10 faits au sujet de la traite nègrière arabe que l'on ne vous a pas enseigné à l'école - Elimu

10 faits au sujet de la traite nègrière arabe que l’on ne vous a pas enseigné à l’école

Le nombre de personnes réduite en esclavage



Le nombre de personnes réduites en esclavage par le monde musulman fit objet de vifs débats, surtout lorsque l’on considère les millions d’Africains forcés de quitter leur pays d’origine.

Certains historiens estiment qu’entre 650 et 1900 après J-C, entre 10 et 20 millions de personnes furent asservis par les marchands d’esclaves arabes. D’autres pensent que c’est plus de 20 millions d’africains asservis qui furent livrés par la route transsaharienne au monde islamique.

Le Dr. John Alembellah Azumah dans son livre de 2001, The Legacy of Arab-Islam in Africa estime que plus de 80 millions de Noirs sont morts en route.


Les négriers arabes pratiquaient une guerre génétique



La traite arabe faisait commerce d’esclaves mâles castrés. Les jeunes noirs entre 8 et 12 avaient leur scrotum et leur pénis complètement amputée pour les empêcher de se reproduire. Environ 6 garçons sur 10 saignés à mort au cours de la procédure, selon certaines sources, mais le prix élevé des eunuques sur le marché rendait la pratique rentable.

Certains hommes furent castrés pour être eunuques dans le service domestique. La pratique de la stérilisation des esclaves de sexe masculin ne se limitait pas aux seuls Noirs, en effet : « Le Khalife à Bagdad au début du 10e siècle avait 7000 eunuques noirs et 4000 eunuques blancs dans son palais« , écrit l’auteur Ronald Segal dans son livre, Islam’s Black Slaves: The Other Black Diaspora.


La traite nègrière arabe inspira le racisme arabe envers les Noirs



Il est important de noter que « arabe » n’est pas une classification raciale; un arabe est presque comme un Américain en ce que les personnes classés comme arabe aujourd’hui peuvent être blancs, asiatiques ou même des africains arabisés. Au début, il y avait un certain niveau de respect mutuel entre les Noirs et les arabes plus clair de peau. Cependant, du fait de l’expansion de l’Islam la demande en esclaves noirs augmenta, créant ainsi le racisme envers les africains.

Comme l’association fortuite entre la peau noire et l’esclave commençait à prendre de l’ampleur, les attitudes racistes envers les Noirs se manifestèrent dans la langue et la littérature arabe. Le mot pour esclave « Abid » est devenu une expression familière pour désigner les Noirs. D’autres mots tels que Haratine expriment l’infériorité sociale des africains.


Les esclavagistes arabes ciblaient particulièrement les femmes pour les violer



La traite arabe orientale visait principalement les femmes africaines, maintenant un ratio de deux femmes pour chaque homme. Ces femmes et ces jeunes filles furent utilisés par les arabes et autres asiatiques comme concubines et servante.

Un esclavagiste musulman fut autorisé par la loi à la jouissance sexuelle sur ses femmes esclaves. Remplissant les harems des riches arabes, les femmes africaines mettaient au monde une foule d’enfants.


Cet abus des femmes africaines se poursuivra pendant près de 1200 ans.


la traite nègrière arabe annonça la traite négrière européenne



La traite arabe au 19ème siècle était économiquement liée au commerce européen des Africains. De nouvelles possibilités d’exploitation furent fournis par le commerce transatlantique des esclaves et ce qui poussa les négriers arabes au surmenage.


Les Portugais (sur la côte swahili) en profitèrent directement et furent responsables d’un boom économique dans le commerce arabe. Pendant ce temps, sur la côte ouest-africaine, les Portugais rencontrèrent des marchands musulmans retranchés le long de la côte africaine jusqu’au golfe du Bénin. Ces esclavagistes européens découvrirent qu’ils pouvaient se faire énormément d’argent en transportant des esclaves africains d’un poste de traite à un autre, le long de la côte atlantique.


La traite nègrière arabe déclencha l’une des plus grandes rébellions d’esclaves de l’histoire



La rébellion des Zanj eut lieu près de la ville de Bassorah, situé dans le sud de l’Irak actuel, sur une période de quinze ans (869-883 apr. J.-C.). L’insurrection est censé avoir impliqué des esclaves africains (Zanj) qui furent initialement capturés dans la région des Grands Lacs et les régions  plus au sud d’Afrique orientale.


