel médical sur le Continent

Le milliardaire chinois et fondateur d’Alibaba, Jack Ma, s’est engagé à faire don de 20 000 kits de diagnostics, 100 000 masques, et 1000 combinaisons protectrices à chaque Etat africains pour aider à combattre la pandémie du coronavirus. C’est une excellente nouvelle compte tenu de la léthargie dans laquelle l’Union Africaine est en ce moment vis-à-vis de ce virus et alors que l’Union Européenne, qui est certes l’épicentre de l’épidémie, a débloqué 700 milliards d’euros pour soutenir l’économie.

A l’heure où les activités informels sont la plus grande partie de l’économie de nos Pays, comment un tel Virus peut-être endigué sur le continent? On a dit ici même que l’Afrique a malheureusement un lourd passé avec les virus et autres infections comme Ebola et donc un certain savoir faire. Est-ce qu’elle sera à la hauteur? En tout cas pour l’instant c’est le moment de la gratitude envers cet homme d’affaire exceptionnel, que cela soit un coup de com’ ou non cela va sauver des vies. Ci-dessous les réactions des présidents

 

Les kits et autres masques iront en Ethiopie pour être livrés sur le reste du continent. Le premier ministre Ahmed ABIY a tenu à remercier chaleureusement l’homme d’affaire Asiatique de s’être mobilisé pour le continent, pour ce faire il a retweeté ce message du magnat Chinois avec ses remerciements

L’Afrique peut avoir une longueur d’avance sur le coronavirus. À chacun des 54 pays africains, nous ferons don de 20 000 kits de test, 100 000 masques et 1 000 combinaisons de protection et écrans faciaux à usage médical. Merci @PMEthiopia @AbiyAhmedAli pour votre soutien. pic.twitter.com/6oKptVCjNx

 

Le président KAGAME du Rwanda a également fait part de ses remerciements: Merci @JackMa et @foundation_ma pour votre généreux don de kits de test livrés à Kigali aujourd’hui. C’est un énorme coup de pouce et une contribution bien nécessaire dans notre travail pour arrêter la propagation du #Coronavirus. Je sais que le peuple rwandais se joint à moi pour exprimer sa gratitude

Jak MA n’oublie pas son continent d’origine et a fait un geste énorme pour l’ensemble de l’Asie également aujourd’hui même

Allez l’Asie! Nous donnerons des fournitures d’urgence (masques 1,8 M, kits de test 210 K, combinaisons de protection 36 K, plus des ventilateurs et des thermomètres) à l’Afghanistan, au Bangladesh, au Cambodge, au Laos, aux Maldives, à la Mongolie, au Myanmar, au Népal, au Pakistan et au Sri Lanka. Livrer rapidement n’est pas facile, mais nous y arriverons!
– Jack Ma (@JackMa) 21 mars 2020

 

Décidément il y a les petits commerçants de la misère qui vendent des masques à 50€ et des entrepreneurs visionnaires qui portent à bout de bras parfois la destinées de millions de personnes. Nous attendons la réaction de nos milliardaires aussi, en attendant, Jack Ma Bravo!!

Elimu