Les propriétaires fonciers Basran avaient fait déporter plusieurs milliers de Zanj d’Afrique de l’Est dans le sud de l’Irak pour drainer les marais salants à l’est. Les propriétaires fonciers ont forcèrent les Zanj, qui généralement ne parlait pas l’arabe, à effectuer des taches pénibles en leur fournissant seulement la subsistance minimale. Ce dur traitement déclencha un soulèvement qui impliqua plus de 500 000 esclaves et hommes  libres qui furent déportés à travers le monde musulman.


les esclavagistes arabes évitèrent d’enseigner l’Islam aux Noirs pour justifier leur asservissement



Selon certains historiens, l’islam interdit la mise en esclavage de musulmans libre, de sorte qu’il n’était dans l’intérêt des négriers arabes de convertir les africains à la religion musulmane. Puisque la conversion des esclaves africains à l’Islam leur accorderait plus de droits et réduisait le réservoir potentiel de personnes à asservir, les propagateurs de l’islam adoptèrent souvent une attitude prudente à l’égard du prosélytisme à l’égard des africains.


Pourtant, si un Africain se convertissait à l’islam, cela ne lui garantissait pas la liberté, ni ne conférait la liberté à ses enfants. Seuls les enfants des esclaves ou des prisonniers de guerre non-musulmans pouvaient devenir des esclaves, jamais un musulman de naissance.


La Période




La traite arabe fut la plus longue et pourtant la moins discuté des deux grandes traites négrières. Elle commença au 7° siècle lorsque les Arabes et autres asiatiques affluèrent dans le nord et l’est de l’Afrique sous la bannière de l’Islam. La traite nègrière arabe en Afrique australe est antérieure à la traite négrière européenne de 700 ans. Certains chercheurs disent que la traite arabe continua sous une forme ou une autre jusqu’aux années 1960, cependant, l’esclavage en Mauritanie ne fut criminalisé que récemment qu’en Août 2007.


La traite nègrière arabe plus d’ascension sociale que la traite nègrière européenne



La mobilité sociale dans les rangs des esclaves n’était pas rare. Ibn Ziyad Tariq (qui a conquis l’Espagne et d’près qui Gibraltar fut nommé) était l’esclave de l’émir d’Ifriqiya, Musa bin Nusayr, qui lui donna sa liberté et le nomma un général de son armée.

Fils d’une mère éthiopienne réduite en esclavage, Antarah ibn Shaddād, aussi connu sous le nom d’Antar, était un afro-arabe qui naquit esclavage. Il finit par devenir un poète et un guerrier célèbre. Extrêmement courageux au combat, les historiens l’ont surnommé le «père de la chevalerie … [et] de la chevalerie» et «le roi des héros».


Ce type d’ascension sociale n’eut pas lieu dans le système de esclavagiste européen.


La traite arabe ne se limitait pas à l’Afrique ou à la de couleur de peau



Une des plus grandes différences entre le commerce arabes d’esclaves et l’européen était que les arabes trafiquèrent des esclaves de tous les groupes raciaux. Pendant les 8°et 9° siècles du califat fatimide, la plupart des esclaves étaient des européens (appelés saqāliba), capturés le long des côtes européennes et durant les périodes de guerres.


Mis à part les africains, des peuples d’une grande variété d’origines furent contraints à l’esclavage par les arabes, y compris les peuples méditerranéens; les Perses; les peuples des régions montagneuses du Caucase (tels que la Géorgie, l’Arménie et la Circassie), certaines parties d’Asie centrale, en Scandinavie; les anglais, les néerlandais les irlandais; et les berbères d’Afrique du Nord.


Source : 10 Facts About The Arab Enslavement Of Black People Not Taught In School

Traduction : #TeamOjal






1 réflexion au sujet de « 10 faits au sujet de la traite nègrière arabe que l’on ne vous a pas enseigné à l’école »

  1. Pour finir, il est impossible d’ignorer la dimension religieuse et raciste de la traite. Punir les mauvais musulmans ou les paiens tenait lieu de justification ideologique a l’esclavagisme : les dirigeants musulmans d’Afrique du Nord, du Sahara et du Sahel lancaient des razzias pour persecuter les infideles : au Moyen Age, l’ islamisation etait en effet superficielle dans les regions rurales de l’Afrique. Les lettres musulmans invoquaient la suprematie raciale des Blancs, qui se fondait sur le recit de la malediction proferee par Noe dans l’ Ancien Testament ( Genese 9:20-27 ). Selon eux, elle s’appliquait aux Noirs, descendants de Cham, le pere de Canaan, qui avait vu Noe nu (une autre interpretation les rattache a Koush, voir l’article). Les Noirs etaient donc consideres comme « inferieurs » et « predestines » a etre esclaves. Plusieurs auteurs arabes les comparaient a des animaux

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